Le Mont Cook, joyau de l’île du Sud

21 – 24 février 2020.

Le Lac Pukaki

Nous laissons les rivages de l’Otago sous la grisaille. Après une journée de pluie, nous rejoignons le célèbre camping « free camp » du lac Pukaki. Le temps s’annonce meilleur pour le lendemain.

Au bord du Camping

Un « free camp » est un terrain où la municipalité (ou le département de la Conservation) autorise les véhicules « autonomes » à passer la nuit. Un véhicule « autonome » – en anglais « self-contained« , est une voiture ou camping car disposant d’une réserve d’eau, de toilettes et de réservoirs pour ne pas jeter les déchets associés dans la nature.

Les néo-zélandais sont très attachés à ne laisser aucune trace sur leur passage. Le zéro déchet est de mise : il n’y a d’ailleurs pas de poubelles publiques, on remporte ses déchets. Un peu partout, des « dump » permettent de jeter les « eaux sales ».

Rares sont les emplacements horizontaux. Arrivés tôt, nous avons le luxe d’un emplacement panoramique. Ce n’est pas toujours le cas. Beaucoup dormirons un peu penchés cette-nuit là!

Au matin, les lumières sont tout simplement irréelles. Le Mont Cook, auparavant masqué, trône désormais, maître des lieux au fond du lac.

Le voici, point culminant du pays, avec ses 3724 m. Une altitude modeste, mais une ascension alpine difficile qui a vu Edmund Hilary faire ses premières courses, avant de s’attaquer avec succès à l’Everest en 1953.

Nous nous dirigeons à nouveau vers le pied des Alpes après une matinée d’école puis de jeux avec une autre famille de voyageurs français avec qui nous nous donnons rendez-vous pour marcher au pied du Mont Cook.

La route longe le stupéfiant Lac Pukaki aux eaux bleues pâles chargées de débris morainiques.

Le Mont Cook (Aoraki)

Nous arrivons au parc national Aoraki Mont Cook. Cette région naturelle exceptionnelle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour sa faune, son ciel nocturne et ses paysages.

L’extraordinaire beauté a son revers… Le départ des excursions en fond de vallée à Aoraki est bondé… Nous trouvons la dernière place de camping pour passer la nuit. Un camping? Pas vraiment…, un parking, comme trop souvent dans les secteurs touristiques…

Avec cette surfréquentation, nous choisissons la fin de journée pour effectuer la randonnée de 10 km qui mène au belvédère du mont Cook.

Plusieurs grandes passerelles nous rappellent le Népal !

Le Mont Cook et la rivière Hooker

Au belvédère, nous en profitons pour une photo avec nos amis du jour ! Les enfants sont ravis de trouver des copains pour papoter durant les 3h de marche.

Nous voici avec la famille de Marguerite et Guillaume et leur blog : https://20000lieuessurlaterre.blog

Le lac Hooker recueille les eaux de fonte du glacier Hooker, long de 11 km.

De tous les côtés, le ciel est bleu azur.

Le soir, les perroquets Kéas circulent autour du camping, en recherche de nourriture facile…

Le lendemain, nous découvrons un autre sentier, plus court, le Kea Track.

Une première fois, à l’aube, en solo, puis une deuxième fois, en matinée. A chaque heure sa lumière.

Le Mont Sefton à l’aube

Le sentier se termine après 30 minutes de marche par un panorama sur l’énorme moraine du glacier de Muller et le Mont Sefton. Pour l’anecdote, les premiers alpinistes à gravir ce sommet ont failli y laisser la vie, car la face que l’on voit ci-dessous est difficile et hérissée de glaciers… Ils découvriront plus tard la face nord, qui mène « tranquillement » à l’arrête sommitale…

Le Lac Muller et sa moraine avec le Mont Cook au fond

Les Kéas font des numéros de voltige. Le sentier porte bien son nom !

Le Mont Cook tire sa révérence.

