Sydney et la fête nationale!

Par nos reporters Romain et Cécile.

Le 26 janvier 2020

L’ Australie est un pays gigantesque. C’est tellement grand qu’on l’appelle aussi « l’île continent ». Elle représente une superficie égale à 14 fois la France soit 7,7 millions de km2 pour une population de 25,2 millions d’habitants, fin 2018.

Ce pays a énormément souffert des incendies cet été. Mais quel bonheur de découvrir Sydney sous un soleil éclatant avec la bonne humeur des Australiens dans cette ambiance festive.

Sydney, Adélaïde, Perth, Melbourne et Brisbane sont des grandes villes connues le long des côtes. Mais attention, c’est bien Canberra, une ville nouvelle continentale construite au début du XX ème siècle, qui a été choisie pour être la capitale. Elle est située entre Melbourne et Sydney.

Les Australiens parlent anglais – mais aussi des centaines de dialectes locaux dans les communautés aborigènes – et utilisent le dollar australien.

Le drapeau de l’Australie représente l’Union Jack, (le drapeau du Royaume-Uni), ainsi que l’Etoile de la fédération (qui représente les 7 Etats australiens) puis la Croix du Sud (qui est une constellation).

L’ Australie est une monarchie constitutionnelle parlementaire fédérale.

La reine Elisabeth II est reine de l’Australie. Le gouverneur général se nomme David Hurley et le premier ministre est Scott Morrison.

Les premiers peuples depuis 50 000 ans environ sont les aborigènes. Le capitaine Cook arrive le 26 janvier 1788 pour coloniser ces nouvelles terres. C’est cette date qui a été choisie pour célébrer la fête nationale (même si nous avons perçu quelquefois que le choix de cette date portait à controverse).

Nous arrivons juste à temps, un peu avant midi, pour entendre le salut national effectué avec ses 21 coups de canons.

Juste après, nous entendons s’élever l’hymne national. Les bateaux de plaisance sont de sortie, côtoyant ceux de l’armée.

Des avions de chasse survolent nos têtes et le Sydney Harbour Bridge.

Les hélicoptères arborent des drapeaux du pays au-dessus des navires de guerre.

Et bientôt des parachutistes sautent d’un avion en diffusant des fumées orangées et en tenant également des drapeaux.

Un hommage est rendu aux pompiers courageux qui luttent en ce moment pour éteindre les feux.

La police veille à la sécurité.

Nous pique-niquons dans un endroit au calme quand soudain, nous nous retrouvons propulsés dans le passé avec le défilé de vieux gréements.

Noémie rêve de danser à l’opéra…

… et Romain veut jouer aux petits bateaux!

Des groupes de musique se succèdent pour assurer l’ambiance de la fête.

D’anciens bus à double étages sont sortis pour l’occasion d’un musée. Nous savourons le trajet dans ce magnifique véhicule, gratuit ce jour!

Nous avons adoré cette journée à Sydney. La fête a continué le soir en musique et s’est finalisée par un feu d’artifice. Tant d’insouciance …

A la recherche de l’or…

Les ruées vers l’or (en anglais gold rush) ont commencé en Australie vers 1850. C’est un chapitre essentiel de l’histoire du pays.

Aujourd’hui, le site de « Sovereign Hill » et le musée de l’or à Ballarat dans l’Etat de Victoria, racontent l’histoire de cette fièvre grandissante.

A Sovereign Hill, nous voilà propulsés au XIXème siècle dans un ancien village de mineurs, d’une superficie de 25 hectares.

A peine arrivés, nous testons l’orpaillage. On ne sait jamais… l’or que nous trouvons ici est à nous!

Nous voici équipés de notre matériel : pelle, pan (sorte de grosse poêle sans queue) et tube (qui contient de l’eau) pour mettre nos paillettes d’or. Au boulot!

Comme l’or a une forte densité, les paillettes d’or se retrouvent au fond de notre pan sous le sable. Avec un bon coup de main, on enlève les plus gros cailloux, le sable, et de temps à autre, quelques pépites d’or, plus lourdes que tous les sédiments, brillent au fond sous nos yeux émerveillés… Nous récupérons ensuite nos paillettes pour les mettre dans une petite fiole.

