L’étourneau de Bali et la faune du parc national Bali Bharat

Sites visités dans le nord-ouest de l’île.

Cap à l’Ouest (Bharat en indonésien) ! Nous quittons les hauts plateaux pour arriver enfin au bord de la Mer.

Nous faisons deux haltes touristiques sur la route depuis Munduk : la visite du temple bouddhiste de Brahma Vihara Arama et une moment de détente aux sources chaudes Air Panas Banjar. En voici quelques rapides souvenirs qu’on trouvera dans la plupart des guides touristiques ;-).

Le temple bouddhiste de Brahma Vihara est le seul temple de cette confession à Bali, île ultra majoritairement hindouiste (ce qui en fait une exception en Indonésie, pays musulman à 95%). Un grand escalier mène à sa partie haute, de laquelle on domine la mer de Java.

Une partie du temple est constitué d’une réplique miniature du grand temple javanais de Borobudur

Bouddha sculpté, dans un tronc qui lui sert d’écrin

La deuxième étape, aux sources chaudes, permet de se détendre dans un eau à 38°°C environ. Pour les Balinais cette source est réputée pour guérir les problèmes de peau. Des jets d’eau sortent de la gueule de statues en forme de dragons. 

Après cette pause touristique, nous approchons de Permuteran, au nord ouest de Bali. Eloigné du reste des zones touristiques, on pourrait penser que l’on traverse de grandes zones naturelles pour y parvenir, avec une route dévoilant de beaux points de vue. Et non… C’est une des choses qui nous aura le plus étonné : presque toutes les routes de l’île – que nous avons empruntées- sont longées d’habitations, et on croit toujours évoluer en agglomération ou dans un village… Ce qui explique les longs temps de trajet (vitesse moyenne : 20 km/h).

Un route, peut être en pleine campagne…

Permuteran aux portes du parc national

Pourtant voici le cadre de carte postale de la paisible ville de Permuteran, dont la vie s’organise autour de la route principale. Au fond, on distingue les volcans de l’île de Java. L’urbanisation est peu visible…

cliquez pour zoomer…

Après 1h de route nous admirons enfin la « Grande Bleue » qui baigne l’archipel indonésien. Et découvrons avec plaisir sa température élévée… (29°C).

Nous logeons 1,5 km dans les terres, à Alaya Eco Lodge, un lieu très zen, adossé aux contreforts montagneux du parc national et doté d’une belle piscine pour le grand plaisir des enfants.

Les collines derrière les bungalows
…que l’on aperçoit derrière la piscine

L’ambiance est très zen, y compris pour les lézards…

L’objectif de cette excursion loin des zones touristiques : Observer l’emblématique Etourneau de Bali dans son milieu naturel. Rescapé d’une extinction certaine, l’unique espèce d’oiseau endémique de Bali est un mythe pour tout ornithologue. Nous ne pouvions visiter l’île des Dieux, tel qu’on surnomme Bali, sans chercher à observer cet oiseau menacé.

La page Ebird de l’Etourneau de Bali ou de Rotshild, En danger critique d’extinction.

Recherché par les collectionneurs pour son plumage blanc pur et son chant mélodieux, le braconnage a été la cause principale de son déclin, à laquelle s’ajoute aujourd’hui le grignotage de son habitat. Les forêts sèches tropicales, habitat principal de l’étourneau de Bali, sont parmi les écosystèmes les plus menacés en Indonésie, avec une perte annuelle de biodiversité alarmante.

En 2008, j’achetai, à la librairie de la Rue Buffon ce livre : Rare Birds Yearbook 2008  The World’s 189 Most Threatened Birds. (« Les oiseaux les plus menacés de la planète en 2008 »). Voici la présentation qui était faite de cet oiseau, avec ce chiffre alarmant résumant la situation : Population (2008) : 24 couples, en déclin.

Protégé depuis 1970, sa population comptait 200 individus selon les estimations de 1975. En 2001, seuls 6 individus sont recensés à l’état sauvage. Mais 3000 seraient présents en captivité, dont seulement un tiers recensés dans des registres (zoos…). Les autres sont détenus par des particuliers, comme de nombreuses autres espèces (plus de 10 espèces observées dans les cages de Bali le long des routes):

Un Etourneau de Bali en captivité illégale à Munduk. Il fallait jusqu’à 2000 USD au marché noir…

Dans les années 2006-2010, les réintroductions en milieu naturel se multiplient notamment sur l’île de Nusa Penida, grâce à l’action de la fondation Begawan qui a commencé son action dès 1999. En 2015, environ 200 étourneaux vivaient à l’état sauvage sur l’île de Nusa Penida. Une méthode innovante appelée prêt d’élevage implique les communautés locales dans la conservation. Un grand Bravo à cette association balinaise qu’il est possible de soutenir en visitant leur centre à Gianyar.

la page web de Begawan

Le gouvernement a aussi fait sa part avec la mise en oeuvre de relâchers dans le parc national du Bali Bharat où subsistait la seule population sauvage, qui a frisé l’extinction. La population est estimée aujourd’hui à plus de 600 individus sur l’île. Espérons que ce chiffre soit bien réel.

En tout cas, nous avons constaté la présence de plusieurs panneaux ou affiches traduisant des programmes éducatifs sensibilisant les communautés locales et les touristes à l’importance de préserver cette espèce emblématique.

Panneau dédié aux touristes et locaux

Ainsi, des efforts légaux, des initiatives communautaires et des recherches scientifiques renforcent l’espoir d’un avenir durable pour l’étourneau de Bali.

Cet oiseau fait partie intégrante de la mémoire collective et du patrimoine de l’île de Bali, comme en témoigne sa représentation sur plusieurs tableaux ou peintures dont celle-ci, à Ubud, que j’aurais bien achetée… Un peu kitch quand même!

Peinture originale, galerie d’artistes à Ubud

Il est aussi à l’honneur de l’affiche de la première rencontre ornithologue mondiale à Taïwan en septembre…

Voir l’Etourneau de Bali !

Il aurait été intéressant de visiter les volières d’élevage de Begawan au nord d’Ubud, mais nous avons préféré chercher à voir des individus sauvages dans le parc national… et d’autres espèces rares par la même occasion. Pour cela, nous serons guidés par l’agence locale Bali Birding Tour, qui est la référence en matière de circuits ornithologiques en Indonésie méridionale.

Nous partons à 5h30 du matin ce 18 juillet vers le Parc national. Motivés… Un peu dur quand même! Après 35 minutes de route, nous pénétrons dans les quartiers généraux du parc national.

A cet endroit, des étourneaux sont régulièrement relâchés. Avant leur retour définitif à la vie sauvage, certains sont encore nourris à heures régulières, permettant de garantir aux ornithologies ou touristes désireux de les voir de ne pas les louper. Nous découvrons, à l’heure du nourrissage matinal nos premiers oiseaux avec émotion, même si le cadre n’est pas 100% naturel, ce sont néanmoins des oiseaux libres de partir…Mais un peu dépendants encore !

Ils partagent le repas providentiel avec des Martins de Java

…et un très rare Etourneau de Jallak, lui aussi en voie d’extinction.

Une petite demi-douzaine d’étourneaux se présentent discrètement dans le grand arbre du centre de réintroduction.