Nous reprenons la route mais n’irons pas bien loin. Un coin pique-nique caché derrière un talus nous appelle. Nous avions besoin de solitude pour admirer l’immense plaine…

L’Echasse noire

Cette plaine infinie est la maison d’un des oiseaux les plus rares du monde : l’Echasse noire. Il n’en reste que 100 à l’état sauvage.

Nous la cherchons plus tard dans les marais au bord du lac Pukaki, à 10 km de là, après avoir vu au loin un individu probable en vol au-dessus de la pointe nord du lac.

Echasse noire (ou hybride) en vol au dessus du lac.

A proximité du camping du Glenntaner, là où le delta intérieur de la rivière rejoint le lac Pukaki, nous cherchons activement ces rares oiseaux noirs dans les marais.

Tous les moyens sont bons !

Bingo ! Au moins 3 échasses se nourrissent à 200 m de nous. Une grande émotion encore…

Nous partons nous reposer dans un autre camping plus calme, au bord du lac Poaka. Des aménagements y sont aussi prévus pour favoriser l’accueil de cette Echasse. Comme partout ici, les moyens mis en oeuvre sont importants pour tenter de sauver les espèces rares et endémiques. Et le gouvernement n’est pas le dernier à mettre la main à la pâte et au portefeuille, aidé par les associations locales.

Repos imposé toute la soirée et une grande partie de la journée suivante car Cécile ne se sent pas bien, se plaignant du ventre depuis deux jours. Nous faisons néanmoins dans l’après-midi une brève excursion en voiture à l’observatoire St John’s au-dessus du célèbre Lac Tekapo.

La lumière est incroyable. On comprend qu’avec un ciel si pur, les astronomes sont à la fête!

A gauche, le lac Alexandra, d’un bleu plus sombre, à droite, le lac Tekapo, laiteux comme le lac Pukaki.

La fin de journée sera hélas bien moins radieuse puisqu’à peine arrivé au camping à la ferme près de Fairlie, il nous faut en repartir direction… les Urgences de Timaru. Cécile se déshydrate … Plus rien ne passe. Probablement le virus de la gastro-entérite locale (appelé norovirus), mais il était bien violent car nos organismes européens ne le connaissent pas… Une perfusion, une nuit sur le parking de l’hôpital et trois jours de repos imposés. Merci Marguerite pour les anti-nauséeux ! ; )

Les Oiseaux endémiques de Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande s’est séparée du continent primitif du Gondwana de manière isolée depuis très longtemps (85 millions d’années). Sa faune a évolué de manière totalement indépendante de l’Australie et des autres îles du Pacifique.

Il en résulte un taux d’endémisme très important jusqu’à l’arrivée de premiers indigènes maoris vers le XI ème siècle, arrivés en bateau depuis les îles du Pacifique.

La Nouvelle-Zélande est parfois appelée « l’île aux oiseaux » car elle avait la particularité de n’avoir aucun mammifère terrestre prédateur sur son sol.

Aussi, de nombreuses espèces d’oiseaux ont évolué sans besoin de s’enfuir et sont inaptes au vol. Beaucoup font aussi leur nid au sol.

Les maoris ont introduit les rats et les chiens, qui ont causé les premiers dégats irréversibles sur des espèces. En quelques siècles à peine, l’espèce s’éteint. L’arrivée des Maoris a également causé la disparition des Moas, ces genre d « autruches » immenses, et de l’Aigle géant de Haast, leur unique prédateur naturel, et plus grand rapace ayant jamais existé.

Aigle de Haast chassant deux Moas
Aigle de Haast, Musée Te Papa Tongarewa, Wellington

Les colons britanniques ou australiens arrivés par la suite ont introduit des prédateurs pour lutter contre la prolifération des rats.

C’est là que commence la catastrophe écologique qui a conduit à la disparition de nombreuses espèces indigènes, tant chez les oiseaux que chez les reptiles et les insectes.

