Parcours prévisionnel

 Après plusieurs années de maturation, voici le parcours prévisionnel de notre voyage au long cours… Débriefing avec un puzzle…

Finalement il restera encore beaucoup de destinations pour rêver!

Certains globe-trotters choisissent pour les voyages au long cours la totale liberté sur les dates. Je comprend cette ivresse de l’inconnu, mais en pratique, avec des enfants, un budget serré,  les considérations climatiques, les périodes optimales pour observer certaines espèces animales… Ce n’est pas forcément idéal. Par ailleurs, certaines destinations étant prévues en haute saison (Océanie…), il peut s’avérer économique et confortable de réserver à l’avance.

Nous parcourrons 6 zones géographiques principales, pour 4 continents en dehors de l’Europe.

Les dates ne sont pas fixes et demeurent modifiables quelques jours avant, mais ça devrait ressembler à :

Afrique australe : 11 semaines (août – octobre);
Inde – Népal : 7 semaines (octobre – novembre);
Asie du Sud-est :  6 semaines (novembre – décembre);
Australie : 6 semaines (janvier – février);
Nouvelle Zélande : 5 semaines (février – mars);
Patagonie, Chili/Argentine : env. 2 mois (mars – mai);
Equateur : env. 2 mois (juin – juillet).

Faune du Népal : de l’Himalaya à la Jungle.

Voici les photos de la faune observée au Népal en avril 2018, entre contreforts de l’Himalaya et jungle asiatique. Surtout des oiseaux en montagne, mais beaucoup de mammifères et reptiles également en plaine. Le Népal est l’un des pays les plus riches en biodiversité au monde, même en l’absence de façade maritime. On y croise aussi bien des léopards des neiges, des petits pandas, des tigres, des dauphins du Gange… encore de nombreuses espèces à observer…

–> Lien vers les photos


Mardi Himal trek : première découverte du Népal

Découvrir le Népal

 

Avant d’emmener nos enfants au Népal, nous décidons de découvrir le pays à deux à l’occasion de nos 10 ans de mariage. Connaître le pays, ses habitudes alimentaires, la difficulté des sentiers nous rassurera pour leur faire découvrir ensuite ce pays attachant.

Pour ce premier trek, nous sommes passés par l’agence Nepalayak, très professionnelle, tenue par un couple franco-népalais que l’on recommande chaudement ! L’avantage était, sur une durée aussi courte (14 jours), de ne pas perdre de temps à éditer les permis de trek, trouver un guide, un porteur…

S’accompagner des services d’un guide local permet de partager cette randonnée avec des népalais, de pouvoir échanger avec eux et de mieux comprendre ce pays. Nous ne regrettons pas!

C’est donc avec Sabin, jeune guide plein d’énergie de 26 ans et Rabi, porteur de la vallée de Siding, que nous partirons à l’assaut des pentes du Machapuchare.

L’aiguille du Machapuchare (au fond, au centre) et les cimes des Annapurnas depuis Pokhara

Un trek engagé au pied de la montagne sacrée

Le Machapuchare, malgré son nom, n’est pas une montagne du Pérou mais bel et bien un sommet sacré du Népal culminant à 6993 m. Malgré sa hauteur, elle est  1000m en deçà du point culminant du massif des Annapurnas (8041m), dont elle est la montagne le plus méridionale.

Aussi appelée « Fish tail » – queue de poisson, en raison de sa forme bifide qu’on peut observer depuis la crête du Mardi Himal, le Machapuchare est une montagne sacrée.

Le sommet du « Fish Tail » en forme de queue de poisson

Ce statut de montagne sacrée lui confère l’inviolabilité puisqu ‘aucun permis n’est accordé pour gravir ses arêtes. Le Machapuchare est réputé n’avoir jamais été gravi. L’unique tentative répertoriée fut celle d’une équipe britannique en 1957qui arriva jusqu’à 50 mètres du sommet, mais s’arrêtèrent alors comme ils l’avaient promis. Après cela, la montagne fut déclarée sacrée et interdite aux grimpeurs.

Nous partons de Pokhara au petit matin. La balade en bateau (5$) sera pour plus tard…

Lac de Pokhara

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Costa-Rica en famille, l’eden vert

Expédition en famille dans les forêts de montagne et au parc national du Corcovado (février 2017)

Plage de la péninsule d’Osa, parc national du Corcovado

Pourquoi le Costa Rica

 Après notre première expérience de voyage en famille dans les frimas des îles norvégiennes des Lofoten, nous voulions partager avec nos enfants la découverte de la faune tropicale qui illustre leurs livres depuis leur plus jeune âge.