Bon… ce n’est pas avec ça que nous assurerons nos vieux jours…

La prochaine fois, on attaquera à la pioche ! La plus grosse pépite d’or jamais trouvée a été découverte dans ce site à moins de 3 cm du sol !

Son nom, la Welcome Stranger est la plus grosse pépite d’or découverte à ce jour.

Ca fait rêver non?

Au temps de l’exploitation aurifère, les villages se sont peu à peu organisés et développés autour des mines. On peut visiter une ancienne mine reconstituée, le sous-sol et monter voir la vue.

Nous entrons également dans des bâtisses typiques de l’époque où des acteurs en costume nous expliquent les savoir-faire d’antan. Nous avons ainsi visité l’ancienne école, les quelques fermes alentours avec le mobilier d’autrefois, la forge, les pompes funèbres, la caserne de pompiers, l’ancien théâtre, la ciergerie…

Fabrication de bougies (ciergerie)

Nous assistons à la mise en route très bruyante d’un tapis d’orpaillage mécanisé monumental. Le début des gros rendements d’extraction avait sonné !

Aujourd’hui, l’exploitation a toujours lieu sur ce filon à quelques hectomètres du musée en plein air… Mais il n’y a plus de chercheurs en concession individuelle à Ballarat. De nombreux Australiens tentent néanmoins leur chance dans d’autres Etats australiens.

Fusion

Nous assistons à la formation d’un petit lingot d’or.

La fusion de l’or se fait à partir de 1064 °C. Ce métal est tellement dense que ce petit lingot pèse près de 3 kg.

Sa valeur de 220 000 AUS $ nous fait rêver !

220 000 dollars australiens =118 000 euros

Le lendemain, notre fièvre pour trouver de l’or est intacte. C’est « or »….rrible!

Nous trouvons finalement de grosses pépites d’or…

… au musée !

Romain vous présente la « Welcome Stranger » dont nous parlions plus haut. C’est la plus grosse pépite du monde avec un poids de 72 kilogrammes. Ses dimensions ? 61 centimètres de long et 31 centimètres de large !

Noémie rêve… Si on pouvait en trouver juste une comme ça !…

Voici le palmarès du secteur de Ballarat à Bendigo…

Nous apprenons que la vie des chercheurs d’or était très difficile. Peu se sont enrichis, beaucoup ont vécu dans des conditions misérables.

Si vous voulez tenter votre chance, il y a quelques rivières aurifères en France, mais sachez aussi que le détecteur de métaux peut donner de bons résultats après quelques études géologiques !

Pour compléter nos connaissances, nous avons regardé un épisode de « C’est pas sorcier » sur l’or! Disponible gratuitement sur le web.

Pour terminer d’assouvir notre fièvre de l’or, et dans un autre genre… Nous avons regardé « la Ruée vers l’or » de Charlie Chaplin. Les enfants ont beaucoup aimé ! Et se sont rendu compte que la recherche de l’or était loin d’être un loisir !

Nouvelles des obsrêveurs

Bonjour à tous! Tout d’abord, merci de continuer à nous suivre, même si nous avons tardé à écrire la suite de nos aventures… Sachez que vos commentaires nous touchent toujours autant dans notre quotidien de voyageurs au long cours.

Hier, nous devions nous envoler pour découvrir l’Amérique du Sud…

Au tout dernier moment, après mille réflexions, des conseils de l’ambassade de France au Chili et les annulations de nos hébergements (par réaction de peur de nos hôtes Chiliens), nous avons décidé de rester en Nouvelle Zélande pour l’instant jusqu’à la fin de notre droit de séjour.

Même ici, les Français font un peu peur au regard de l’actualité, ce que nous comprenons. A nous d’inventer la suite du périple…

Toutes nos pensées s’envolent vers vous dans ces temps difficiles et nous vous souhaitons beaucoup de courage.