Ceux-ci semblent heureux d’être libres et se manifestent des signes de tendresse….

Mais plus tard, à plusieurs kilomètres de là, alors que nous nous arrêtons pour observer un Langur noir de java, un magnifique singe endémique des îles de Java et Bali…

Incroyable ! Un peu plus loin, deux vrais Étourneaux sauvages nous gratifient de leur présence! Vu la distance au site de nourrissage, ils ne sont plus dépendants de l’homme et des fruits proposés près de Gilimanuk.

Ceux-là sont bien libres et portent sur leurs épaules les espoirs de tous les amoureux de la nature de la planète… C’est possible si on le veut. Il y a plein de défis écologiques à gagner à Bali, gageons que celui-ci sera durable et donnera de l’élan pour accomplir les autres!

Une journée d’ornithologie intensive

La journée commence bien. Cette première rencontre ne sera que les prémices d’une expédition réussie à chercher les oiseaux balinais qui hantent la jungle et la savane sèche de Bali. Nous commençons la quête des autres espèces par les abords d’un petit temple, avec en toile de fond le détroit de Bali et les volcans Raun et Ijen.

Parmi les premiers oiseaux observés, ce mimétique pigeon vert femelle au nom barbare de Ptilope turgris…

Ptilope turgris femelle

Nous rejoignons une zone agricole où le guide nous montre deux Petit Ducs de la Sonde présents depuis plusieurs années en reposoir diurne : nous restons juste quelques secondes pour ne pas les déranger…

Petit Duc de la Sonde

Surprise! Dans ce jardin, nous débusquons une splendide Brève azurine femelle qui recherche dans les sous-bois des petits. vers. Un autre rêve réalisé : observer ma première brève! (Pitta pour les anglais). C’est une des familles d’oiseaux les plus colorés.

Brève azurine femelle
extrait de la planche de la famille des Brèves… source : Cornell edu.

Il est concurrencé par la couleur par ce splendide Guêpier qui nous surveille juste aux dessus (si si !)

Guêpier de Leschenault

Un Pic s’invite au bal. Celui-ci est commun.

Pic de Bonaparte

Plus tard, dans une clairière, nous observons une Chevêchette de Java grâce à la connaissance des secteurs qu’elle fréquente par notre excellent guide…

Chevêchette spadicée

…et juste après, le plus petit rapace d’Asie du Sud Est, le Fauconnet moineau, qui vient de capturer un oiseau à peine plus petit que lui !

Fauconnet moineau

Ce secteur abrite aussi 3 espèces de Barbus comme ce barbu à plastron rouge

Enfin, voici l’Echenilleur gobemouche, petit insectivore.

Hémipe véloce ou Echenilleur gobemouche

A l’affut…

Nous poursuivons par une heure d’affut afin d’observer les espèces discrètes de la jungle… Ce type d’affut est utilisé pour photographier les oiseaux insectivores des forêts denses en les attirant avec quelques petits vers… Sans cette méthode, il est quasiment impossible de les observer car ils vivent dans la forêt dense.

Le Graal qu’on peut observer ici, c’est ce minuscule Martin-pêcheur à dos roux… La star du moment ! Il nous gratifie de nombreuses action de chasse

Arrive en suite une belle Témia bronzée, parente de nos pies aux reflets mordorés.

Et enfin, une splendide Brève azurine mâle fait sa star à quelques mètres de nous…

Qu’on aime ou pas le nourrissage à des fins photographiques, l’impact reste très limité et local (un ou deux sites dans toute la forêt vaste de milliers d’hectares) et donne en tout cas beaucoup de frissons, comme au cinéma…

La réalité des photos instagrammables d’oiseaux en affut… un bol de vers !
Akalat de Horsfiled

Nous quittons ce secteur, survolés par un Serpentaire bâcha, rapace adepte de reptiles, et rejoignons un secteur plus ouvert de savane.

La Savane

Savane pâturée

En lisière, un Engoulevent affin dort sans se soucier des ruminants qui paissent non loin… Appréciez le mimétisme….

…ni des macaques à longue queues à la recherche de nourriture…

Deux Colombar à double collier se nourrissent de fruits dans les arbres de la savane. Admirez la délicatesse des couleurs!

Dans un marais adjacent, nous photographions le minuscule Martin-pêcheur aigue-marine.

Méliphage brunâtre

Le Marais salant

Enfin après déjeuner, nous nous dirigeons vers la Mangrove puis les marais salants pèche de notre point de départ.

C’est l’habitat de nombreux hérons et imicoles dont le Pluvier de java, endémique de l’archipel d’Indonésie.

Pluvier de java

La Sterne naine est en revanche plus cosmopolite, elle niche en bord de Loire….

Sterne naine

Les immenses marais de Permuteran ont été crées pour permettre l’exploitation du sel et la culture de crevettes.

A l’issue de cette longue journée de près de 10h, mais où nous avons été témoin d’une incroyable biodiversité, nous rentrons nous reposer… Avant de suivre le gérant qui nous invite à admirer le coucher de Soleil sur une colline adjacente.

Dans le prochain article : nous vos emmenons en obsrêver en plongée sous-marine au pied des volcans…

Premiers jours à Bali. Sarinbuana, immersion en forêt humide au pied du volcan Batukara

Premier voyage lointain depuis la fin de notre périple de 11 mois il y a cinq ans, ce voyage s’inscrit dans l’esprit de nos pérégrinations. Découvrir les peuples, la nature et la faune des îles de Bali et Lombok durant 25 jours. Loin des hôtels-clubs et de l’agitation du sud de l’île, nous cherchons à découvrir l’arrière pays et ses traditions.

Bienvenue en voyage avec nous en Indonésie !

Nous commençons par trois jours à Sarinbuana Ecolodge, un établissement résolument engagé pour réduite son empreinte écologique.

L’entrée de notre Lodge avec au fond le volcan Batukaru (2276 m)

Ici, la végétation est exubérante. Nous comprendrons pourquoi : la pluie est quotidienne et l’air saturé d’humidité, même en saison sèche. Voici notre bungalow, niché en pleine forêt pluviale jardinée, sur les pentes du volcan Batukaru.

Du balcon, la vue porte sur la forêt à perte de vue.

Le matin est ensoleillé, permettant d’observer quelques oiseaux colorés, hélas très vite la brume puis la pluie s’installent.

Loriot de Chine depuis le balcon

L’ambiance devient uniquement sonore.

C’est l’heure d’arpenter le domaine et de découvrir la rivière en contrebas, après une série de marches raides, les efforts sont récompensés par une courte baignade…

En remontant près du restaurant, nous pouvons sentir la zénitude du lieu !

La salle commune offre un service de restauration. Les délicieux jus de fruits tropicaux ne nous quitteront pas : fruits du dragon, ananas, fruit du serpent, mangue, papaye, banane….

C’est l’heure du déjeuner ! Voici un des plats traditionnels balinais, le fameux Mie Goreng. Nouilles à la sauce soja, légumes, poulet…

L’après-midi est consacrée au repos et la nuit tombe vite : le bain dans la piscine devient nocturne.

