Dernière étape de notre séjour sur l’île de Lombok, les plages encore préservées de Selong Belanak nous accueillent le soir de la randonnée des deux derniers jours sur les pentes du Volcan Rinjani. Au détour des derniers virages, la baie s’offre à notre admiration.
A peine arrivés à notre petite résidence, nous rejoignons la plage voisine pour voir s’éteindre les dernières lueurs du jour…
Balade ornithologique matinale
Au lever du Soleil, nous partons explorer la vallée et découvrir les oiseaux qui la peuplent…
C’est l’heure du départ à l’école des enfants du village.
Les troupeaux sont aussi en déplacement aux heures fraîches…
Les abords de la lagune sont le refuge de plusieurs espèces.
La Crabier malais s’envole sur la berge.
Des périophtalmes, ou poissons amphibies se reposent à l’extérieur de l’eau. Ces poissonsrespirent grâce à des branchies, mais possèdent également une respiration cutanée – par la peau – comme les grenouilles.
Quatre espèces de Martin-pêcheurs fréquentent le secteur, dont le Sacred Kingfisher.
Martin-pêcheur sacréMartin-chasseur à collier blanc
…et le Rainbow Bee-eater.
Guêpier arc-en-ciel
Passant un petit col, la vue porte vers la baie très sauvage de Mawi. Seuls les pêcheurs et quelques rares surfeurs épris de milieux sauvages arrivent jusqu’ici… mais aussi les naturalistes curieux. Visite en images :
Le Graal ! C’est la Brève de Lombok, oiseau endémique des forêts préservées de l’île ! Elle reste bien cachée dans les fourrés.
Nous la réentendons un peu plus loin, je siffle le cri et voilà que le magnifique oiseau se perche dans une arbrisseau peu dense !
>> Ecoutez la Brève de Lombok :
Sur la plage, des Sternes huppés pêchent au loin. Romain essaie de photographier les Hirondelles de Java qui chassent et repassent…
La vie à la plage
Dans la journée, nous rejoignons la splendide plage de Selong et son activité incessante. Pêcheurs et locaux sur la partie Sud, où a lieu un combat continental de tir à l’arc Rabatteurs sympathiques pour apprendre à faire du surf, réserver un transat ou acheter un épi de maïs grillé…
Surfeurs débutants et leurs moniteurs lombokiens.Epis de maïs
Dernier coucher de Soleil avant notre retour sur Bali puis Paris…
Les Marchés de rue à Lombok
Dernier matin à Lombok.
Après un petit déjeuner délicieux très coloré:
…nous parcourons avec émerveillement le marché le long des rues principales du village. Oignons, épices, tabac, tomates, couteaux… Un concentré de lumières qui résume bien la vie simple mais haute en couleurs du peuple Sasak.
Le transport au cheval est parfois encore d’usage. On trouve ça très suranné… et en même temps c’est tellement écologique et donc moderne!
Les mosquées sont aussi très colorées.
Les champs de tabac bordent la route et on retrouve l’autre couleur dominante du paysage : le Vert !
Nous embarquons pour 5 heures de Ferry inconfortable. Seul moment du voyage à oublier… Adieu Lombok ! A nous Bali !
Nous profitons d’un matin très zen, après la foule des rues Ubud, centre culturel et touristique de Bali. Nos chambres chez l’habitant se situent autour du temple familial, qui est au coeur de la maison des propriétaires.
Chaque matin les balinais hindous font des offrandes au temple, aux motos, à la maison, aux arbres, aux voisins… Une feuille de palmier tressée, quelques fleurs colorées, un peu de riz, du café… Le tout dans un rituel matinal immuable. C’est un moment de communication avec le monde spirituel. Ces offrandes apaisent les esprits et apportent prospérité et bonne santé à la famille.
Les oiseaux (et les rats ou les singes) en profitent…
Nous prenons le temps de quelques visites : l’ancien Palais Royal d’Ubud de jour…
…puis de nuit pour le spectacle de danse traditionnelle balinaise. Nous assistons aux danses Legong et Barong… un grand (et un peu long!) moment…
La visite du musée d’art balinais Puri Lukisan complète notre découverte de la cité d’Ubud, centre culturel de Bali.
Nous embarquons en debout de matinée pour l’Ile de Nusa Lembongan. Le petit port grouille de voyageurs. Des montagnes de valises s’entassent un peu partout avec un ordre que seuls les balinais semblent maitriser.
Après 25 min de traversée remuante et salée, nous débarquons à pieds nus. C’est un peu de le début de l’aventure…
Nusa Lembongan Seaview
Nous sommes accueillis dans un petit hébergement de taille familiale au sud de l’île, l’hôtel Nusa Lembongan Seaview. Elle est équipée de notre piscine à débordement avec vue sur mer. On avoue, on adore 😉
Le petit déjeuner est pris juste à coté. La famille gérante est aux petits soins.