A très bientôt pour de nouveaux articles !

Road trip naturaliste le long de la Great Ocean Road

Après avoir passé près de deux semaines à Adélaïde et sur la péninsule de Fleurieu début janvier, nous descendons via Mont Gambier pour parcourir « la Great Ocean Road », itinéraire touristique incontournable de l’Etat de Victoria.

Nous l’attaquons par le Cap Bridgewater, à l’ouest de Portland.

10 km de sentier côtier autour du Cap Bridgewater

Le temps est brumeux du fait des nuages de poussières consécutives aux incendies monstres de l’été en cours.

Le Cap Bridgewater est célèbre pour son importante colonie continentale d’otaries.

Plus exactement, il y a deux colonies d’otaries, car les Otaries à fourrure d’Australie et de Nouvelle-Zélande se côtoient à quelques mètres. Les colonies sont bien distinctes !

Piscine des Otaries

Romain repère un groupe de Kangourous gris, mais ils sont très loins.

Puis nous repérons un groupe de plusieurs dauphins qui jouent dans les vagues !

Des Fous australs passent au loin.

Mais hélas les animaux les plus communs sont les mouches !

Le vaste paysage fait oublier ces fauteuses de troubles. A la fin du sentier côtier, nous arrivons aux curieuses formations sableuses façonnées par l’érosion, appelées également « forêt pétrifiée ».

Dernier coup d’oeil vers l’océan indien…

Nous faisons du « stop » pour les 4 km de route surchauffée jusqu’au camping car.

Réserve de Koroit – Tower Hill

Nous poursuivons vers l’est et restons deux nuits aux abords de l’ancien cratère volcanique de Koroit. La première description de cet ancien volcan remonte à 1802 par des explorateurs français menés par le capitaine Nicolas Baudin à bord  du navire Le Géographe. Dans les années 1840, les Irlandais colonisent cette cité. Leur présence est encore très marquée.

A l’intérieur de ce cratère vieux de 30 000 ans, une réserve naturelle a été créée en 1892. Ce fut le premier parc national de l’état du Victoria. Cependant, les programmes de revégétalisation ne commencèrent qu’en 1961. Auparavant, le site était occupé par les aborigènes  Koroit gundidj , puis par les colons irlandais qui l’exploitèrent pour l’agriculture, notamment pour la culture de pommes de terres.

Vue du cratère. Un aspect d’arche de Noë au milieu des cultures.

Nous entamons notre visite par une courte ascension. Dans les fourrés, un Wallaby bicolore nous salue et Noémie lui tire le portrait.

Quelques kangourous gris également se reposent dans les sous-bois.

Au parking, des émeus peu sauvages nous accueillent.

Celui-ci est très intrusif et nous préférons piquer-niquer dans le camping car!

Après un circuit autour d’un ancien lac volcanique, nos pas nous mènent autour d’un petit marais entouré de grands eucalyptus. Nous repérons vite nos premiers Koalas, dont un bien actif qui se laisse observer plusieurs minutes.

Au moins cinq autres sont à la sieste. Les koalas passent 20h par jour à dormir.

Celui-ci était bien costaud.

Près de 40 espèces d’oiseaux dans nos jumelles dont cette Colombine élégante.

Le Martin-pêcheur sacré, l’Echasse à tête blanche ou le très commun mais néanmoins féerique Mérion superbe.

En sortant du cratère, un Kangourou gris semble bien curieux et décidé à rester sur la route.

Aurions-nous oublié un droit d’entrée?

Le crépuscule des puffins à Lord Ard Gorge

La Great Ocean road commence enfin !

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Les Grottes de Nararcoorte, une leçon de paléontologie marsupiale

Par vos reporters Romain et Olivier

Journée au site archéologique et spéléologique de Naracoorte. Une première pour les enfants et toujours un émerveillement pour les adultes.

Alexandra Cave

Nous avons visité d’abord la grotte Alexandra pour ses belles stalactites et draperies calcaires. Difficile de comprendre le fort accent de notre guide, mais cela ne nous a pas empêché de nous émerveiller…

Plus loin, un beau lac miroir reflète les stalactites.

