L’Islande en famille : Elfes et Baleines dans les fjords du Nord…

25 Juillet 2018Juillet 2018 — dernier épisode.
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Nous quittons le lac Myvatn pour rejoindre, encore plus au Nord, le fjord d’ Hauganes. La route traverse des paysage plus verdoyants désormais et aussi plus urbanisés : nous passons par les faubourgs d’Akuyeri, 2ème plus grande agglomération d’Islande avec près de… 19 000 habitants ! Vertigineux;-)

La géographie vue du ciel invite à imaginer les paysages somptueux où nous arrivons en rejoignant le village d’Hauganes.

Nous prévoyons une sortie en petit comité pour observer les Baleines le lendemain.

Mais d’abord, c’est un tout autre voyage qui nous attend, à notre grande surprise!

L’endroit où nous arrivons pour la nuit est emplit d’une grande sérenité.

Bienvenue à Arnarnes Paradise!

Au premier abord une Guesthouse comme n’importe quelle autre …

Avec un petit rappel : nous sommes à la ferme!

Une belle et vaste salle commune, une grand salle de bains commune mais nous sommes presque seuls.

Mais le lieu est habité… par les Elfes !

Quelques elfes des environs…

La propriétaire Eyri est un sacré personnage, à la fois prof de yoga, de méditation, peintre, guérisseuse et messager des elfes. Son diplôme officiel de théologie elfique à Reykjavik est affiché au mur… Ca ne rigole pas.

Un petit message nous attend aussi :

« Bienvenue à Arnarnes ». Ici vous pouvez voir des elfes, des fées et autres créatures de la nature qui, je suis convaincue, habitent tout autour de cette maison.

Les Islandais sont ouverts à l’existence d’une monde parallèle où vivent ces créatures…je suis persuadé que nous ne sommes pas seuls sur Terre… Voici la carte du monde des Elfes…

Notre soirée sera plus terre à terre puisque nous sommes invités à prendre un bain dans un jacuzzi extérieur… Pas de photo désolé !

Une adresse à recommander, vous l’aurez compris!

A la rencontre des Baleines

Le lendemain matin nous avons rendez-vous avec un rêve.

Le petit port d’Hauganes nous accueille et semble encore endormi. Les montagnes ont toujours leurs écharpes.

Nous avons réservé une excursion auprès d’une agence familiale qui affrète un petit bateau pour aller à la encontre des Baleines à bosse qui viennent passer l’été dans les fjords d’Islande.

Nous nous équipons…

Un peu large !

Le premier animal observé n’est pas celui attendu… Un Macareux moine pêche au pied du bateau.

Soudain la promesse de voir nos premières baleines se réalise!

Ce sont des Baleines à bosse. Elles aiment se nourrir dans les eaux polaires après s’être reproduites dans les eaux tropicales ou subtropicales. Elles sont communes durant la période estivale au large de l’Islande. Près de vingt espèces de Baleines ont été observées par les scientifiques autour du pays.

Voici les meilleurs souvenirs captés par notre téléobjectif… Bonne plongée!

Sans vouloir refroidir l’ambiance savez-vous que la chasse à la baleine a encore cours en Islande – mais aussi en Norvège et au Japon? Une tradition d’une autre époque quand on sait les menaces qui pèsent sur les cétacées (réchauffement des eaux, contient de plastique..). Une lueur d’espoir, celle-ci devrait s’arrêter à partir de 2024 en Europe selon une décision récente.

Le trajet retour donne lieu à une halte pour essayer la pêche à la Morue… Ames sensibles s’abstenir. La pêche à la Morue (Cabillaud) reste la première exportation agro alimentaire d’Islande.

Retour sur la terre ferme, le port d’hauganes est accueillant : voici notre table pique-nique trois étoiles!

Une photo souvenir permet de se rendre compte de l’immensité de notre amie du jour…

Puis nous reprenons la route pour une longue journée de road trip qui nous mènera un peu au nord de Reykjavik.