Les hermines, redoutables prédateurs, ainsi que les chats, furets et surtout opossums australiens hantent désormais les forêts. Ils font bombance d’oeuf de Kiwi, de nichées de passereaux etc.

Des îles refuge.

Les néo-zélandais d’aujourd’hui mènent une lutte sans merci contre ces nuisibles… « PEST » en anglais… Hélas, il y aurait 30 millions d’opossums voraces donc la guerre est souvent perdue d’avance. Alors, ils créent des refuges sur quelques îles où les prédateurs sont méticuleusement éradiqués. Sur celles-ci, les espèces les plus vulnérables coulent des jours heureux. Nous en avons visité deux, les îles de Tiritiri Matangi et de Rangitoto, au large d’Auckland.

Embarquement immédiat… pour un long voyage !


Sternes taras.

Toutes photos :  © Olivier Laporte sauf mention contraire pour les rares espèces non observées… Et cliquez pour zoomer !


Canards et grèbes

Le Tadorne de paradis

Paradise Shelduck (Putangitangi)

Très commun dans les pâturages et zones humides, jusqu’au parking du Mont Cook. On ne s’en lasse pas. La femelle est plus sobre.

L’ Hyménolaine ou Canard bleu

Blue Duck (Whio)

Seules trois espèces de canards sur la planète vivent exclusivement dans les rivières d’eau vive et plongent dans les rapides pour se nourrir : La Merganette des torrents, en Cordillère des Andes, l’Arlequin plongeur, en Islande et Canada (mais ce dernier fréquente aussi les littoraux en dehors de sa période reproduction), et l’Hyménolaine ou Canard bleu, en Nouvelle-Zélande.

Nous l’avons cherché plusieurs heures en mars… en vain !

Il est très menacé et ne vit que dans quelques rivières des montagnes de l’Île du Sud et sur les plateaux volcaniques de l’Ile du Nord.

En juin, nous avons pu retourner à Turangi et la rivière Tongariro était débarrassée des Raftings et canoés, nous avons alors pu observer un rassemblement automnal de 15 oiseaux.

La Sarcelle de Nouvelle-Zélande

Brown Duck (Pateke)

Très rare, on ne la trouve que sur quelques îles ou réserves closes débarrassées des prédateurs, et dans quelques rivières du Northland.

La voici dans le clair obscure, barbotant dans un ruisseau presqu’à sec sur l’île de Tiritiri Matangi. Son oeil est entouré d’un délicat cercle blanc. Il était très bruyant quand il filtrait la vase…

Repérez-vous le rare canard des forêts?

En automne, il se rassemblent sur quelques plans d’eau ou marais du Northland, comme ici près d’Helena Bay. On distingue mieux son délicat plumage.

Le Fuligule de Nouvelle-Zélande

New-Zealand Scaup (Papango)

Ce canard plongeur fréquente les lacs et étangs peu profonds. Observé sur les berges du Lac Wanaka ainsi que dans un étang urbain à Whangarei.

Le Grèbe de Nouvelle-Zélande

New Zealand dabchick (Weweia)

Un petit grèbe qui apprécie les étangs urbains, stations d’épurations… PAs sans rappeler notre Grèbe castagneux, mais légèrement plus grand et avec l’oeil jane et la poitrine rousse.

Les Manchots

Parmi la dizaine d’espèces nichant ou s’égarant sur l’archipel, deux sont endémiques de l’île du Sud : Gorfou du Fiordland et le Manchot antipode.

Les sites où l’on peu voir le Gorfou du Fjordland sont difficilement accessible, surtout que la route de Te Anau était coupée. Il faudra revenir 😉

Le Gorfou du Fjordland

Fjordland Crested Penguin

Non observé. Son domaine vital, les fjords du Sud-ouest, n’était pas dans notre parcours…

© Craig McKenzie

Le Manchot antipode

Yellow eyed Penguin (Hohio)

Avec une population estimée à 1600 individus en 2017, dont 600 sur l’île du Sud, il est considéré comme le manchot le plus rare du monde et se trouve actuellement en danger d’extinction. Les kiwis se mobilisent pour le sauver.