Ces draperies sont formées quand le débit de l’infiltration est régulier.

Wonambi Visitor Center

Nous visitons le musée qui montre les anciens squelettes de marsupiaux.

Le marsupial tigre

Il y avait aussi un Koala géant et l’ancêtre du Kangourou arboricole.

Kangourou géant à face plate

On imagine la violence de la bagarre entre ce boa immense et le redoutable tigre marsupial, terreur de la forêt primitive.

En revanche, celui-ci est tout à fait inoffensif. Cette scène n’est que pure fiction. C’est un ruminant préhistorique.

Nous apprenons aussi comment ces squelettes d’animaux ont été retrouvés dans la grotte que nous allons visiter.

Les marsupiaux préhistoriques sont tombés par milliers dans ces trous crées par la dissolution des roches calcaires.

(ce trou-là est une reconstitution)

Nous visitons une de ces grottes après déjeuner.

Victoria Cave

Cette grotte découverte en 1969 abrite de nombreux vestiges paléontologiques. Des fossiles s’y sont accumulés durant 200 000 ans. Cela représente des dizaines milliers d’os. Dans un anglais cette fois parfait, notre nouveau guide nous présente les découvertes et le champ de fouilles.

Ces milliers d’ossements de mammifères en font un site de première importance dans le monde.

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Deux oiseaux protégés d’Australie méridionale

Péninsule de Fleurieu, au sud d’Adélaïde

Par nos reporters Romain et Olivier

Nous vous présentons dans cet article deux espèces menacées et les actions entreprises par les Australiens pour les sauver : Ce sont deux oiseaux des plages !

Le Pluvier à camail (Hooded Plover)Thinornis cucullatus

Ce petit oiseau de la famille des gravelots vit sur les plages d’Australie méridionale et est très menacé. Il fait son nid sur les plages de sable. De nombreux promeneurs et chiens les fréquentent aussi en été.

Des associations se battent pour le protéger comme Friends of the hooded Plover ou Birdlife Australia.

https://www.facebook.com/hooded.plover.birdlife/ ethttps://www.facebook.com/hoodedplovermornpen/

Ils installent de nombreux panneaux d’information et des barrières autour des nids!

« Chicks on the beach » signifie « poussins sur la plage ».

La première observation à Port Willalunga était très émouvante!

Nous nous approchons petit à petit.

Voilà un couple!

Ils sont si mignons avec leur capuche noire !

Nous en avons observé 5 sur 3 plages différentes.

A Waitpinga beach
A Victor Harbor

Ce dernier regardait le coucher de Soleil.

A chaque fois, ils partagent vraiment leur maison avec des vacanciers !

Malheureusement souvent les promeneurs ne lisent pas les panneaux et laissent leurs chiens sans laisse sur des secteurs pourtant restreints où elle est requise!

Chien libre menaçant de détruire le nid.

Chacun veut profiter d’un cadre magique !

Le Manchot pygmée (Little Penguin) Eudyptula minor

Il y a 18 espèces de Manchots dans le monde. Appelés à tort Pingouins, du fait de leur nom anglais penguins, les manchots se reproduisent exclusivement dans l’hémisphère Sud – sauf quelques individus au nord des îles Galapagos.

Wikipedia Commons

Le Manchot pygmée est la plus petite espèce de manchot. Il pèse à peine plus de 1kg. On l’appelle aussi le petit manchot bleu du fait de sa couleur.

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Notre parcours en Australie

28 décembre 2019 – 8 février 2020

Notre trajet en rouge

En maison à Adélaïde durant 7 jours, puis en petit camping car jusqu’à Brisbane.