Nous retiendrons les prairies saturées, les successions de fjords et de tunnels… dont celui à sens unique où nous nous sommes retrouvés face à un camion et avons du faire marche arrière dans le noir et le stress. Panique et cauchemar !

Pour se détendre, pause sur la route, les enfants sont rois ici…

Même à l’hôtel, idéal pour se détendre.

Il y en a même pour les ornithologues avec cette famille de Sterne arctique juste derrière la jardin!

Reykjavik Express

Pas de doute que la petite capitale islandaise regorge de centres d’intérêts… Mais notre périple n’avait pas de vocation urbaine… Nous nous quitterons donc sur quelques ambiances « touristiques » montrant les principales attractions touristiques!

Merci d’avoir suivi les 5 épisodes de ce road-trip de 2018 !

Eglise luthérienne d’Hallgrimur
Cathédrale-basilique du Christ-Roi

Prochaine escale moins rafraichissante: Lanzarote au large du Maroc!

L’Islande en famille : Lac Mývatn. Terre de plumes et de feu.

Juillet 2018 — avant dernier épisode–

Nous arrivons des hauts plateaux et une faille immense balafre le paysage. Nous sommes ici sur la faille médio-atlantique qui traverse l’Islande.

A cet endroit les eaux qui descendent du plateau glaciaire arrivent sur des ruptures de pentes monumentales, créant ici les chutes d’eau les plus puissantes du pays. L’eau de la rivière Jökulsá á Fjöllum tombe sur plus de 44 mètres, et selon un débit moyen de 193 m³/s.

Deux autres chutes sont visibles en amont dans un paysage sauvage et volcanique, comme en témoigne la couleur rouille des roches basaltiques.

En rejoignant les abords du lac Mývatn, nous croisons quelques rennes sauvages Jadis importés de Norvège, ils ne sont pas autochtones.

Voici le lac Mývatn, « lac des mouches » en islandais. En effet, à la belle saison, des millions de moucherons (simulies) peuvent localement gâcher les balades…

Nous nous installons à Reykjahlíð dans un petit bungalow à proximité immédiate d’anciennes croûtes de lave. Impressionnant décor!

Au pied du cabanon, une Bécassine cherche à nous éloigner de son poussin !

Rare observation qui nous rappelle que les terres arctiques sont le paradis estival de nombreux oiseaux migrateurs.

Pluviers, Barges, Bécassines, Bécasseaux et autre Chevaliers traversent la France pour aller se reproduire autour du Cercle polaire où la nourriture abonde durant le court été arctique.

Pluvier doré

Le lac Myvatn est connu pour abriter de nombreuses espèces de canards. Parmi celles-ci, le plus emblématique est le Garrot d’Islande. En Europe, on ne le trouve qu’en Islande où il est sédentaite, mais il est bien présent au Canada aussi.

Son nid, habituellement placé dans un trou d’arbre, est remplacé en Islande par des cavités minérales (crevasse de falaise ou de champ de lave).

Voici une autre espèce emblématique d’Islande, rarement observé en plumage estival en France : Le Grèbe esclavon.

Hverir et Namafjall

Nous quittons pour quelques heures les rives du lac pour explorer les sites géothermiques à proximité. L’un des plus surprenant est celui de Hverir que visu visitons tôt le matin pour éviter les foules.

Le décor est somptueux. Une balade sur la planète mars ne dot pas être beaucoup plus dépaysant ! Des solfatares (émanations de gaz sulfureux) et des mares de boues se succèdent et émettent des fumerolles qui confèrent une ambiance mystérieuse au site.

Les futurs obsreveurs rêvent d’un bain chaud mais il faudra changer d’endroit, car la température est un peu élevée et le bain de boue pas si engageant…

En prenant un peu de hauteur jusqu’au sommet du Namafjall, nous prenons la mesure de l’environnement volcanique hostile aux alentours. Nous sommes dans l’ensemble volcanique du Krafla.