C’est donc naturellement que nous choisissons pour ce premier voyage lointain en zone tropicale le Costa Rica. Ce petit pays d’Amérique centrale  est en effet réputé pour être un « paradis vert » : la protection de la nature est inscrite dans la constitution et les infrastructures éco-touristiques ont de quoi rassurer les parents pour un premier voyage hors d’Europe avec des enfants de 5 et 8 ans.

Le choix de ce pays est aussi l’occasion de partager le rêve d’observer l’un des oiseaux les plus extraordinaires qui soit : le Quetzal.

Rencontre avec le Quetzal

Son nom français, « Quetzal resplendissant », est une invitation à elle seule.

De la famille des Trogons, le quetzal ne se rencontre que dans les montagnes d’Amérique centrale, du Mexique méridional au Panama.

Les trogons sont des oiseaux arboricoles tropicaux de la taille d’un pigeon, possédant une longue queue étagée et colorée. Le quetzal est sans conteste le plus majestueux de sa famille, avec son ventre rouge carmin et sa queue vert émeraude bifide de plus de 60cm.

Trogon de Massena, jardins du Veragua hôtel, Sierpe

C’est donc enthousiastes et motivés que nous débarquons ce 7 février dans la petite vallée de San Gerardo Dota, au pied du sommet de la Cerro de la Muerte, « Sommet de la Mort », dont le nom est peu engageant… Il y a plusieurs décennies, en l’absence de route, il fallait plusieurs jours pour venir dans ces contrées à pied ou à cheval. Les voyageurs les plus mal préparés y laissaient la vie, transis de froid ou surpris par le brouillard. En effet, la crête culmine à 3450 m et les conditions y sont parfois rudes. Aujourd’hui, une belle route asphaltée, tronçon de la panaméricaine, passe à quelques centaines de mètres de là.

La Cerro de la Muerte (3450m) depuis la vallée de San Gerardo Dota

Les brumes se sont dissipées. Après une soirée à observer les colibris se gorger de nectar, nous nous endormons plein d’espoir.

 

A 5h30, le réveil est plutôt facile à la faveur du décalage horaire… et l’adrénaline fait le reste.

Nous prospectons au bord d’une piste, et attendons une heure dans un secteur riche en avocadillo, la gourmandise favorite du Quetzal. La forêt est animée des chants des oiseaux. Mais rien ne bouge, sinon notre premier Araçari, petit Toucan vivement coloré.

En contrebas, un peu loin, nous repérons enfin un splendide mâle Quetzal. Il sera rejoint par sa dame quelques instants plus tard mais l’observation restera furtive.

Le tout premier contact avec le quetzal est sans doute le plus intense

Au retour vers le premier secteur, notre patience est récompensée par l’observation d’un autre couple plus proche cette fois. .

Le face à face est intense et les enfants s’émerveillent… Ils s’en souviendront toute leur vie. Nous espérons que ce cadeau de la nature les incitera à œuvrer plus tard pour sa préservation.

Quetzal mâle à la pause et à la pose

L’après midi, nous partons à travers la forêt d’altitude afin de rejoindre une cascade sauvage au bout d’un sentier peu engageant. Les racines d’arbres tortueux constituent une partie du chemin et nous hésitons à traverser les passerelles parfois glissantes. Avec prudence, nous descendons pour admirer les chutes d’eau.

Chutes de Savegre

Au retour, en longeant la rivière Savegre, nous aurons la chance d’observer longuement un 3ème couple de Quetzal à proximité de leur nid.

La région des forêts de nuages dans la cordilière Talamanca abrite 75 couples de Quetzal, soit 15 de plus qu’il y a 20 ans. Venir les observer contribue à l’économie locale et incite les habitants à sanctuariser des morceaux de forêts pour garder cette ressource éco-touristique dans la vallée. Sans les déranger, avec ou sans guide, ces rencontres inoubliables sont donc profitables autant pour l’espèce que pour le globe-trotter et l’autochtone.

 

Après les jardins de l’Enfer, le jardin du Paradis..

Après être remontés sur les crêtes de la cordillère de Talamanca, une longue descente vers la côte pacifique. Dans l’après-midi, nous approchons du littoral près du village de Dominical puis obliquons plein sud vers le péninsule d’Osa.

La route se perd alors dans l’enfer vert. Ici, des terres ont été laissées pour la culture du Palmier à huile. Nous écoutons le silence de ces monocultures sans vie, hantées par quelques seuls rapaces.

Nous filons vers la bourgade de Sierpe, quelques kilomètres plus loin.