Notre parcours a été guidé par plusieurs facteurs :

  • la période : l’été austral est excessivement chaud dans le « centre rouge », et peu supportable aussi sur la « sunshine coast » entre Brisbane et Cairns;
  • se restreindre à la Tasmanie était une option, mais la richesse animalière est moindre dans sa globalité (et il n’y a pas de koalas en Tasmanie !!)
  • quand au choix des villes de départ et d’arrivée… Pour couvrir le maximum de milieux naturels en dehors du désert brûlant… Avec le recul, on aurait sûrement fait moins long. Les distances sont tellement énormes !
  • les incendies terribles ont touché en particulier Kangaroo Island et les parcs nationaux entre Melbourne et Sydney, nous avons donc dû adapter notre trajet en fonction des événements.
(c) Cartograf.fr

Plus en détail :

A très bientôt pour de premiers articles !

Kuala Lumpur : Noël dans la jungle urbaine

Après une immersion en forêt équatoriale, nous nous installons dans la capitale malaysienne. C’est une ville en pleine expansion. Les grattes-ciel poussent comme des champignons, toujours plus haut.

Exchange 106. 452m. AU fond Merdeka 118, qui atteindra 644m

Les célèbres tours Pétronas, jadis les plus hautes du monde, ont été égalées par la tour Exchange 106, en service en 2021, et seront détrônées l’an prochain encore par des édifices encore plus élevés.

Les tours Pétronas

Nous plongeons dans ce monde vertical comme nous n’en avons jamais vu depuis la fenêtre du 28ème étage de la tour d’habitation où nous avons trouvé un appartement durant 6 jours pour fêter Noël. La vue est à couper le souffle, la skyline de la ville se découpant derrière le golf royal.

Du 28ème étage
Du toit au 40ème étage (« Rooftop »)

Le soir, les tours s’illuminent et offrent un spectacle inoubliable.

… enfin quand le panorama n’est pas caché par les pluies orageuses qui éclatent presque tous les jours…

Nous fêtons Noël dans ce cadre bien peu sauvage. Mais après 3 mois entre Inde, Népal et Thaïlande, un peu de modernité n’est pas désagréable !

Même après la Thaïlande, la Malaise nous parait encore plus moderne et occidentalisée.

Nous nous échappons encore une fois dans la jungle… bien réelle de l’Eco Park de Kuala Lumpur. Un aperçu de ce qu’étaient les collines de Kuala avant l’urbanisation. Ici, insectes, serpents et oiseaux, sur quelques petits hectares, remplacent les tours et les parkings…

Un chemin survole les arbres dans la canopée et permet d’observer quelques silhouettes de verre et d’acier entre les arbres géants.

Un aigle pêcheur salue les élégantes tours Pétronas, qui dominent la ville de plus de 450 m depuis l’année 1998.

Pygargue blagre
Kuala Tower, 421m

Il n’ y a pas que les tours qui sont immenses ici!

En pleine ville, quelques espèces sauvages remarquables subsistent malgré l’urbanisation.

Un pigeon Colombar à double collier
Notre premier Guêpier à gorge bleue

Mais le Calao Rhinocéros, symbole du pays, n’est plus présent, dans l’agglomération, que dans la volière du Kuala Lumpur Bird Park…

Celui-là est moins rare…

Au pied des tours, nous découvrons d’autres saveurs. D’abord dans un petit marché, puis dans le très chic centre commercial sous les tours Pétronas. Mais la nourriture reste très populaire et bon marché, 2 à 4 € par plat.

Nous y goûtons la cuisine de rue et le durian, un fruit très gros dont on mange des sortes de compartiments très sucrés.

Le plastique n’est pas encore bani des marchés…;-( Ce n’est pas de la mangue mais du durian dans la barquette.
Ici, on choisit la composition de son bol de bouillon.

Ce (trop) bref séjour en Malaisie nous aura montré une terre de contrastes. Ce pays équatorial a un patrimoine naturel exceptionnellement riche. La croissance de la population et le développement ultra rapide du pays sur un modèle de société basée sur la consommation de masse nous a laissé inquiet pour l’avenir de ce patrimoine. Restons positif, ces sociétés seront surement aussi beaucoup plus rapides à entamer le changement vers une économie plus verte…

Rendez-vous en Australie très bientôt ! Mais nous démarrons déjà cette semaine notre road trip en Nouvelle-Zélande… et l’écriture d’articles sera délicate !