Namafjall

Krafla et Leirhnjukur

Nous nous rendons justement après aux abords du volcan Krafla. Il a récemment été en éruption et une très longue coulée de lave encore noir ébène s’écoule du flanc nord. Voici le site majestueux du Leirhnjukur.

Coulée de lave du Krafla

Le souffle du magma encore présent sous la croûte de lave est encore chaud.

La caldeira voisine est remplie par un vaste lac.

Mais pour la toilette, mieux vaux préférer un douche d’eau chaude naturelle géothermique 😉

Dimmuborgir et Hverfall

Déformation de cartographe, impossible de passer à coté d’un volcan si parfait à la photo aérienne… On imagine la puissance de l’éruption aux dimensions du cratère…

Pour accéder à Hverfjall, le plus simple est de partir du site touristique de Dimmuborgir. De curieuses arches sont visibles au milieu des fourrés de bouleaux nains. Cet étrange labyrinthe d’amoncellements ruiniformes d’il y a deux mille ans sont les restes d’un lac… de lave!

Trois kilomètres plus loin, la base du volcan Hverfjall nous attend.

Renseignement pris, cet énorme volcan explosif s’est formé il y a deux mille cinq cents ans. On a pourtant l’impression de marcher dans des cendres fraiches sur ses pentes.

Le tour du cratère fait presque 2 km ! Calculez son rayon 😉

Démotivés pour faire demi-tour, nous rejoindrons directement à pied le camping après 4km à travers les buissons de jeunes saules. Je récupèrerai la voiture au parking de Dimmuborgir en faisant du « stop »… Option gagnante, un rare Faucon gerfaut est posé en bord de route juste avant le parking!

Le secteur du lac Myvatn est une alternative de choix au traditionnel « triangle d’or » touristique proche de Reykjavik. A ne pas louper pour les naturalistes tout autant que les volcanologues en herbe !

Dernière tranche de voyage… Le Nord, ses elfes et ses baleines…

Les Oiseaux de Lanzarote

Repartir en voyage deux ans après l’interruption du périple des obsrêveurs autour du monde, c’est comme retrouver des habitudes là où on les avait laissées… Même valises, mêmes habits fétiches du moins pour les adultes (l’aînée ayant pris 20 cm notamment), mêmes envies de grands espaces et de découverte de cultures nouvelles et de faune insolite…

Le choix d’une île hispanophone fait inconsciemment écho à ce continent latino américain que nous n’avions pas pu découvrir à la fin de notre voyage de 2020…

Les paysages arides et volcaniques de l’île de Lanzarote semblent sans vie au premier abord. De maigres plantes grasses et autres plantes xérophiles (qui aiment la sécheresse) cherchent à survivre aux conditions difficiles : vent, soleil permanent, pluies rares voire quasi absentes selon les endroits. Il n’y presque pas d’arbres à part quelques palmiers sur les hauteurs d’Haría, des figuiers cultivés ici ou là…

Malpais de la Corona. Le « mauvais pays », inculte…sauf pour l’homme ingénieux

Quelques espèces y ont néanmoins élu domicile en s’adaptant à ces conditions. Certaines sont endémiques des îles de l’Atlantique.

Villages et plantations

Ironie de la toponymie, nous nous installons au pied du volcan Corona, près du village d’harda. Mais ici en cette fin avril 2022, grâce à très fort taux de vaccination, l’insouciance face à la pandémie a enfin gagné les habitants.

Voici notre improbable « casa rural » au pied du volcan… et au milieu des maigres cultures gagnées sur la lave.

Aux alentours de notre gîte rural, le Pipit de Berthelot est l’oiseau le plus abondant. Son cri se fait entendre un peu partout.

Plus difficile à voir, la Fauvette à lunettes se cache dans les buissons. Celle-ci a été surprise au village de Maguez en plein nourrissage. Elle récoltait des chenilles sous un figuier pour les apporter dans son nid au cœur d’un buisson.

Plus discrète, surtout repérée à son cri, la Perdrix gambra est ici un gibier. Cela n’en reste pas un bel oiseau!