Le contraste est saisissant avec le jardin grouillant de vie du modeste hôtel Veragua où nous logeons pour la nuit. Au petit matin, Aras, Pics, Toucans, Colombes, buses, hérons, tangaras multicolores animent le jardin.

Toucan

Ara macao

Pic à couronne rouge

Parc du Corcovado. Un réservoir de biodiversité sans égal.

Après plusieurs jours d’approche, le deuxième temps fort du voyage sera l’aventure en famille au cœur du Parc national du Corcovado.

Entrée du parc national du Corcovado

Ce parc est le plus grand du Costa Rica. Il couvre environ un tiers de la péninsule d’Osa, au sud-ouest du pays. Il est considéré par le National Geographic comme « l’un des endroits du monde le plus denses en terme de biodiversité ». Les paysages qu’il abrite sont composés d’une forêt tropicale primaire (l’une des dernières forêts primaires côtières d’Amérique) et d’un espace marin partiellement couvert de mangroves.

A l’exception d’une piste d’atterrissage réservée à l’approvisionnement des scientifiques, le cœur du parc n’est accessible que par plusieurs jours de randonnée dans la jungle, avec traversé de rivières bateau. C’est donc au terme de deux étapes de navigation que nous atteignons la très isolée station de la Sirena.

la Station scientifique de la Sirena

La station biologique a été récemment rénovée. La chaleur est écrasante et les enfants découvrent l’ambiance d’un dortoir à l’air libre composé de lits superposés entourés de moustiquaires. La nuit amplifie l’ambiance sonore de la forêt primaire qui nous entoure. Nos voisins pour la nuit : scientifiques, aventuriers… mais aussi grenouilles bruyantes, coatis chapardeurs, cigales entêtantes… et singes hurleurs !

Les abords même des hébergements abritent une faune d’une variété étonnante. Dès nos premiers pas dans la jungle, nous observons les quatre espèces de primates vivant au Costa Rica : le Singe écureuil, ou mono titi, le Singe hurleur, réellement impressionnant de puissance lorsqu’il émet ses cris territoriaux, le Signe araignée, agile avec sa queue, et le Capucin à la cagoule blanche.

Les enfants étudient attentivement la brochure des oiseaux du parc et à chaque pli de la brochure se demandent « quel est ton préféré »…

Moi, c’était le Cotinga turquoise, qu’on a vu de très loin, mais aussi le Trogon aurore  Trogon rufus que nous avons bien obsrêvé grâce à son chant puissant :

Trogon aurore (au flash, pardon pour lui)

Le matin à l’aube, nous partons explorer la partie côtière de la forêt primaire.

Juste avant la plage, le guide nous indique un Tapir qui sommeille. Il digère des agapes de la nuit. Quelle grosse peluche.

Tapir de Baird

Principal proie du Jaguar et du puma avec les pécaris, le Tapir est surtout visible près de la plage et des rivières, le matin et le soir.

Nous prenons le petit déjeuner sur la plage tout en nous amusant du ballet des centaines de Bernard l’Hermitte. Ces fossoyeurs des plages débarrassent celles-ci de tout objet comestible, végétal ou animal.

Sur la rive d’en face, les enfants découvrent bien plus inquiétant : un Crocodile d’Amérique, remontant l’embouchure, un Requin bouledogue, à la recherche d’une proie étourdie par les remous dus aux courants contraires…

Requin bouledogue (aileron dorsal et caudal : un seul individu!)

 

L’observation des requins et des crocodiles…

Nous observons également un autre tapir qui traverse le fleuve à la nage, et enfin un paresseux endormi, comme sa réputation l’exige!

Les oiseaux ne sont pas en reste :  aras, toucans, colibris, milans, pélicans, trogons, pics, hoccos, cotingas, gobemouches tyrans…

Grand Hocco (fem.)

Le deuxième jour, avant l’aube, une expédition à la lampe torche révèle la vie grouillante de la forêt. Les yeux de millions de minuscules araignées réfléchissent le faisceau de lumière. Quelques batraciens de couleur terne se lovent aux pieds des souches. Le long de la rivière, les perroquets rejoignent leurs sites d’alimentation. 

Dernière surprise, sur le chemin du retour, un majestueux Vautour pape, parent du condor, se laisse photographier alors qu’il s’est posé sur grosse branche.

Vautour pape ou Sarcoramphe roi

Les enfants ont observé en quelques jours la plupart des animaux de leurs imagiers sur la jungle et cette expérience les marque encore 2 ans après.

Nous repartons du parc national, émerveillés et conscients du fragile équilibre que le Costa Rica doit trouver entre la préservation de ce site isolé de la jungle côtière et l’ouverture à l’écotourisme.

