Lombok : Découverte de la Baie de Sekotong

Retour en Juillet 2025…

Après plusieurs jours à découvrir les plateaux et villages du nord de l’île de Bali, nous embarquons sur le ferry public à Padang Bai à destination de l’île voisine de Lombok. Près de cinq heures de navigation plus tard parmi les routiers et familles indonésiennes – une aventure en soi, nous découvrons un autre pays.

Franchir le détroit de Lombok qui sépare les deux îles n’est pas anodin. Il s’agit d’une vraie frontière. Une frontière biogéographique, marquée par une profonde faille océanique. On nomme cette frontière la ligne de Wallace, du nom du savant Alfred Russel Wallace, qui mit en évidence une forte divergence entre la faune et la flore des deux îles. D’un côté, nous sommes dans l’ écozone Indomalaise et dans l’autre, dans l’ écozone Australasienne.

Ironie de l’histoire, les caractéristiques des populations sont aussi bien différentes. A Bali, la majorité de la population est hindouiste; à Lombok, la plupart des habitants sont musulmans. Près de 80% de la population appartient à l’ethnie Sasak, qui possède sa propre langue et ses propres traditions. Nous découvrons leurs coutumes et leur pays en trois étapes. La première prend place à Sekotong, au sud-ouest de l’Ile.

Sekotong, premier contact avec Lombok

Après une looooongue traversée en Ferry public rouillé – tout une article serait à écrire sur cette expérience- où le seul éclair de bonheur vient de ces Dauphins qui apparurent à Bâbord…

…nous débarquons dans le brouhaha des mobylettes et des camions…

Après cet éprouvant trajet et une âpre lutte pour négocier un taxi local sans se faire arnaquer de trop, quel n’est pas notre soulagement d’arriver à Sekotong, au bord de l’océan, au court d’une baie paisible .

Après un peu de repos, au cours d’une déambulation dans le village, non loin d’une mosquée bigarrée , l’animation devient perceptible. Sous les grands arbres du cour du village, un combat se prépare…

Le combat de bâton

Les spectateurs de tous âges s’agglutinent autour d’un carré de vingt mètres de côté délimité par une cordelette. L’agitation s’amplifie, mais le tout reste bon enfant.

Nous nous retrouvons au beau milieu d’un combat de peresean. Ce combat rituel met en scène deux adversaires armés de bâtons en bambou.

Après de longues minutes où les arbitres semblent chercher les combattants à opposer, il s’avère que c’est un combat d’écoliers : deux enfants d’à peine dix ans démarrent un combat. Torse nu, ils sont équipés d’un baton d’un mètre cinquante et d’un bouclier de fortune. Les coups s’enchaînent.

Durant ce combat d’art martial, les combattants n’ont le droit d’utiliser que le bâton et le bouclier, ils n’ont pas le droit d’utiliser les mains ou les pieds pour frapper leur adversaire. Un coup à la tête et le jeune vainqueur est désigné.. Le public lance  alors en nombre des billets de quelques roupies que les arbitres collectent et offrent au vainqueur et un autre combat s’engage…

Les jeunes garçons apprennent très tôt l’art de manier le bâton – pekambar en langue sasak. Un rituel qui fait perdurer la culture de leur peuple.

Le combat de peresean est un jeu de combat intense et symbole de masculinité. Dans la culture sasak, c’est aussi une façon pour le peuple de Lombok de respecter leurs héros et de se rappeler la difficulté que ce fut pour Lombok de survivre comme étant un grand royaume. 

Pour se remettre de cette agitation, rien de tel qu’un petit jus de fruits (pas frais – il vaut mieux refuser les glaçons par raison d’hygiène, on ne sait jamais!)

La journée a été bien remplie. Déjà le Soleil se couche sur la plage…

Paradise Island

Au petit matin, le soleil repart pour un tour…

Nous embarquons à bord d’un petit Jukung avec un pêcheur du village à un prix défiant toute concurrence…

Après une dizaine de minutes de navigation le bateau accoste sur l’île Gili Nanggu.

Nous ne sommes pas seuls mais l’affluence reste agréable.

Nous entamons une des plus belles plongées du séjour.

C’est le seul endroit où nous observons des coraux encore bien vivants. Un programme de réhabilitation a obtenu ces résultats.

Des jaunes
des Verts…
des bleus renaissant…

On aimerait revenir quelques décennies en arrière où la forêt des coraux n’était pas en Noir et. Blanc…

Tout autour, le ballet des poissons dont on ne se lasse pas… En voici quelques souvenirs.

d

Petite Raie

Un coin de parais, vraiment !

Le midi, sur une autre îlot nommé Gili Sudak, le repas du midi est à base de poisson Napoléon… un peu difficile après la avoir vus nager dans les coraux!

L’autre pêche traditionnelle de la Baie de Sekotong est la langouste. Elle est élevée par les pêcheurs sous des cages flottantes comme celle ci-dessous.

Le soir, les pêcheurs ramènent leurs bateaux près de la plage.

De retour au village, nous préparons à nouveau les valises, le lendemain nous partirons en direction des pentes du Volcan Rinjani… A bientôt !

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