Dans les villages et sites touristiques, mais aussi dans les grottes de lave, nous trouvons le Moineau espagnol. Il diffère du moineau domestique par son cri mais surtout sa calotte entièrement brune et sa gorge fortement striée de noir.

Jable de Teguise et Famara

Dans les plaines arides, une seule espèce d’Alouette a élu domicile. Il s’agit de l’Alouette pispolette, aussi présente en Espagne, en Afrique du Nord et au Proche Orient.

Son chant flûté, assez voisin de celui de l’Alouette des champs européenne, retentit au petit matin dans la Jable, vaste plaine agricole semi-désertique entre Tao, Famara et Teguise.

Plus discret, le Roselin githagine est de la famille des fringilles. Il se nourrit de graines diverses. Son bec orange est remarquable !

Roselin githagine

Sur les buissons, on trouve aussi assez couramment la Pie-grièche méridionale. C’est une sous-espèce propre aux Canaries qui réside ici : Lanius excubitor koenigi.

Mais l’espèce la plus recherchée de l’île par les ornithologues de passage est surement l’Outarde houbara. Cette grand outarde est assez commune mais sa découverte n’est pas toujours aisé tant son mimétisme est excellent. Que ce soit dans les prairies herbacées…

ou dans les plaines rocailleuses…

Son cou bordé élégamment de noir se confond avec les rochers volcaniques et leurs ombres… Il n’a pas été simple de la trouver!

Plus discret encore, on peut entendre le cri de l’Oedicnème criard. Il ne se sera pas montré cette fois-ci. Ces paysages constituent pour lui un paradis.

Je rêvais de voir le mythique Courvite isabelle mais hélas malgré 6 kilomètres dans les steppes au nord de Playa banca, je n’aurai pas pu prendre de cliché aussi splendide que celui-ci que Stephen Burch aura bien voulu me prêter. Je le remercie pour son blog inspirant.

Courvite isabelle – Cream-colored Courser (c) S. Burch.

Rapaces

5 espèces de rapaces sont nicheuses sur l’île. Les autres espèces observées ne sont que de passage sur la route migratoire qui les mène d’Afrique occidentale à l’Europe : Milans, Busards….

Le plus commun est l’omniprésent Faucon crécerelle Falco tinnunculus dacotiae. Il chasse insectes, rongeurs et lézards.

A deux reprises, nous avons observé le Vautour percnoptère Neophron percnopterus majorensis dont quelques couples nichent sur les falaises. Voici un juvénile présent aux abords d’une décharge agricole.

Sur les falaises est aussi présent le Faucon de Barbarie Falco peregrinus barbarensis. Ce dernier nous a survolé au Mirador del Rio.

On trouve aussi en fin de saison le Faucon d’éléonore sur les îles de la réserve de Chinijo. Enfin, dans le nord de l’île, le Balbuzard pêcheur a élu domicile sur les îlots et pitons rocheux. Nous l’avons observé brièvement avec un poisson dans les serres au dessus d’Orzola mais il n’y aura pas de photo !

Lagunes

Il n’y a pas de lac sur Lanzarote… Le seul bassin artificiel est celui du Golf de Tias mais il était à sec.

Pour observer les oiseaux des milieux aquatiques, il faut se résigner à fréquenter les salines de Janubio, sur la côte sud-ouest de l’île…

Echasses blanches
Tadornes casarcas nicheurs

Voici quelques limicoles migrateurs qui font halte sur les vasières du Port de la ville principale, Arrecife.

Tournepierre à collier
Courlis corlieu
Bécasseaux variables
Gravelot à collier interrompu

Une importante colonie de Hérons gardeboeufs a élu domicile à proximité.

Les golfs sont par contre les seuls endroit où on trouve de la pelouse. Ces milieux sont familiers aux oiseaux migrateurs qui remontent vers l’Europe et ils y trouvent vers et insectes dans la terre … Un terre apportée par bateau qui permet à l’herbe de pousser grâce à un arrosage à l’eau douce issue des usines de désalinisation… Une belle aberration écologique de plus !