La plupart sont bagués.

Il pèche jusqu’à 25 km de la cote et à parfois 120 m de profondeur.

Son nid est placé en hauteur sur une colline côtière. Il doit monter lentement, car la journée de pêche l’a épuisé…

En pleine montée
Au nid

Le saviez-vous? Il y a plusieurs millions d’années, un Manchot géant de plus de 1,60 m hantait les plages du pays. Un redoutable prédateur !

Musée de Canterbury, Christchurch
Taille réelle…

Les Cormorans

12 espèces habitent en NZ dont 7 sur les deux iles principales. Un record pour un si petit territoire !

Pas moins de 8 sont endémiques à l’île du Sud, et nous avons eu la chance de pouvoir les observer, parfois brièvement.

Le Cormoran moucheté

Spotted shag (Parekareka)

C’est le cormoran endémique le plus commun. Il arbore des teintes plutôt gris-beiges sur le dos, ce qui est une exception qu’il ne partage qu’avec le Cormoran de Gaimard pour cette famille d’oiseaux (39 espèces) dont le dos est toujours noir ébene.

Le Cormoran d’Otago

Cette sous-espèce du Cormoran des ïles Stewart ne niche que sur la péninsule d’Otago.

Otago Shag

Otago Shag

Le Cormoran royal

New Zealand King Shag

C’est le Cormoran le pls rare au monde. Il ne se reproduit que sur quelques îlots des fjords de Marlbourough, au nord de l’île du Sud. Les 125 couples sont bien suivis par les scientifiques.

C’était un objectif de l’apercevoir lors de notre traversée en Ferry entre les deux îles, le départ se faisant dans ces magnifiques fjords. Nous en avons vu deux ! Les photographier depuis le bateau était un défi aussi. Relevé !

On notera les épaules blanches
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« Pendant l’école, je vois… »

Ecrit par Noémie

Pendant l’école, durant mon voyage autour du monde, je suis parfois dans la lune.

Je m’accroche à une étoile, quand soudain je vois :

Un serpent qui capture un lézard au-dessus de nos têtes ;

Des pélicans qui nagent sur le lac scintillant ;

Un dragon d’eau qui fait le beau ;

Des kangourous dans la forêt qui bondissent près de nous;

Des moutons qui bêlent dans le champ ensoleillé ;

Des cacatoès dans le camping qui font du pataquès;

Un pigeon de Nouvelle-Zélande qui traverse la baie ;

Des petits singes chapardeurs qui jouent dans les arbres ;

Des Chinois qui parlent fort dans l’aéroport…

Difficile, dans ces conditions, d’apprendre la conjugaison et les fractions !

                                                Noémie

Inspiré de faits réels !

« A Paihia, dans notre village, il y a… »

Par nos reporters Noémie et Cécile

… Un centre-ville avec une pharmacie, deux épiceries, une librairie…

Une école qui fait rêver: du rugby, des vélos et même un tobbogan! Qu’à cela ne tienne: il y a aussi une tyrolienne!

Une bibliothèque ancienne … c’est historique et très chic!

Un pont japonais à la manière de Monet! …

Pour se souvenir, un bâtiment… avec un beau banc…

Une église historique célébrant la paix entre les Maoris et les colons britanniques…

Une caserne de pompiers pour nous sauver…

Face à la mer, un banc de mosaïques, pas du tout archaïque…

Un ponton pour pêcher des espadons!

Une vue incroyable sur la mer… quand le temps est clair…

Des peintures et de l’émotion… Merci Erica Pearce pour votre imagination!!