L’humidité est aussi forte dehors que dedans, et nous enveloppe chaudement…

Après diner, nous partageons quelques chamallows grillés avec une famille suédoise…

Exploration dans la jungle

Le lendemain, après un petit déjeuner fruité, nous partons pour un visite des plantations et de la jungle primaire avec un villageois. L’écotourisme, c’est aussi cela : faire profiter à la communauté villageoise de notre passage en recourant à leurs services et en s’intéressant à leur vie quotidienne.

En sortant, un lézard volant nous surprend et se pose sur un cocotier.

Nous croisons la route d’un Râle à poitrine blanche et de quelques Dicées à ventre orange.

En route pour les plantations qui prospèrent sur les pentes fertiles du volcan!

Nous découvrons des girofliers, papayiers, cocotiers mais aussi beaucoup de bananiers…

Les régimes de bananes font la joie des Coq de java, une espèce sauvage endémique de l’archipel de la Sonde et proche de son cousin domestique.

Des caféiers sont cultivés en nombre. Le café balinais est réputé.

Grains de cafés murs

Une fois récoltés, les grains de café sont séchés sur de vastes bâches.

Pour les gourmands, on rencontre aussi des cacaoyers. Voici deux grosses cabosses qui contiennent des fèves de cacao:

Au sol, on trouve des racines de Gingembre, et des cultures d’ananas…

tubercules de gingembre
Plant d’ananas

Nous pénétrons ensuite, après un petit temple, dans la RainForest. Le paysage change totalement…

Des formes étranges nous guettent…

Voici une ambiance vivante :

Nous croisons la route de quelques singes macaques gris, d’écureuils plantains de plantes toxiques, de splendides fougères…

De nombreux papillons colorés volettent ça et là.

Nous retournons dans le domaine de Sarinbuana émerveillés par cette nature forte, en rêvant aux temps anciens où l’île de Bali était totalement sauvage, et où un seul maître régnait sur les forêts : le Tigre de Bali Panthera Tigris balisa, officiellement disparu en 1937…

Tigre de Bali chassé en 1911, The Picture Art Collection
Tigre de Bali, Auteur: Helmut Diller – WWF

A son échelle, l’écolodge essaie d’avoir une empreinte aussi faible que possible sur les forêts balinaises, un engagement que devraient copier le plus d’établissements possibles… En voici quelques exemples… Gageons que nos enfants auront retenu les engagements (

  • nous qui boycottons avec constance l’huile de palme alors que « tous nos copains mangent du Nutella  » 😉

Les Oiseaux de Lanzarote

Repartir en voyage deux ans après l’interruption du périple des obsrêveurs autour du monde, c’est comme retrouver des habitudes là où on les avait laissées… Même valises, mêmes habits fétiches du moins pour les adultes (l’aînée ayant pris 20 cm notamment), mêmes envies de grands espaces et de découverte de cultures nouvelles et de faune insolite…

Le choix d’une île hispanophone fait inconsciemment écho à ce continent latino américain que nous n’avions pas pu découvrir à la fin de notre voyage de 2020…

Les paysages arides et volcaniques de l’île de Lanzarote semblent sans vie au premier abord. De maigres plantes grasses et autres plantes xérophiles (qui aiment la sécheresse) cherchent à survivre aux conditions difficiles : vent, soleil permanent, pluies rares voire quasi absentes selon les endroits. Il n’y presque pas d’arbres à part quelques palmiers sur les hauteurs d’Haría, des figuiers cultivés ici ou là…

Malpais de la Corona. Le « mauvais pays », inculte…sauf pour l’homme ingénieux

Quelques espèces y ont néanmoins élu domicile en s’adaptant à ces conditions. Certaines sont endémiques des îles de l’Atlantique.

Villages et plantations

Ironie de la toponymie, nous nous installons au pied du volcan Corona, près du village d’harda. Mais ici en cette fin avril 2022, grâce à très fort taux de vaccination, l’insouciance face à la pandémie a enfin gagné les habitants.

Voici notre improbable « casa rural » au pied du volcan… et au milieu des maigres cultures gagnées sur la lave.

Aux alentours de notre gîte rural, le Pipit de Berthelot est l’oiseau le plus abondant. Son cri se fait entendre un peu partout.

Plus difficile à voir, la Fauvette à lunettes se cache dans les buissons. Celle-ci a été surprise au village de Maguez en plein nourrissage. Elle récoltait des chenilles sous un figuier pour les apporter dans son nid au cœur d’un buisson.

Plus discrète, surtout repérée à son cri, la Perdrix gambra est ici un gibier. Cela n’en reste pas un bel oiseau!

Dans les villages et sites touristiques, mais aussi dans les grottes de lave, nous trouvons le Moineau espagnol. Il diffère du moineau domestique par son cri mais surtout sa calotte entièrement brune et sa gorge fortement striée de noir.

Jable de Teguise et Famara

Dans les plaines arides, une seule espèce d’Alouette a élu domicile. Il s’agit de l’Alouette pispolette, aussi présente en Espagne, en Afrique du Nord et au Proche Orient.

Son chant flûté, assez voisin de celui de l’Alouette des champs européenne, retentit au petit matin dans la Jable, vaste plaine agricole semi-désertique entre Tao, Famara et Teguise.

Plus discret, le Roselin githagine est de la famille des fringilles. Il se nourrit de graines diverses. Son bec orange est remarquable !

Roselin githagine

Sur les buissons, on trouve aussi assez couramment la Pie-grièche méridionale. C’est une sous-espèce propre aux Canaries qui réside ici : Lanius excubitor koenigi.

Mais l’espèce la plus recherchée de l’île par les ornithologues de passage est surement l’Outarde houbara. Cette grand outarde est assez commune mais sa découverte n’est pas toujours aisé tant son mimétisme est excellent. Que ce soit dans les prairies herbacées…

ou dans les plaines rocailleuses…

Son cou bordé élégamment de noir se confond avec les rochers volcaniques et leurs ombres… Il n’a pas été simple de la trouver!

Plus discret encore, on peut entendre le cri de l’Oedicnème criard. Il ne se sera pas montré cette fois-ci. Ces paysages constituent pour lui un paradis.

Je rêvais de voir le mythique Courvite isabelle mais hélas malgré 6 kilomètres dans les steppes au nord de Playa banca, je n’aurai pas pu prendre de cliché aussi splendide que celui-ci que Stephen Burch aura bien voulu me prêter. Je le remercie pour son blog inspirant.

Courvite isabelle – Cream-colored Courser (c) S. Burch.

Rapaces

5 espèces de rapaces sont nicheuses sur l’île. Les autres espèces observées ne sont que de passage sur la route migratoire qui les mène d’Afrique occidentale à l’Europe : Milans, Busards….

Le plus commun est l’omniprésent Faucon crécerelle Falco tinnunculus dacotiae. Il chasse insectes, rongeurs et lézards.

A deux reprises, nous avons observé le Vautour percnoptère Neophron percnopterus majorensis dont quelques couples nichent sur les falaises. Voici un juvénile présent aux abords d’une décharge agricole.

Sur les falaises est aussi présent le Faucon de Barbarie Falco peregrinus barbarensis. Ce dernier nous a survolé au Mirador del Rio.

On trouve aussi en fin de saison le Faucon d’éléonore sur les îles de la réserve de Chinijo. Enfin, dans le nord de l’île, le Balbuzard pêcheur a élu domicile sur les îlots et pitons rocheux. Nous l’avons observé brièvement avec un poisson dans les serres au dessus d’Orzola mais il n’y aura pas de photo !