Bergeronnette printanière (M. flava thunbergi)
Huppes fasciées

Quelques hirondelles épuisées par le vent fort se terrent au sol.

Hirondelle rustique
Hirondelle de rivage

Sur les côtes, seules deux espèces sont régulièrement visibles au large. Le Puffin cendré, aux allures de petit albatros;

Puffin cendré

…et le Goéland leucophée, version méditerranéen de notre Goéland argenté breton auxquel il était jadis associé par les scientifiques.

Voici une magnifique brochure -en français- éditée pour le compte de la réserve de biosphère sur les espèces pour aller plus loin… et donner envie de découvrir cette réserve de biosphère de l’Atlantique ?

A bientôt pour un rattrapage en deux derniers articles rafraichissant sur l’Islande (2018) avant la suite des aventures à Lanzarote !

L’Islande en famille : A l’assaut du Snaefjell

En ces temps où le voyage s’écrit entre parenthèses, nous terminons le récit en images de notre périple islandais de 2018…

Premiers épisodes ici : http://obsreveurs.fr/index.php/2019/03/10/lislande-en-famille1/

puis : http://obsreveurs.fr/index.php/2019/04/18/lislande-en-famille-vik-et-les-iles-vestmann/

et enfin : http://obsreveurs.fr/index.php/2019/06/25/lislande-en-famille-les-glaciers-du-parc-de-skaftafell/

4 ème chapitre : L’ouest du pays.

Nous quittons les contreforts sud du massif glaciaire au niveau de la petite ville portuaire de Höfn, capitale du Homard… Le ciel est dégagé et ce sera une des journées les plus lumineuses du séjour.

Höfn et les glaciers

La route serpente le long de la côte sud qui se creuse désormais de plusieurs fjords qu’il faut contourner au prix de nombreux kilomètres.

Début de la côte rocheuse

La Sterne arctique nous survole ça et là et près d’une colonie, nous surprenons le passage éclair d’un Faucon gerfaut !

Sterne arctique

Une pause au bord de l’Océan nous offre enfin la chance d’observer le Canard le plus rare d’Europe, présent uniquement dans cette île volcanique : l’Arlequin plongeur. Il passe le printemps dans les rivières d’eau douce des hauts plateaux avant de se rassembler dès le mois de juillet jusqu’à la mauvaise saison sur les côtes. Une première !

Arlequin plongeur mâle

Pour ne pas avoir loué une 4×4 Duster pour rien, nous empruntons le raccourci partiellement non revêtu de la vallée d’ Oxi (Route 939) pour rejoindre les abords de la ville d’Egilsstaðir.

Après une nuit en chambre d’hôte, c’est l’heure de la surprise : Nous choisissons de marquer une pause en allant à la piscine municipale. Bains chauds, brûlants et glacés au menu. A l’islandaise !

Requinqués, après un pique nique au bord du lac, une petite marche d’une heure nous conduit à la célèbre cascade d’Hengifoss.

Le basalte n’a pas cédé aux assauts du temps et forme un écrin d’ébène autour de la cascade; on peut voir les dépôts de cendres des différentes éruptions historiques, teintés de rouille par les oxydes de fer.

Ca fait bizarre de voir la taille des enfants 😉 Non pas par rapport à la cascade, mais par rapport à 2022 !

Dernier regard en arrière et il est temps de monter sur les hauts plateaux volcaniques pour retrouver notre hébergement du soir.

Changement de décor à nouveau. Les fragiles mousses ont des reflets vert fluorescents. Elles poussent sur un substrat volcanique peu fertile et sont, avec quelques herbes rares, les seules formes de végétation à cette altitude (950 m).

Nous sommes aux abords du refuge Snaefjell. Première nuit en refuge pour les enfants qui n’auront pas froid dans leurs gros duvets… La pièce est surchauffée…

La nuit arrive (euh en fait non, le jour est permanent en juillet à cette latitude !). Voici la lumière à 23h…

Au petit matin, départ pour la randonnée. Le temps est au beau !