(c) Erika Pierce

Des trous d’eaux, c’est rigolo!…

La richesse de l’océan… Ses êtres vivants!…

Des tableaux créés par les eaux…

Une plage de coquillages…

Mille fragments de couleurs…

Pour notre grand bonheur…

Des playmobils déconfinés… pour continuer de rêver…

Des chemins qui invitent…

Un phasme grimpeur aux premières lueurs…

Des florilèges d’hibiscus pour oublier un temps le coronavirus…

Des feuilles d’automne aux langueurs monotones…

Du brouillard au loin… ça on aimait moins.

Des gouttelettes de magie et un bateau béni…

La promesse d’un jour nouveau…

Un rayon de lune…

La générosité incarnée…

Margaret, elle est très chouette!

Des moments partagés…

Des enfants gâtés!…

Des recettes de chaleur et de bonne humeur…

Et des gâteaux avec du beurre! …

Avec le chocolat, on peut lécher nos doigts!

Des oiseaux si beaux

Des kiwis, qui sortent la nuit

Et d’autres kiwis, cette fois en fruits! …

A l’écran, un sourire d’espoir…

Et notre cœur qui bat, tout bas… à Paihia… depuis bientôt deux mois.

Librement inspiré de Jacques Charpentreau

L’Otago sauvage

14 – 17 février 2020.

L’Otago est une région de la côte sud est de l’île du Sud, s’étendant entre les Alpes et l’Océan Pacifique.

Les Alpes néo-zélandaises à nouveau franchies, nous arrivons dans la région des grands lacs, au pied du Mont Aspiring.

La lac Wanaka

(c) Google maps

Le temps est gris. Nous fuyons la tempête qui arrose la côte ouest que nous venons de quitter après notre quête des kiwis.

Nous ne faisons que passer le long du lac Hawea. Nous redoutons l’orage.

Arrivés au bord du lac Wanaka, nous nous installons dans un camping au bord de l’eau. Le vent tombe en soirée.

La camping de Glendhu Bay. Un peu trop de monde mais il fallait recharger les batteries…

Les champs sont aussi surpeuplés… Il y 7 fois plus de moutons en Nouvelle-Zélande que d’habitants!

Le lendemain matin sera consacré à retrouver les sentiers après s’être remis du traumatisme des pentes d’Avalanche Peak…

Nous suivons les conseils d’amis voyageurs croisés dans l’avion et après 500m de dénivelé, rejoignons le sommet de Rocky Mountain , au sud-ouest du lac. Un bon rapport effort/panorama, et pas trop de monde. Nous sommes en pleine saison et les touristes sont nombreux en Nouvelle-Zélande.

Depuis les abords du sommet, on devine les glaciers du massif du Mont Aspiring au Nord.

A la descente, le lac diamant reflète en miroir le ciel tourmenté.

La péninsule d’Otago est notre prochaine destination. Pour se rendre des montagnes à la côte sud, réputée pluvieuse (et d’ailleurs colonisée par les écossais…), nous avons été très surpris de traverser des paysages très secs, même chauds, puisque la température dans la vallée d’Alexandra affichait 28°C !

Un micro climat mis à profit par les Néo-zélandais pour en faire le verger méditerrannéen le plus proche du pôle sud : abricots, prunes, pêches et nectarines poussent ici ! Qui l’eut cru?

Nous dormirons dans un free camp (emplacement de camping gratuit) au bord du lac de barrage de Clyde.

L’histoire de cette région est liée à la recherche de l’or…Les premiers colons écossais de Dunedin s’étaient juré de vivre tranquillement mais après la découverte de filons dans l’Otago (Lawrence…), la fièvre de l’or s’est également emparée d’eux… et des milliers de prospecteurs sont arrivés à la fin du XIXème siècle. D’Europe d’abord, mais aussi de Chine, plus tard. Cette histoire est relatée au musée de Lawrence, charmante bourgade où il convient de faire une pause sur la longue route traversant l’état d’Otago.