Lagunes

Il n’y a pas de lac sur Lanzarote… Le seul bassin artificiel est celui du Golf de Tias mais il était à sec.

Pour observer les oiseaux des milieux aquatiques, il faut se résigner à fréquenter les salines de Janubio, sur la côte sud-ouest de l’île…

Echasses blanches
Tadornes casarcas nicheurs

Voici quelques limicoles migrateurs qui font halte sur les vasières du Port de la ville principale, Arrecife.

Tournepierre à collier
Courlis corlieu
Bécasseaux variables
Gravelot à collier interrompu

Une importante colonie de Hérons gardeboeufs a élu domicile à proximité.

Les golfs sont par contre les seuls endroit où on trouve de la pelouse. Ces milieux sont familiers aux oiseaux migrateurs qui remontent vers l’Europe et ils y trouvent vers et insectes dans la terre … Un terre apportée par bateau qui permet à l’herbe de pousser grâce à un arrosage à l’eau douce issue des usines de désalinisation… Une belle aberration écologique de plus !

Bergeronnette printanière (M. flava thunbergi)
Huppes fasciées

Quelques hirondelles épuisées par le vent fort se terrent au sol.

Hirondelle rustique
Hirondelle de rivage

Sur les côtes, seules deux espèces sont régulièrement visibles au large. Le Puffin cendré, aux allures de petit albatros;

Puffin cendré

…et le Goéland leucophée, version méditerranéen de notre Goéland argenté breton auxquel il était jadis associé par les scientifiques.

Voici une magnifique brochure -en français- éditée pour le compte de la réserve de biosphère sur les espèces pour aller plus loin… et donner envie de découvrir cette réserve de biosphère de l’Atlantique ?

A bientôt pour un rattrapage en deux derniers articles rafraichissant sur l’Islande (2018) avant la suite des aventures à Lanzarote !

Notre rencontre avec le Kiwi, l’oiseau emblème de la Nouvelle-Zélande

Avec la participation de nos jeunes reporters naturalistes Noémie et Romain

14 février 2020.

Dans notre voyage à la découverte des animaux emblématiques de chaque pays, il était inconcevable de ne pas tenter d’observer le Kiwi, oiseau emblématique de la Nouvelle-Zélande. Même les habitants se surnomment eux-mêmes les « Kiwis » ! C’est dire l’importance que revêt cet oiseau pour les néo-zélandais.

Mais c’est une gageure…. La plupart des « Kiwis » n’ont jamais vu de Kiwi… L’oiseau est exclusivement nocturne et farouche. L’entendre est plus commun. Son cri? « Ki – Wiii », bien sûr…

Kiwi mâle, à Kerikeri

Dès le premier jour, nous étudions le kiwi sur notre livre Birds of New Zealand.

Ils n’existent pas que dans les livres… Dans le parc national d’Arthur Pass où nous commençons notre périple, le grand Kiwi tacheté est présent dans les forêts d’altitude… Ce panneau nous fait rêver…

Nous l’entendrons un soir crier. Un bon début!

Vous saurez tout sur les Kiwis !

Cet animal est très populaire. Il suffit de regarder cette photo d’un jeune kiwi pour comprendre les raisons ! « So cute« …

Crédit photo : DOC (Department of Conservation)

Il est inexact de parler « du Kiwi » car il y a cinq espèces de kiwis : en anglais et français :

  • North Island Brown Kiwi / Kiwi de Mantell : assez commun dans l’Ile du Nord
  • Little Spotted Kiwi / Kiwi d’Owen : Petit, rare, dans des îles sanctuaires libres prédateurs
  • Great Spotted Kiwi / Kiwi austral : le plus grand, dans l’Ile du Sud
  • Rowi / Kiwi d’Okarito : le plus rare
  • Tokoeka / Kiwi roa : dans les fjords inaccessibles du Southland

Voici la carte de répartition des espèces de kiwi. La légende est fonction de la couleur du mini kiwi en icône des photos ci-dessus. Le plus rares sont : le Rowi et le Tokoeka, dans l’île du Sud.

Les kiwis sont endémiques, cela veut dire qu’ils sont présents seulement en Nouvelle-Zélande. Ce sont des oiseaux nocturnes, incapables de voler, proches parents des autruches ou des émeus que nous vous avons déjà présentés !

Ils ont des caractéristiques proches des mammifères. Ce sont des oiseaux très spéciaux : leur moelle osseuse est remplie, c’est pour cela qu’il ne peut pas voler !

Les kiwis ont des plumes qui ressemblent à des poils !

La longévité du kiwi est de 30 à 35 ans.

Les kiwis sont les seuls oiseaux qui aient les narines au bout du bec ! Cela leur permet de repérer à l’odeur des petits invertébrés sous le feuillage ou de repérer des baies. Leur bec possède également des capteurs pour repérer les mouvements.

Ils possèdent également de nombreuses vibrisses à la base du bec et au-dessus des yeux, ce qui lui confère un sens tactile développé la nuit. Quel arsenal pour se nourrir de nuit !

Ils se servent aussi de leurs pattes puissantes pour creuser les terriers ou chercher à manger.

Nous présenterons son cycle reproducteur et ses prédateurs dans le prochain paragraphe car on en parle beaucoup au cours de la visite :

Notre visite du centre de conservation des kiwis de Franz Joseph.

Le centre WildLife West Coast présente aux touristes à travers une exposition les différentes espèces de kiwis ainsi que leur action en faveur de la préservation des rares Rowi et Tokoeka)

La visite commence par un secteur sombre où il est possible d’observer de jeunes kiwis vivants qui grandissent ici avant d’être relâchés. Nous en avons vu un. Hélas les photos sont interdites, de toutes façons c’était trop sombre… Voilà à quoi il ressemblait…

(c) Kiwibird, Queenstown

Il se déplace discrètement dans les coins de son enclos. Une sonorisation reproduit les chants des oiseaux forestiers. Il fait nuit dans la pièce car sinon en journée, les visiteurs les verraient toujours dormir. Leur cycle quotidien a été inversé !

Continuer la lecture de « Notre rencontre avec le Kiwi, l’oiseau emblème de la Nouvelle-Zélande »

Fraser’s hill, Malaysia : la mecque de l’ornithologie

Trois jours d’ornithologie et de détente en forêt équatoriale d’altitude

Selamat Datang ! Bienvenue en Malaisie !

A peine arrivés à l’aéroport KLIA (Kuala Lumpur Intern. Airport), nous dormons dans une petite guesthouse et par chance, on nous propose à un tarif correct de nous emmener jusqu’au sommet de Fraser Hill, notre objectif pour cette « escale » de Noël en Malaisie.

Notre chauffeur de taxi, Azlan, déborde d’attentions et nous laisse aller au restaurant, faire nos courses pour les 3 jours prévus dans la foret équatoriale, dans la coquette mais très isolée station de plein air de Fraser’s Hill.

La route est sinueuse comme rarement nous en avons connu. Les coeurs sont mis à rude épreuve. La fin du parcours est une route étroite, surnommée snake road…, en pleine forêt équatoriale.