Après 2h de marche, nous marquons une pause pour un sandwich. Les enfants jouent aux playmbobils dans une maison de pierre.

Nous plongeons notre regard dans l’immensité des paysages; à l’horizon Sud s’étend l’immense calotte glaciaire du du Vatnajökull.

Nous repartons à l’assaut du sommet. Le temps est calme mais quelques nuages lèchent le sommet. Le temps peut vite changer et les pentes terminales sont verglacées : nous ne pouvons pas prendre de risque, avec des enfants de 6 et 9 ans, de se retrouver dans le brouillard au sommet sur des pentes gelées. Nous nous arrêtons au pied du sommet sans regrets.

Le sommet du Snaefjell

De retour au refuge, nous reprenons la voiture. La piste chaotique parcourt durant de nombreux kilomètres les hauts plateaux islandais. Le paysage lunaire volcanique est digne des confins du Mordor

Riding on the Moon

Le paysage austère s’ouvre soudain vers un paysage de lacs et de prairies et tel une oasis, le village de Möðrudalur nous accueille. Presque irréel.

Village n’est pas le mot. Une ferme, un camping, un gîte de groupe, un café où errent quelques backpackers.

Ici même les toits sont recouverts d’herbes, pied de nez aux alentours désertiques.

A notre surprise, de jeunes Renards polaires s’amusent dans le village. A priori pas très sauvages…

Pas plus que ce Faucon gerfaut empaillé qui semble regarder le paysage dans le hall de l’auberge de jeunesse…

Nous espérons voir ce mythique rapace en chair et en plumes durant nos cinq derniers jours, notamment dès le lendemain au bord du Lac Myvatn… A suivre !

Les femmes de pouvoir en Nouvelle Zélande

Savez-vous que la Nouvelle-Zélande a été le premier pays à accorder le droit de vote aux femmes, au XIXème siècle, bien avant d’autres états européens (51 ans avant la France par exemple) ?

Grâce à une pétition historique signée par de nombreuses femmes, les Néozélandaises se déplacent aux urnes pour la première fois le 28 novembre 1893.

A l’époque, Kate Sheppard est une militante féministe. Elle se bat pour l’obtention du droit de vote des femmes et pour l’interdiction de l’alcool. Elle est maintenant immortalisée sur les billets bleus de 10 dollars.

Actuellement, ce sont trois femmes qui occupent les postes de premier rang pour le pays :

Elisabeth II est le chef de l’Etat en tant que monarque. En son absence, elle est représentée par son gouverneur général, Patsy Reddy.

La première ministre se nomme Jacinda Ardern. Elle a 41 ans. Depuis 2017, c’est la plus jeune femme à occuper ce poste. Durant le confinement, elle apparaissait tous les jours à la télévision pour annoncer les chiffres et les mesures prises pour combattre le virus. Elle est connue dans le monde entier.

Elle habite à Wellington, dans la capitale du pays, où se trouve le Parlement. Nous ne l’avons pas croisée lors de notre visite…

Le Parlement a une architecture spéciale et facilement reconnaissable alliant la modernité et le style néoclassique édouardien.

L’aile exécutive (à gauche), appelée la « ruche » (the Beehive) en raison de sa forme, fut conçue par Sir Basil Spence, un des meilleurs architectes de la couronne britannique . Elle fut inaugurée par la Reine Elisabeth II en 1977.

Ce bâtiment comporte 10 étages; il héberge les bureaux de la première Ministre et des ministres du cabinet. Au 1er étage, il y a une immense salle de réception pour les banquets officiels pouvant accueillir jusqu’à 300 invités.

Parlement de Nouvelle-Zélande

Il a été rénové avec des normes parasismiques très précises. Heureusement car un tremblement de terre de magnitude 5,8 a été ressenti lors de notre voyage en 2020.