Après le Soleil des terres de l’intérieur, l’arrivée sur la péninsule d’Otago est un peu la douche froide… Brouillard et crachin écossais à notre arrivée à Dunedin…

La Péninsule d’Otago, une arche de Noé aux portes de la ville…

A quelques kilomètres du centre ville de Dunedin (120 000 hab.), la péninsule d’Otago est l’un des paradis des naturalistes en Nouvelle-Zélande. De nombreux tours opérateurs l’ont compris et proposent visites et croisières à prix fort… mais avec un peu de temps et en prenant des informations auprès des locaux, il n’est pas difficile d’observer soi-même Albatros, Lions de mers ou Manchots…

Majestueux albatros

Une colonie d’Albatros royaux est installée à l’extrémité de la péninsule. Le centre de conservation propose des visites (plutôt coûteuses) pour les observer. A cette période, il y aurait un ou deux couples visibles au sol. Mais il est surtout grisant de voir ces géants de la mer en vol. Cela est possible depuis le parking du centre, particulièrement les jours venteux ou en soirée.

Nous nous y rendons et malgré le brouillard ce soir-là, la rencontre comble nos espérances; l’ambiance brumeuse rajoute une part de mystère et l’envie de revenir…

Nous y retournons le surlendemain. Le Soleil est au rendez-vous. Un léger vent permet aux albatros de nous survoler facilement.

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Oiseaux de Nouvelle-Zélande observés en confinement Covid-19…

Liste commentée et illustrée des oiseaux observés depuis le balcon

A Paihia (Northland, Far north district).

Un peu partout dans le monde, les ornithologues confinés se sont amusés au jeu d’établir la liste des oiseaux observés depuis leur fenêtre, balcon ou jardin.

Je me suis prêté à l’exercice avec passion… Bilan : 33 espèces. Un score honorable au vu du nombre assez peu élevé d’espèces dans ce pays… Et notamment du fait de la quasi absence de migrateurs de passage dans ces terres du bout du monde.

Cette liste peu également se lire en commençant par la fin, pour avoir la chronologie des découvertes !

Dernier (47 ème jour) : A partit de demain, il est possible de circuler librement dans tout le pays. Bon, pour être précis, depuis le 27 avril, il était possible de faire 1h de route environ autour de son domicile. Mais la date symbolique de fin de confinement est bien le 14 mai.

# 33 Grive musicienne

ce 12 mai au matin, une Grive musicienne me réveille !

Depuis la chambre

Jour 30

# 32 Chardonneret élégant

Chardonneret, zostérops et moineau au bain à la casacade de Kerikeri

Deux oiseaux découverts quelques jours plus tôt à la plage voisine de Waitangi… Avec l’automne, les fringilles semblent se rapprocher des habitations.

# 31 Pinson des arbres

L’automne arrive, ou pour d’autres raisons, mais j’observerai presque quotidiennement le Pinson des arbres à mangeoire de la voisine ou en vol…

#30 Canard colvert

Oublié celui-là! Je ne l’attendais pas alors qu’il y en a ça et là dans les petites résurgences des rivières des plages voisins. Deux en vol devant la maison.

#29 Cormoran noir

En vol au ras des bateaux… Petit taille, pas de trace de blanc sur la tête ou le cou, queue bien visible : Je l’attendais depuis longtemps car quelques individus pêchent non loin dans l’estuaire voisin.

#28 Tadorne de Paradis (endémique)

Juste avant de passer derrière la colline, un beau vol attrapé in extremis aux jumelles.

Jour 7

#27 Verdier d’Europe

Encore une introduction d’espèce européenne faite par les colons pour égayer le silence des prairies et des jardins, trop silencieux à leurs oreilles après qu’ils aient détruit les végétations endémiques…

#26 Aigrette à face blanche

Je scrute le ciel depuis 18h, ayant repéré qu’une dizaine se nourrissent à marée basse dans l’estuaire de Waitangi voisin, mais caché par la forêt. Il y a bien une qui allait passer devant le balcon. Bingo à 19h20… en plein film avec les enfants!

L’ Aigrette à face blanche est bien répandue en Nouvelle-Zélande, Australie, Nouvelle-Calédonie et Indonésie.