Fraser’s hill, Malaysia : la mecque de l’ornithologie

Trois jours d’ornithologie et de détente en forêt équatoriale d’altitude

Selamat Datang ! Bienvenue en Malaisie !

A peine arrivés à l’aéroport KLIA (Kuala Lumpur Intern. Airport), nous dormons dans une petite guesthouse et par chance, on nous propose à un tarif correct de nous emmener jusqu’au sommet de Fraser Hill, notre objectif pour cette « escale » de Noël en Malaisie.

Notre chauffeur de taxi, Azlan, déborde d’attentions et nous laisse aller au restaurant, faire nos courses pour les 3 jours prévus dans la foret équatoriale, dans la coquette mais très isolée station de plein air de Fraser’s Hill.

La route est sinueuse comme rarement nous en avons connu. Les coeurs sont mis à rude épreuve. La fin du parcours est une route étroite, surnommée snake road…, en pleine forêt équatoriale.

Bukit Fraser, la colline de Bukit, est un lieu de villégiature prisé surprenant. Très isolé, bien qu’à seulement 100 km de la capitale, le site est un ensemble d’hôtels, de résidences de villégiatures et de cottages très « british », perdus au sommet d’une colline, en pleine dorsale montagneuse équatoriale de la Malaisie. Très humide en saison des pluies, le site était néanmoins très fréquenté par des familles essentiellement, en quête d’air pur, loin des villes.


Le centre du village arbore une belle horloge.

La mosquée rappelle que nous sommes en pays à majorité musulmane. Entendre l’appel à la prière en pleine jungle est aussi déroutant !

Cette localité a la faveur des ornithlogues du monde entier pour son accessibibilté et son charme britannique…

Les premières pluies tropicales arrivent le soir-même, amenant humidité et brouillard.

Notre logis… très humide

Au petit matin, nous nous essayons au trail en pleine jungle le plus proche de notre appartement.

Chaussettes hautes, pantalon et manches longues sont de sortie. Le chemin est glissant, mais le style est là !

Le couvert végétal est très dense et nous ne voyons presque pas d’oiseaux. Des cris de singes gibbons résonnent au loin.

Nous observerons en revanche plusieurs Semnopithèques obscurs. Ce primate ne se rencontre que dans les forêts des péninsules malaises et indochinoises.

Les animaux que nous n’aurions pas aimé voir, ce sont les sangsues qui m’ont rappelé qu’il fallait mettre des chaussettes en laine épaisse et pas une paire synthétique achetée au Décathlon de New Delhi… Car elles sucent au travers !

Ames sensibles, nous avons caché le sang car la sangsue retirée un peu vite provoque une hémorragie…

Le lendemain, nous prenons rendez-vous avec un ornithologue local pour nous accompagner. Son expérience est précieuse pour repérer les oiseaux par leurs cris.

Mésange sultane (Sultane Tit)
Verdin de Hardwicke
Souimanga sombre (Black-throated Sunbird)
Grand Arachnothère (Spider hunt)- friand d’araignées mais aussi de nectar.
Dice à gorge feu (Fire-breasted Flowerpecker)
Garrulaxe mitré  (Chestnut capped Laughingtrush)
Rufous-bellied Swallow Cecropis badia

Mais celui que nous cherchons plus particulièrement est le Trogon à tête rouge. Cette famille d’oiseaux nous fascine depuis notre quête du Quetzal en 2017 au Costa Rica et nous avions été déçus de ne pas avoir observé son unique représentant sud africain, le Trognon narina…

Grâce au guide qui repère son chant, les enfants observent et même photographient leur Graal! La patience est récompensée.

Aux aguets devant le Trogon
Trogon à tête rouge (Red-headed Trogon)

L’excitation est à son comble!