Bukit Fraser, la colline de Bukit, est un lieu de villégiature prisé surprenant. Très isolé, bien qu’à seulement 100 km de la capitale, le site est un ensemble d’hôtels, de résidences de villégiatures et de cottages très « british », perdus au sommet d’une colline, en pleine dorsale montagneuse équatoriale de la Malaisie. Très humide en saison des pluies, le site était néanmoins très fréquenté par des familles essentiellement, en quête d’air pur, loin des villes.


Le centre du village arbore une belle horloge.

La mosquée rappelle que nous sommes en pays à majorité musulmane. Entendre l’appel à la prière en pleine jungle est aussi déroutant !

Cette localité a la faveur des ornithlogues du monde entier pour son accessibibilté et son charme britannique…

Les premières pluies tropicales arrivent le soir-même, amenant humidité et brouillard.

Notre logis… très humide

Au petit matin, nous nous essayons au trail en pleine jungle le plus proche de notre appartement.

Chaussettes hautes, pantalon et manches longues sont de sortie. Le chemin est glissant, mais le style est là !

Le couvert végétal est très dense et nous ne voyons presque pas d’oiseaux. Des cris de singes gibbons résonnent au loin.

Nous observerons en revanche plusieurs Semnopithèques obscurs. Ce primate ne se rencontre que dans les forêts des péninsules malaises et indochinoises.

Les animaux que nous n’aurions pas aimé voir, ce sont les sangsues qui m’ont rappelé qu’il fallait mettre des chaussettes en laine épaisse et pas une paire synthétique achetée au Décathlon de New Delhi… Car elles sucent au travers !

Ames sensibles, nous avons caché le sang car la sangsue retirée un peu vite provoque une hémorragie…

Le lendemain, nous prenons rendez-vous avec un ornithologue local pour nous accompagner. Son expérience est précieuse pour repérer les oiseaux par leurs cris.

Mésange sultane (Sultane Tit)
Verdin de Hardwicke
Souimanga sombre (Black-throated Sunbird)
Grand Arachnothère (Spider hunt)- friand d’araignées mais aussi de nectar.
Dice à gorge feu (Fire-breasted Flowerpecker)
Garrulaxe mitré  (Chestnut capped Laughingtrush)
Rufous-bellied Swallow Cecropis badia

Mais celui que nous cherchons plus particulièrement est le Trogon à tête rouge. Cette famille d’oiseaux nous fascine depuis notre quête du Quetzal en 2017 au Costa Rica et nous avions été déçus de ne pas avoir observé son unique représentant sud africain, le Trognon narina…

Grâce au guide qui repère son chant, les enfants observent et même photographient leur Graal! La patience est récompensée.

Aux aguets devant le Trogon
Trogon à tête rouge (Red-headed Trogon)

L’excitation est à son comble!

Nous rencontrons ensuite un groupe de photographes de Singapour qui passent une journée d’observation avec un autre guide. Leur méthode est très efficace et quelque peu…discutable. Ils passent en boucle un enregistrement des chants des petits oiseaux forestiers toujours cachés et disposent des vers pour les apater… La définition même de la chasse photographique!

Nous en « profitons » le temps d’une pause dans notre circuit, car c’est une activité très statique. Mais terriblement efficace! Résumé en images…

White-tailed Robin

Sur la même souche… Deux gobemouches très « cute« 

Rufous-browed Flycatcher

Voici le petit peuple des sous bois humides et des mousses ombragées…

Pygmy Cupwing – Pnoepyga pusilla
Streaked Wren-Babbler – Turdinus brevicaudatus
Buff-breasted Babbler

Et l’ambiance des photographes… au bord de la route ! Pas ce que l’on préfère mais quels fascinants petits passereaux qu’on ne verrait jamais sans cela…

Après 4h de traque active ou statique, les enfants s’essaient à une partie de tir à l’arc à 10 mètres. Pas commun en pleine jungle. C’est le contraste de Fraser Hill !

Sur le chemin du retour, nous observons le Grand gobemouche bleu. Une perle de la nature à nouveau !

Grand gobemouche (Large Niltava)

Les enfants concluent cette journée « parfaite » sous le soleil pour ne rien gâcher…

Un message à méditer par tous nos dirigeants…

Et en prenant conscience de la richesse de ces forêts comme ce jour-là, le drame de la déforestation dont nous sommes témoins prend toute sa gravité.

Nous voyons beaucoup d’exemples en Malaisie, l’un des pays les plus tristement déforestés. L’urbanisation est galopante et l’exploitation pour le bois et les coupes pour planter les palmiers sont autant de menaces sans retour pour la faune des sous-bois.

Coupe de bois tropicaux

Il reste encore quelques oasis. Protégeons les à tout prix en les visitant et en refusant le bois tropical ou l’huile de palme !

Fraser Hill.

Mes aventures dans la jungle de Khao Yai en Thaïlande.

Par notre reporter Romain

Nous arrivons au parc national de Khao Yai. Nous partons à la recherche de calaos, de gibbons et d’éléphants. Nous enfilons des grandes chaussettes pour nous protéger des sangsues.

Avant d’entrer dans la jungle, nous admirons le paysage.

Et au détour du chemin… deux calaos bicornes !

Au parking des gardes, il y a des lézards bizarres…

Avant le déjeuner, nous entrons dans la jungle à la recherche des gibbons. Deux espèces habitent cette forêt.

Le chemin est glissant!

Notre guide Tina entend des cris !

Ca y est! Nous avons repéré une famille de Gibbons à mains blanches!

Il y avait un bébé accroché à sa maman.

On voit bien les mains blanches de la maman.
A travers la lunette de la guide

Quel acrobate! On dirait un homme!

J’ai vu aussi un macaque qui est très commun.

Macaque à queue de cochon du Nord

Sur ce chemin nous rencontrons ce gros scorpion !

Nous arrivons près d’une cascade.

Dans la forêt, il y a des serpents mortels! Brrr…

Cette araignée est inoffensive. Ouf !

En fin de journée nous descendons cent marches vers une grande cascade.

Sur la route du retour je vois mon premier porc-épic en liberté!

A l’heure du dîner nous mangeons des nouilles au soja, poulet, noix de cajou et carottes.

Lorsque nous faisons école le lendemain, nous sommes dérangés…

… par un serpent qui capture un lézard dans l’arbre au dessus de nous! Finalement le lézard tombera de sa mâchoire…

Merci de suivre mes aventures! A bientôt!

Bardia ou la quête du tigre

Acte II

Le tigre au Népal

Cette route épuisante vers le Népal, plutôt qu’un avion direct Katmandou, avait pour objectif d’entrer au Népal par l’ouest, où subsistent de vastes espaces naturels vierges. La jungle à livre ouvert comme dans les ouvrages de Rudyard Kipling, habitat d’une population florissante – et croissante – de Tigre du Bengale. Les efforts de conservation du pays pour le félin roi d’Asie ont payé. En 2019, le WWF a communiqué sur l’accroissement de la population de tigres sur le territoire.

Trois parcs accueillent le félin : les plaines herbacées du Shuklaphanta, le tout récent parc national de Banke, encore marginalement ouvert au tourisme, et le parc national de Bardia. L’éloignement à la capitale de ce dernier lui confère une fréquentation bien plus faible que son cousin, le parc national de Chitwan, que nous avions brièvement visité en 2018 sans les enfants.