Pour l’anecdote, ce jour-là la première ministre était en interview et a gardé son calme durant les secousses sismiques comme on le voit à la 17e seconde de cette video

https://www.youtube.com/watch?v=Da0KoMrh_5E

Noémie et les Obsrêveurs vous souhaitent une très belle journée de la femme!

PS : merci à notre jeune lectrice Suzanne de nous avoir encouragés à terminer cet article !

Sources: Wikipédia; documentation officielle pour la visite du Parlement à Wellington.

Rendez-vous au Festival des Globe-trotters!

Evénement incontournable des amoureux du voyage et des films d’aventure, le 33ème festival des Globe trotters de Massy de l’association ABM se tiendra du 10 au 12 septembre 2021.

33e Festival des Globe-Trotters du 10 au 12 septembre à l’Opéra de Massy

Un festival qui a plus de 33 ans! Et toujours le même désir de rassembler amis voyageurs et aventuriers autour d’une passion commune : le voyage, le temps d’un week-end à l’Opéra ! 
Un festival pour rêver, se documenter, échanger dans un esprit de tolérance, réfléchir aussi. Car après cette année compliquée, ce monde dont nous aimons tant parcourir les sentiers, ces peuples que nous croisons, qui nous accueillent et dont nous admirons les traditions, nous ont manqué. Alors voici l’occasion d’en parler, de se retrouver ?
Du 10 au 12 septembre 2021, le Festival des Globe-trotters ouvre ses portes pour une édition placée sous le signe du rêve, de l’évasion, de l’aventure, de rencontres authentiques entre voyageurs. 
Au programme, la diffusion d’une vingtaine de films à la découverte de la nature, des hommes et des femmes qui vivent en harmonie avec elle, la protègent, comme la Kirghizie à la recherche de la panthère des neiges, ou la Birmanie pour retrouver la doyenne du monde, en suivant les traces d’Etienne Druon en Amazonie.  
Des voyages initiatiques, dont on sort grandi, des réalisateurs et photographes qui souhaitent avant tout partager leur passion, provoquer le dialogue, débats et échanges et communiquer leur enthousiasme. Parler aussi de notre place de voyageur dans le monde si fragile.

ABM

Nous n’en avons loupé aucun depuis 2016, sauf en 2019 où nous étions en Afrique du Sud, pour une rentrée peu ordinaire...

Suivis de questions au public, ces projections de films de voyage sont toujours des moments forts de partages. La cadre d’un amphitéâtre d’opéra moderne est grandiose.

Après y avoir vu et discuté avec Alexandre et Sonia Poussin, la famille Sixenroute, ou même le Chef papou Mundiya Kepanga, nous avions rêvé, sans trop y croire, de monter nous aussi sur scène après notre voyage, mais pour quel film?

Amateurs, seulement équipés d’une GoPro, nous avons peu filmé durant notre tour du monde, préférant la photographie. Sauf durant le trek que nous avions planifié au Népal, où nous nous sommes pris au jeu de l’image animée.

De cette épopée, relatée sur notre blog, nous avons commencé à monter un petit film sur iMovie lors du confinement en Nouvelle-Zélande, puis il s’est étoffé et par le plus grand des hasards, il dure exactement 53min, soit le timing d’un documentaire TV 😉

Nous serons fiers de vous le présenter tous les 4, le Samedi 11 septembre à 10h30.

Son titre?

ANNAPURNA PREMIER 5000 !

Un clin d’oeil à l’équipe victorieuse du sommet des Annapurnas en 1950 par Maurice Herzog et Louis Lachenal, dont les aventures à plus de 8000 m nous ont inspiré… Notre expédition était plus modeste mais nous avons marché au pied des Annapurnas durant 85 km et gravi notre premier col à plus de 5400… avec deux enfants de 10 et 7 ans, ce qi n’est pas si banal…

Une vingtaine d’autres films sont projetés tout le WE, il est possible de ne s’inscrire que pour la journée du samedi, ou la journée + la soirée, ou tout le WE pour les accros !

Quoi de mieux pour s’évader dès la rentrée?