Une demi-douzaine de bungalows accueillent les vacanciers de tous les coins du monde…
D’autres visiteurs apprécient les lieux… Les oiseaux se nourrissent des donations faites sur les petits autels chaque matin.
Après l’apéritif fruité – le smoothie est la tradition ici!- nous profitons des lueurs du couchant au bord de la côte.
Excursion à Nusa Ceningan
Le lendemain au petit matin je m’éclipse pour apprécier le calme et observer les oiseaux de la Mangrove, près du pont Yellow Bridge.
Le calme et la sérénités emplissent le détroit qui sépares deux îles.
Dans la mangrove, une tour d’observation a été érigée pour observer la faune.
On y domine un chenal où les ramasseurs d’algues ramènent leur récolte.
… mais avec un peu de patience, c’est un autre belle récolte pour mon appareil photo : le splendide Tchitrec azuré, bel oiseau bleu de la famille des Gobemouches se pose sur une branche à proximité.
Plusieurs Zostérops à ventre citron cherchent des moucherons0…
Plus tard en journée toute la famille reprend le sentier du Yellow Bridge pour poursuivre plus loin sur l’île voisine de Ceningan.
A marée haute, les bateaux des pêcheurs attendent leur pilote.
Après une heure de marche le long de la baie, se terminant par une rude montée, nous arrivons à la Pointe ouest de l’ile qui abrite entre deux caps une baie bleue turquoise… Surprise! Plusieurs tortues vertes s’amusent dans les vagues !
Tortue marine
Un peu plus loin, la Pointe Mahana nous accueille pour un déjeuner bien mérité. Les vagues déferlent sur les falaises et atteignent par moment les tables du bar.
La vie des cultivateurs d’Algues
Sur la côte sud où se trouve notre hébergement, pas de plage de rêve. Mais la vie locale est active et un ballet laborieux s’y déroule au rythme des marées. Les derniers habitants ne vivant pas du tourisme sont cultivateurs d’algues. Il y a 20 ans, seuls 5% des autochtones vivaient du tourisme. Aujourd’hui la proportion s’est hélas inversée…
A Marée haute, on devine à peine les champs sous marins.
Puis c’est l’heure ou les premières barques rejoignent les parcelles plantées.
Les algues poussent en eau peu profonde, fixées sur des cordelettes tendues entre de petits piquets.
Le Martin-chasseur à collier blanc les affectionne comme post de chasse. Les trous d’eau sont riches en crabes et autres petits poissons.
Les algues sont sous forme de petites branches molles, sans feuilles. Leur temps de croissance est rapide : 45 jours. La récolte est stockée dans des paniers tressés.
Les paysans de la mer les chargent sur leur dos et plusieurs fois par marée, ramènent leur récolte dans les jardins.
L’urbanisation du moindre lopin de terre ne laisse plus beaucoup de place pour sécher les récoltes. Les plus pauvres cultivateurs sont réduite à les sécher au bout des pistes poussiéreuses.
Une fois récoltées et séchées, les algues sont expédiées aux quatre coins du globe. On en tire une substance gélifiante employée aussi bien dans l’industrie agroalimentaire que dans le secteur cosmétique. Elle permet notamment d’épaissir les glaces et certains produits laitiers, de remplacer les matières grasses dans les aliments allégés et d’agir comme liant naturel dans de nombreux gels et crèmes de beauté.
Nous avons adorer vivre au rythme de ces va et viens, hélas nous pouvons aussi nous sentir coupable de profiter de ces paysages dans des établissements construits pour beaucoup sur d’anciennes propriétés de cultivateurs qui ont désormais migré vers des emplois dans le tourisme… Et d’un autre coté, ils gagnent surement plus dans ces métiers, moins éreintants peut-être mais bien moins authentiques.
Balade et snorkeling auprès des Mangroves
Au deuxième jour, nous quittonscnotre lieu reposant pour traverser La petite île en voiturette en direction de la pointe Est de l’île, bien nommée Mangrove point.
Il y est possible de déambuler dans l’enchevêtrement de racines de palétuviers.
Ces forêts sont la nurserie de centaines d’espèces animales, crabes ou poissons.
Les oiseaux seront par contre discrets.
Nous débouchons justement sur la mer ensuite pour aller directement en explorer les merveilles.
Les courants sont forts et les fonds un peu plus profonds qu’à Amed.
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Mais le nombre de poissons est plus important que partout ailleurs, la Mangrove voisine étant une vraie nurserie.
Les coraux sont néanmoins en bien mauvais état.
Cette plongée clôt notre exploration de l’île de Bali. Après un dernier coucher de Soleil à Mushroom Bay, nous partons pour de nouvelles aventures sur l’île voisine de Lombok!