Le parc national de Bardia offre deux expériences uniques : celle d’effectuer des safaris à pied, avec des guides expérimentés, à la recherche du tigre et des autres animaux, mais aussi celle de naviguer sur la rivière à la recherche des rares Dauphins du Gange, une espèce d’eau douce extrêmement rare et menacée.

Le Tigre du Bengale Panthera tigris est également menacé. Plus que 3900 individus subsistent en liberté dans le sous-continent indien (WWF, 2016). Trois sous-espèces de Tigres ont déjà disparu dans les années 1950 : le tigre de Java, de Bali et de la Caspienne. Trois autres sont en sursis. A la fin du 19ème siècle, quelque 100 000 tigres parcouraient les forêts d’Asie.

D’autres infos et enjeux sur : https://www.wwf.fr/especes-prioritaires/tigre

A l’occasion de la journée nationale de la Protection de la nature en 2018, le Népal a annoncé qu’il compte désormais une population de tigres estimée à 235 individus, soit près du double des 121 individus recensés en 2009. Nous souhaitons participer à cet effort en valorisant le travail des parcs nationaux népalais… et en se donnant la chance d’observer le félin et de donner l’envie à d’autres de tenter leur chance et de soutenir l’écotourisme responsable dans les 3 parcs népalais des jungles du Teraï.

Pas moins de 87 tigres fréquentent le parc national de Bardia, sur 987 km2. Le territoire d’un mâle est de l’ordre de 45 km2. Le mâle parcourt son territoire la journée, évinçant les concurrents et veillant sur ses femelles… Cette concentration impressionnante nous donne bon espoir d’en apercevoir, mais la rencontre reste très aléatoire.

Voir un tigre sauvage reste rare. Un proverbe chinois dit que “quand tu vois un tigre, il t’a déjà vu 1000 fois”…

Pour cette quête, nous nous attachons les services de Hukum. C’est le guide le plus expérimenté du parc. 29 ans bientôt qu’il arpente les hautes herbes et les rives de le rivière Girwa. J’ai découvert son parcours en lisant cet excellent livre. Un français tombé en amour devant le félin, et qui a installé un hôtel près du parc, non loin du « Jungle Base Camp » où nous résidons.

A lire d’urgence!
https://www.amazon.com/qu%C3%AAte-du-tigre-French/dp/1326043862

La marche dans la jungle

Après un jour de repos pour se remettre du voyage et de ventres bien malades, nous nous levons à 6h, buvons un thé sucré (le plus réconfortant que nous ayons bu) et une omelette et partons en direction de la forêt.

1500 m nous séparent de l’entrée du parc. Les villageois vaquent aux travaux des champs avant la fête des lumières, prévue dans 2 jours.

Voir le Tigre, oui, mais pas d’aussi près si possible!

Dès le début, nous entrons dans le vif du sujet. Des crottes de tigre fraîches… Il est passé par là cette nuit et a marqué son territoire.

A peine plus loin, l’odeur d’urine est bien présente et n’échappe à pas au nez expert de notre guide.

La première partie du trek traverse de grandes plaines d’herbes à éléphants, qu’on pourrait aussi appeler ‘herbe à tigres’… Après tous les signes relevés dès les premiers kilomètres ce matin-là, la tension est à son comble.

Plus loin, des cris de cerfs chital signalent la présence d’un fauve dans les hautes herbes… Comme en Inde. Hélas après la mousson, les herbes sont trop hautes.

Un groupe de cerfs axis. Le petit déjeuner du tigre.

La deuxième partie est plus forestière. Là encore, le tigre a marqué son territoire. Des griffes au sol.

La marche a lieu dans le plus grand silence. Nous suivons le rythme à grands pas, ruisselants. La jungle est calme. Tellement peu d’oiseaux, par exemple, par rapport aux mêmes milieux, il y a un an au printemps, en avril.

Des Entelles nous observent. Mais aucune n’alarme.

Après 6 km, nous arrivons au bord de la rivière. Une tour d’observation nous accueille pour les heures chaudes.

L’ombre y est cependant rare. Les vues sur la rivière sont de petites fenêtres entre le feuillage.

Le tigre y est observé régulièrement. Mais jamais tous les jours… La patience est le meilleur atout, parole de guide.

Une heure. Deux heures. Il fait très chaud. Et encore c’est l’hiver. De belles observations de vanneaux, barbus ou papillons peinent à masquer ce mélange d’impatience et d’excitation.

River Lapwing – Vanneau pie, une espèce menacée selon l’UICN
Barbu
Photo de Romain durant l’attente…

Nous vivons l’instant à 100%. Les crayons sont de sortie.

Nous sortons le pique-nique (pomme de terre, chapatis, oeuf) préparé par la femme de Hukum.

Mais soudain, le guide crie : « Hey , Tiger over there… ». Il est 11h30.

Après, tout est question de secondes. Je me précipite, attrape le téléobjectif et mes jumelles. Un coup d’oeil, le Tigre est là, traversant la rivière. Ou plutôt, finissant de la traverser. Il est très loin. Deux secondes. Je tends les jumelles qui tombent par terre. Clic clic clic. Trois photos. Le tigre est parti.

Photo brute. Un fantôme passe au loin

L’observation n’aura que duré 5 secondes. La plupart des autres personnes n’ont hélas pas eu le temps de l’observer.

Cette photo, retouchée, est comme un trophée. Jadis, les chasseurs venaient exercer leur fusil et ramenaient une peau ou une tête. Nous sommes fiers de ramener une photo. Même lointaine.

Nous attendons encore 2h en sus. Tout le monde espère le revoir. Ou une autre femelle se déplaçant sur le territoire. En vain.

Dernière vision

Nous poursuivons vers une autre tour, la chaleur du midi.

Le paysage est ouvert et à chaque instant, on se prend à rêver de voir une silhouette orangée et rayée sortir à pas lents…

Hukum à l’affut

Nous entamons le retour et c’est encore une aventure. Nous longeons la rivière pour espérer surprendre des Rhinocéros unicornes ou un autre tigre.

La rivière Gwaria

C’est l’occasion, ça et là, d’observer quelques oiseaux.

Pygargue à tête grise
Ibis noir

Puis nous nous enfonçons dans les hautes herbes pour un raccourci vers le retour. Nous sommes dans la peau du tigre. Mais n’espérons pas le voir en face à face.

Dernières lueurs
Le guide inscrit « Tigre » sur le relevé des observations…

Nous rentrons épuisés de ces 14 km de marche… avec une petit frustration tout de même de cette trop brève observation, à laquelle s’ajoute une grosse contrariété : la molette des nos jumelles semble faussée et elles sont hors d’usage. Comme si elles ne s’étaient pas remise d’avoir transmis les rayures du tigre jusqu’à nos yeux…

Deuxième jour, deuxième chance

Départ un peu plus tardif, vers 8h30… On ne lâche rien, et continue à faire corps avec la jungle.

Les singes macaques nous encouragent…

Les Entelles vaquent, insouciantes.

Nous allons cette fois directement à la rivière, à nouveau à travers les hautes herbes, où un autre tigre a été observé la veille.

Au bord de l’eau, nous affûtons le tigre à nouveau pendant de longues heures. Seule présence de taille, un Crocodile indien.