Norvège : les îles Lofoten en famille

Après avoir frôlé le cercle polaire, lors d’un road trip dans le sud et le centre de la Norvège avec notre fille alors âgée de 2 ans, nous nous étions promis de revenir. Grands espaces, mer et montagne s’enlaçant dans de profonds fjords, myriades de lacs et envols d’aigles des mers aux détours des chemins… Telles étaient les promesses…

Nous attendrons les 3 ans de notre deuxième enfant pour réaliser ce rêve à 4. En janvier 2016, nos billets d’avions pour Narvik sont commandés.

Fin avril, les sacs sont bouclés, nous partons de Paris avec impatience d’autant que la météo s’annonce stable après une période de neige tardive. Belles lumières garanties !

Après seulement 4 heures de vol, l’arrivée restera mémorable pour notre fille qui fête son anniversaire ce jour-là. Au menu, dans un petit hôtel avec vue sur l’Ofotfjorden, le long bras de mer qui borde au Sud les Lofoten, un demi-gâteau industriel et sept bougies achetées in extremis avant la fermeture de la supérette de Bogen… et pour invités au dessert les cîmes fraîchement enneigées qui se reflètent dans les eaux de la baie…

Bienvenue aux Lofoten ! La magie des lieux nous ensorcellera pour les quinze prochains jours durant lesquels nous arpenterons à pied et en voiture cet archipel considéré comme l’un des plus beaux du monde.

Festin des aigles au petit déjeuner

Nous rejoignons le lendemain le petit village d’Eggum. Nous sommes au nord de la plus grande des îles de l’archipel, Vestvågøy. Le village côtier se trouve à 100 km plein ouest de l’aéroport… à vol d’oiseau. Mais cela représente 280 km et une petite journée de route tant l’itinéraire fait mille détours pour passer d’une île à une autre. Et tant il faut s’arrêter à chaque virage pour s’éblouir de l’éclat des neiges de printemps et admirer les dernières vues sur l’archipel voisin des îles Vesterålen, qui s’étend au plein nord.

Pygargue à queue blanche en pêche
Pygargue à queue blanche en pêche

Nous arrivons tard à Eggum. C’est un village un peu excentré de la route principale, la E10. Une route ‘européenne’ si on se fie à sa numérotation, comme si on arrivait ici à l’une des extrémités de l’Europe…

Quelques maisons aux multiples couleurs, le terminus d’une route, une impression de bout du monde, terminé par une aire de repos en forme d’amphithéâtre,  construite sur les ruines d’un ancien radar militaire allemand. C’est un site prisé pour observer le soleil de minuit en été, mais aussi les aurores boréales en hiver.

Un kilomètre de sentier plus loin, nous découvrirons le lendemain un lac cerné de roches rondes. On s’attendrait à voir sortir des Trolls, mais dans notre dos, c’est une statue singulière qui attire l’attention du promeneur, œuvre du sculpteur suisse Markus Raetz.

« Tête » de Markus Raetz

Située près du hameau de Eggum, cette sculpture change de forme 16 fois selon l’endroit d’où on se place pour l’observer.
Là, c’est une tête classique, de l’autre côté elle prend l’aspect d’une tête renversée et ainsi de suite ….

L’art de voir, d’observer les choses autour de nous ; par son œuvre l’artiste nous rappelle que des surprises peuvent parvenir dans la vie si l’on garde les yeux ouverts sur le monde. Continuer la lecture de « Norvège : les îles Lofoten en famille »

Norvège : Les oiseaux des îles Lofoten

Les balades à pied sur les plages, en montagne ou dans les fjords ont été l’occasion de photographier les principales espèces d’oiseaux caractéristiques de la fin de l’ hiver dans ces contrées nordiques. La neige est encore présente mais fond chaque jour, les arbres sont encore sans feuilles et le soleil brille déjà de 4h à 22h…

Les paysages de haute montagne – pourtant hautes d’à peine 800m – alternent avec des plages de sable clair fin… Mais point de cocotiers !

Voici quelques photos d’ambiance des premiers jours pour fixer le décor…

Dans ces étendues sauvages, habitées par l’homme sur les seuls littoraux, le Pygargue à queue blanche ou aigle des mers est le maître des eaux et des airs.

Pygargue à queue blanche

Mer et montagne s’entremêlent, c’est donc sans surprise que l’on retrouve le maître des cieux alpins, l’Aigle royal

Aigle royal

Dans notre village, Eggum, les Linottes à bec jaune remplacent nos moineaux.

Les Merles à plastron remplacent les Merles noirs…

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