Jour 3

#25 Pigeon de Nouvelle-Zélande

1 en vol en plein BBQ du dimanche, juste avant que la bouteille de gaz ne soit vidée ;-(

Ce pigeon frugivore assez commun est très gros,

#24 Gérygone de Nouvelle-Zélande

Deux « pouillots gris » (Grey warbler) dans le jardin du voisin au petit matin.

#23 Ninoxe boubouk (Morepork)
La seule chouette native de N-Z. Un « kiew » bien net par deux fois alors que m’endormais… Yes! Inéspéré. Seulement ma deuxième entendue depuis février.

#22 Labbe parasite 
Bingo ! 3 labbes harcèlent les dizaines de Sternes tara dans la pêcherie.

#21 Sterne tara
La sterne marine quasi endémique de Nouvelle-Zélande (White fronted tern). Commune. Un gros groupe en pêche sur un banc de poissons, assez loin.

#20 Martin pêcheur sacré
Merci la petite famille! Je faisais la sieste! Je me suis rarement levé aussi vite. Sur le fil électrique à 30m … Revu régulièrement par la suite.

#19 Sterne caspienne
Attendue. Vole au-dessus de la plage.

Malgré son nom relatif à la mer intérieure de l’ex empire soviétique, cette grosse sterne est présente sur tous les continents – à l’exception de l’Amérique du Sud dont elle ne fréquente qu’occasionnellement le littoral caraïbe.

#18 Perruche omnicolore
Des cris et deux oiseaux en vol dans les grands arbres ce matin.

#17 Tui
(Endémique). Chant discret à l’aube. Le Méliphage tui est un des oiseaux les plus symboliques de N-Z.

Tui

#16 Aigrette sacrée
Ma 102 espèce en Nouvelle-Zélande ! En vol au ras de l’eau à plus de 400m.

#15 Tourterelle domestique / de Barbarie
Surprise en voyant passer comme un flèche une tourterelle type « turque »… Il s’agit en fait de la Tourterelle domestique (Barbary dove, forme domestique de la tourterelle rieuse – African collared dove), qui traine ça et là dans le nord du pays.

#14 Huîtrier de Finsch (endémique)
Un beau groupe en vol en soirée. C’est la deuxième espèce d’huîtrier endémique de N-Z. Il ressemble au notre.

#13 Fou austral
Pêchent au fond de la baie devant Russel, cité historique visitée il y a quelques jours.

#12 Grand Cormoran
Moins commun que son cousin le Cormoran varié. Gros cormoran noir en vol, pas de traces de blanc. Revu de plus près sur la plage :

#11 Zostérops à dos gris
Un petit groupe dans le bouleau.

#10 Rhipidure à collier (Fantail – endémique)
Démonstration de mode dans le jardin du voisin pour ces Fantail endémiques qui étalent leur queue en éventail.

#9 Cormoran varié
Un grand cormoran au ventre blanc, là bas au-loin sur la baie.

#8 Etourneau sansonnet.
En vol vers un dortoir.

#7 Huîtrier variable
Yes! Un bel endémique de N-Z là-bas aux jumelles sur les récifs à marée descendante. Tout noir sauf les pattes rosées et le bec bien orangé.

Un de mes oiseaux préférés ici !

#6 Hirondelle messagère
Messagère de l’automne qui arrive à grands pas

#5 Merle noir
Ce bon vieux merle !

#4 Martin triste.
Importé d’Asie. N’est présente sur le nord-est de l’Ile du Nord.

#3 Goéland dominicain
Gros goéland mastoc qui vient sur le toit.

#2 Mouette scopuline (Mouette argentée, ssp de N-Z)
La Mouette commune. Arrive aussi pour les miettes…

(c) Noémie

#1 Moineau domestique.
Beaucoup plus commun qu’en France… ou son statut est inquiétant dans certaines grandes villes notamment, Paris en premier. Margaret leur jette des miettes…