Les éléphants d’Asie sauvages sont également passés par là. Nous apprendrons qu’un troupeau de 40 individus est passé non loin de là il y a deux jours.

Trace d’éléphant d’Asie
Au bord de la rivière.

Nous rentrons bredouilles de cette matinée. Pique-nique dans la tour comme la veille, les yeux rivés sur l’endroit où la silhouette du fauve était passée la veille…

Vers 14h, nous rejoignons à pied un secteur boisé et une jeep vient nous chercher pour 3 h de safari plus reposant… La tension monte à nouveau. Nous voulons tellement le voir de près. Croiser son regard…

Nous croisons le regard de nombreux cerfs axis, un cerf Muntjac.

Cerf Muntjac

Nous surprenons un chacal. également.

Quelques oiseaux, un lézard…

Martin-pêcheur commun

Nous loupons un Rhinocéros au bord de cette rivière, vu par un autre véhicule dix minutes plus tôt…

Mais pas de nouveau tigre. Nous aurons eu notre moment, la veille. Il faut le savourer à sa juste valeur. Certains voyageurs croisés sur les chemins ont marché 4 jours sans voir le fauve…

« This is wildlife » se plait à répéter Hukum lors des journées « sans ». Bientôt 30 ans de safaris et il ne sait jamais de quoi sa journée sera faite. La nature nous offre ici ce qu’elle est : généreuse, sauvage mais surtout imprévisible. Cette expérience restera gravée dans nos mémoires. Pas seulement par ces longues journées en immersion sur le territoire du tigre, mais aussi par les moments forts vécus chez Hukum et sa famille, avec qui nous avons partagé le « nouvel an » népalais, les fêtes de Diwali.

Nous en parlerons dans le prochain article !

L’Inde sauvage : Bharatpur et Ranthambore

ou la Quête du Tigre, Acte I

L’agitation étouffante de Delhi, la foule des allées du Taj Mahal, l’anarchies des routes… Les obsrêveurs ont besoin de nature et de grands espaces… et entament en Inde leur quête du plus grand félin de la planète, leTigre…

Bharatpur

Après notre visite d’Agra, nous partons pour la ville de Bharatpur, peu après avoir franchi la frontière nord-est du Rajasthan.

Nous logeons chez l’habitant au « Jungle Lodge », en fait une petitepension familiale. On s’y sent bien. Nous y faisons la connaissance avec une famille belge qui, comme nous voyage et fait l’école sur la route. Suivez les sur : https://lespetitsbourlingueurs.com !

Les enfants sont contents de sortir leurs playmobils. Hélas nos amis d’un soir partent le lendemain pour le Népal – tout comme nous dix jours plus tard, mais leur planning ne nous permettra pas de les revoir. Nous échangeons des bons plans.

Notre hôte prépare de bons petits plats comme l’aloo paratha (pomme de terre et choux fleurs), les chapatis (galettes plates de farine à l’eau grillées) et nous fait découvrir le « curd » maison (sorte de faisselle).

Le jardin abrite un couple de hiboux petits ducs indiens…

A 500 mètres de notre gîte, se trouve l’un des plus petits parcs nationaux indiens, cependant celui -ci est réputé au niveau international pour la richesse de ses oiseaux : le parc national Keoladeo Ghana. Pas de tigre, mais l’un des meilleurs sites d’Asie pour l’avifaune.

Nous partons le matin vers 7h pour pouvoir les observer.

La visite peut se faire à pied mais il fait 30 degrés, même si l’allée principale est à l’ombre, elle fait 10 km aller retour. Aussi nous optons pour l’ornithologie en Rickshaw !

l’entrée du parc

La première partie traverse une zone de savane sèche.

savane sèche

C’est le refuge de dizaines d’espèces de volatiles dont ces Guêpiers d’Orient aux teintes vertes.

L’Aigle criard est ici dans son fief.

Aigle criard

Plusieurs espèces de coucous s’observent en bord de chemin, comme ce Coucou jacobin.

L’observation la plus marquante en zone sèche sera cette petite Chouette chevêche indiennes à l’entrée de son nid. Enfin, après un périple africain sans rapaces nocturnes, de chouettes observations !

Chevêche brame (Athene brama)

L’exploration se poursuit dans un secteur marécageux, écosystème majoritaire du parc. La mousson a été abondante et les niveaux d’eau sont hauts. En hiver, des milliers de canards occupent les lieux. En octobre, ce sont surtout les échassiers qui sont les plus actifs.

La star est le Tantale indien, en anglais « Cigogne painte » (Painted Stork). Son allure bariolée en fait la star du parc, d’autant qu’elle construit son nid au bord de l’axe principal ou se promènent les touristes, majoritairement indiens.

nid de Tantales

De nombreux autres espèces de cigognes, hérons et espèces proches peuvent être observées.

Spatule blanche
Ibis à tête noire
Aigrette intermédiaire
Jeunes Bec-ouverts asiatiques
l’immense héron Goliath
L’ omniprésent Crabier de Gray (Pond heron)
Bihoreau gris

A la source d’eau principale, près d’une table pique-nique, de petites couleuvres attendent les alevins qui sortent du tuyau, pour le régal des yeux de nos jeunes naturalistes !

Les poissons abondants attirent également les cormorans mais aussi de très nombreux Anhingas d’Asie ou « Oiseau serpent ».

Anhinga au cou de serpent
jeunes anhingas affamés
Cormoran de Vieillot

Malgré l’heure chaude, nous ne savons plus où donner de la tête!

Râles, jacanas et vanneaux occupent les herbes flottantes.

Jacana bronzé
Famille de râles à poitrine blanche
le très commun Vanneau indien

La pause d’impose…

Mais dans les arbres, coucous, perruches, huppes, rolliers, martins-pêcheurs et guêpiers donnent le tournis à nos apprentis photographes…

premier Martin-pêcheur de Smyrne de Romain
Guêpiers à queue d’azur
Notre perruche à collier vient d’Inde

Du haut des tours d’observations proches du temple de Keoladeo, on peut observer une colonie de chauves-souris roussettes. Ce seront les seuls mammifères observés en dehors de quelques ongulés (Cerf axis, Nilgault).

La visite tire à sa fin. Une visite hivernale offrirait un spectacle complètement différent, avec des milliers de canards mais aussi des grues.

Mais notre objectif en Inde et au Népal est d’observer le rare Tigre du Bengale. C’est toujours aléatoire et les safaris coûtent cher. Nous avons choisis deux des meilleurs endroits pour l’observer : le parc national de Ranthambore au Rajasthan et le parc national de Bardia au sud du Népal.

Ranthambore

Ce parc national, ancienne réserve de chasse comme la plupart des espaces protégés du sous-continent indien, est composé de jungles montagneuses.

L’entrée principale

Nous partons vers 6h en camion-jeep pour le secteur 1. Ce n’est pas le meilleur secteur mais le Tigre y est néanmoins présent.

Romain a mis un T-shirt Tigre pour l’occasion

Peu après l’entrée nous sommes accueillis par des singes Entelles.

Etre ou ne pas être…

Le secteur imposé est très boisé. Nous traversons quelques rivières et la chance est avec nous : un Hibou pêcheur indien, le Kétoupa brun veille sur une grosse branche.

face à face avec le Kétoupa brun

Mais à peine dix minutes plus tard, l’impensable se produit : Baghera !