Nous rencontrons ensuite un groupe de photographes de Singapour qui passent une journée d’observation avec un autre guide. Leur méthode est très efficace et quelque peu…discutable. Ils passent en boucle un enregistrement des chants des petits oiseaux forestiers toujours cachés et disposent des vers pour les apater… La définition même de la chasse photographique!

Nous en « profitons » le temps d’une pause dans notre circuit, car c’est une activité très statique. Mais terriblement efficace! Résumé en images…

White-tailed Robin

Sur la même souche… Deux gobemouches très « cute« 

Rufous-browed Flycatcher

Voici le petit peuple des sous bois humides et des mousses ombragées…

Pygmy Cupwing – Pnoepyga pusilla
Streaked Wren-Babbler – Turdinus brevicaudatus
Buff-breasted Babbler

Et l’ambiance des photographes… au bord de la route ! Pas ce que l’on préfère mais quels fascinants petits passereaux qu’on ne verrait jamais sans cela…

Après 4h de traque active ou statique, les enfants s’essaient à une partie de tir à l’arc à 10 mètres. Pas commun en pleine jungle. C’est le contraste de Fraser Hill !

Sur le chemin du retour, nous observons le Grand gobemouche bleu. Une perle de la nature à nouveau !

Grand gobemouche (Large Niltava)

Les enfants concluent cette journée « parfaite » sous le soleil pour ne rien gâcher…

Un message à méditer par tous nos dirigeants…

Et en prenant conscience de la richesse de ces forêts comme ce jour-là, le drame de la déforestation dont nous sommes témoins prend toute sa gravité.

Nous voyons beaucoup d’exemples en Malaisie, l’un des pays les plus tristement déforestés. L’urbanisation est galopante et l’exploitation pour le bois et les coupes pour planter les palmiers sont autant de menaces sans retour pour la faune des sous-bois.

Coupe de bois tropicaux

Il reste encore quelques oasis. Protégeons les à tout prix en les visitant et en refusant le bois tropical ou l’huile de palme !

Fraser Hill.

Découverte du snorkeling

Par notre reporter Romain

Nous avons visité l’île Phi Phi!

Nous avons pris le bateau tôt le matin. Lorsque nous arrivons, il y a déjà beaucoup de monde. C’est un endroit très touristique.

Venez c’est par là !

Papa et maman nous ont offert des masques et tubas pour aller voir les poissons!

Il faut monter beaucoup de marches pour arriver tout en haut de l’île. La vue est extraordinaire.

Nous marchons longtemps sous le soleil, bien décidés à découvrir l’île à pied, loin de la foule. Nous nous égarons car le chemin indiqué sur la carte n’existait plus!

Une camionnette d’un hôtel restaurant nous prend en autostop au milieu de sa livraison! Thank you!

Nous rejoignons la plage de Long beach. Nous essayons nos masques et tubas ! Il y a de petits récifs avec des poissons multicolores. Plus loin près des rochers il y a beaucoup plus de poissons. C’est magnifique !

Voici ce que nous avons filmé avec la caméra Gopro qui va sous l’eau ! Bon voyage sous-marin !

Nous rentrons au port dans une barque à fond plat.

La semaine d’après, nous prenons un bateau avec nos affaires pour aller sur l’île de Ko Kradan. Il y a du vent à l’embarcadère.

Doudou Mouton n’a pas de liseuse

La bateau nous dépose sur l’île de Ko Kradan.

Bienvenue au paradis!

Nous logeons dans une cabane au milieu de l’île et de la forêt tropicale. Son nom est « Paradise Lost Resort » !

C’est un endroit pour aventuriers! Voici le varan qui nous accueille.

Il y a beaucoup de moustiques… et des petites souris la nuit!

Le soir, on a vu un magnifique coucher de Soleil sur une petit plage au nord de l’île.

Pour aller à la plage, il faut marcher dans la jungle 10 minutes. Attention aux araignées !

Sur la plage, je lis au calme…

Dur de se concentrer avec le bruit assourdissant des cigales!

…ou nous continuons d’observer les poissons. J’adore le jaune en pyjama !

J’ai adoré obsrêver sous l’eau! A bientôt!