Un Léopard venait de traverser la route et nous le voyons s’éloigner à moins de 20 mètres sur la gauche !

Le léopard partage le terrain de chasse du tigre mais est beaucoup plus difficile à observer. Nous sommes extrêmement chanceux et n’en croyons pas nos yeux!

Il est difficile à photographier tant la jungle est dense. Jamais il ne se retournera mais son pas très lent nous permet de l’observer tout de même durant 6 minutes.

Votre notre meilleure photo, de profil.

C’est encore tremblants de cette rencontre mais confiants que nous poursuivons notre quête du Tigre, même si la journée est déjà gagnée !

Le menu du tigre de Bengale est pourtant servi. De nombreux cerf Sambar et cerf Axis (Chital) habitent les sous-bois.

Sambar
Chitals ou Cerfs axis

Les oiseaux sont assez discrets et le Paon règne en roi.

Nous poursuivons vers un secteur plus humide où le tigre pourrait se baigner, aux heures chaudes, mais l’étang est désert. Cigognes et crocodiles peuplent les rives.

Cigogne épiscopale (Wolly – neck Stork)
Crocodile indien.
Varan du Bengale

Mais de tigre point. En rentrant, nous apprendrons qu’il a été observé sur le secteur 2, avec des jeunes… Hélas les safaris organisés par le gouvernement du Rajasthan (Eaux et forêts) concernent un secteur particulier, nous ne pouvons nous y rendre.

Nous espérons ce secteur pour le lendemain matin lors du tirage aléatoire…

Hélas, ce sera à nouveau le secteur 1, et cette fois nous ne verrons rien. Pourtant, à un moment, singes et cerfs alarmaient de la présence d’un félin. Nous patientons mais les hautes herbes ne laissent rien filtrer… Nous rentrons bredouilles. Des compagnons de jeep, revus plus tard à Pushkar nous apprendrons que sur « notre » secteur 1, ils ont vu le tigre a été vu l’après midi-même…

Le monde sauvage ne se commande pas. La nature n’est pas un zoo… Le Tigre du Bengale garde son mystère et nous retenterons notre chance au Népal…

Rencontre avec les Albatros au large du Cap

Compte-rendu en images d’une sortie inoubliable en mer au large du Cap de bonne espérance, avec l’association Capetown Pelagics. Ces sorties d’observations qui ont lieu chaque week-end à 25 miles au large des côtes (si le temps est clément ), permettent d’observer des espèces d’oiseaux marins qui volent entre Atlantique et Pacifique, là où les eaux des deux océans se mélangent.

Il s’agit d’un secteur presque sans égal pour observer à distance raisonnable des côtes des espèces pélagiques, c’est à dire de haute mer – en compétition avec les excellentes croisières au large de Kaikoura en Nouvlle-Zélande.

Le bénéfice de ces sorties non lucratives finance des actions de conservation dans la région du Cap. Une raison de plus pour les soutenir.

Je les recommande vivement pour les ornithologues bien sûr, mais aussi pour tout amoureux de la nature ayant jamais rêvé de côtoyer les plus grands oiseaux du monde (en envergure). Sujets au mal de mer, bien se renseigner (ou s’abstenir…) car cela secoue beaucoup!…

Cliquez sur les images pour agrandir et apprécier l’envergure de ces géants… Plus d’autres volatiles et mammifères !

NamibRand, une réserve naturelle vertueuse

L’ école du désert Nadeet est située dans la réserve naturelle NambiRand. Cette réserve au sud-est du désert du Namib, jouxtant le parc national de Namib Naukluft a pour missions la protection et la conservation de plusieurs biotopes exceptionnels. Il s’agit d’une réserve non lucrative qui se démarque d’autres réserves privées. Elle couvre une superficie de 172000 ha.

Ce 23 août, nous traversons la réserve en partant des Dunes de Sossusvlei et avons pu constater l’abondance de la faune le long de la route C27 qui la traverse. Nous avons eu le privilège de faire de nombreuses rencontres lors de ce trajet :

zèbres des plaines
Autruches
On a cru à une statue !
Autour chanteur pâle
Courvite à deux bandes
Le renard Otocyon (Bat-eared Fox), mangeur de gecko et de sauterelles qu’il repère avec ses oreilles très développées

A proximité de l’école du désert, le camping NamibRand Family Hideout propose seulement 3 emplacements de campings éco-responsables plutôt haut de gamme, isolés dans les contreforts du désert du Namib. Un paradis que nous ne sommes pas près d’oublier.

L’arrivée au « campsite »

L’emplacement est isolé des autres et dispose d’un point d’eau où s’abreuvent essentiellement des Oryx mais aussi quelques Springboks et, matin et soir, des Gangas namaqua, genre de pigeon du désert.

Oryx au campement
Séance démélage de cheveux devant les Oryx!
Gangas namaqua

L’après-midi, c’est repos. Noémie fait la cuisine. Toasts tomate jambon fromage !

Le premier soir, nous partons explorer les environs durant deux heures jusqu’au crépuscule.

Ambiance très très calme, seuls face au Namib et à ses habitants

Zèbres de Burchell
Springbok pensif
Toutes les traces mènent à l’ombre qui sera promise à midi
Vérification de l’identification d’un moineau de désert

Le lendemain, à 7h, nous partons à pied pour une découverte des dunes et des traces d’animaux dans le sable.

Illusion d’optique! Les dunes sont très petites et grimpées en une minute, mais les sensations sont intactes.

Et le panorama à la hauteur.

Le désert du Namib est célèbre pour son sable orangé foncé, dont l’origine est une leçon de géographie passionnante que nous conte notre guide.

Les roches riches en métaux issues du massif du Drakensberg, entre Lesotho et Afrique du Sud, sont chariées après érosion depuis des millions d’années par le fleuve Orange qui y prend sa source. Traversant l’Afrique du Sud, le fleuve Orange dépasse les roches dans son lit jusqu’à l’océan. Le temps a fait son oeuvre et l’Océan atlantique, dont les flots sont poussés par le courant antarctique du Benguela, dépose à son tour ces sables presque rouges sur la cote namibienne. Les vents d’ouest dominants forment ensuite les dunes que nous avons gravies. 2000 km de voyage pour ces grains de sables dont certains, riches en fers, noirs en surface, s’aimantent sous nos yeux stupéfaits.

Le trajet du sable rouge du Namib

Toute aussi intéressante, l’histoire des traces de pattes éphémères que nous suivons sur les dunes : là, une trace d’un vieil Oryx, dont la queue pendante laisse un sillon;

un vieil oryx est passé par là

Ici, celle d’une alouette des dunes, arrivée en vol puis ayant sautillé; ailleurs celle d’un gecko, petit lézard des terres arides.

Gecko

L’auditoire est conquis et les qualités d’observation des enfants sont félicitées.

Nous encourageons les futurs voyageurs à résider dans cette réserve qui promeut l’écotourisme, nous serions bien restés une semaine entière…

C’était notre dernier article sur la Namibie, à bientôt pour nos pérégrinations dans la région du Cap – que nous avons déjà quitté depuis quelques jours en direction du Lesotho.

De plus amples informations sur la réserve : http://www.namibrand.com et le campiste : https://www.nrfhideout.com