Voici le programme: https://www.festivaldesglobetrotters.fr/images/Programme_Fest33_léger.pdf

Une salle accueille également les voyageurs ou festivaliers pour discuter voyages et partager des bons plans, nous y présenterons sur un stand nos albums photos et serons là pour échanger sur notre voyage.

Pour réserver, c’est en ligne avant le 1er septembre! Enfants de moins de 12 ans gratuits. Pass sanitaire requis, comme pour toute manifestation en salle…

https://www.abm.fr/index.php?option=com_eventbooking&view=category&layout=timeline&id=23&Itemid=6324&lang=fr

Pour ceux qui ne peuvent pas venir, un lien privé Youtube sera diffusé après la projection à ceux qui nous le demanderont… (par tél, mail, messenger, commentaire…)

Bonne rentrée à tous!

A bientôt !

les Obsrêveurs

Revivre et Partager notre voyage durant la pandémie…

Voici un an que nous sommes rentrés de Nouvelle-Zélande et de ce voyage en famille de plus de 10 mois.

Difficile de partager notre vécu, nos émotions durant cette année particulière qui a suivi notre voyage. La pandémie, les soucis de chacun, les restrictions de contacts sociaux ont été autant de freins pour partager de vive voix nos aventures avec vous…

Alors nous avons essayé de partager ou de revivre les moments forts d’autre manière…

Revues et magazines

La revue Cram cram

En Novembre, les enfants ont participé à la rédaction du reportage principal de la revue Cram Cram. C’est une belle revue pour les enfants voyageurs ou curieux de voyages qui est éditée par une famille bretonne.

Pas moins de 8 doubles pages consacrées à nos aventures d’août 2019 en Namibie, un pays magnifique que nous avons beaucoup apprécié.

Elle est superbement illustrée. Pour l’acheter, c’est ici !

GeoAdo

Connaissez-vous GeoAdo? c’est le magazine des ados qui voyagent! Reportages vécus, articles sur les jeunes du monde, sur divers sujets d’actualité autour de la planète… Le CDI du collège de Noémie était abonné, nous avons aussi découvert cette revue à la bibliothèque. Une famille présente en même temps que nous en confinement en Nouvelle-Zélande avait écrit un article.

Notre reportage a été publié en octobre 2021…

Le magazine d’ABM,  » Globe trotters « 

… et enfin pour les adultes… Un petit récit de notre épique quête du Tigre dans la jungle du Népal. Un moment fort partagé avec les lecteurs de la revue de l’association ABM (aventuriers du bout du monde). Cette association nous a inspiré dans nos préparatifs de voyages et permis de rencontrer aussi des amis aux mêmes aspirations… et à qui nous souhaitons un bon voyage à leur tour à la rentrée ! Ils se reconnaitront…

Albums et cadres photos

Le blog a connu un coup d’arrêt en fin de voyage… Mais depuis, c’est le support papier qui prend la suite.

4 premiers albums créés en ligne sur Cewe.fr ont vu le jour :

  • Les Animaux (mammifères et reptiles) au format A3 panorama
  • Les Oiseaux en format A3 panorama.
  • L’Album du tour du monde de Romain (A4)
  • L’Album du tour du monde de Noémie

Nous avons fait encore peu d’agrandissements photo mais les enfants ont quand même un petit méli mélo de photos 10×15 inspirantes dans leurs chambres… ainsi que deux cadres 20×30.

Puzzles

Deux puzzles pour se plonger durant des heures dans les moindres détails de scènes marquantes… 😉

Nous sommes venus à bout de celui-ci après avoir posé ses 1000 pièces, dont une moitié par Romain, devenu expert en la matière grâce à sa grand-mère!

Puzzle Cewe – Ravensburger : Au col de Thorong La, Népal.

En papier également, un album papier commencé avant le voyage racontant les préparatifs 3 ans avant le départ…

Et enfin, un film !

Si vous avez lu jusqu’au bout, vous aurez ce scoop : Nous avons le plaisir de vous annoncer la projection de notre modeste film « Annapurna, premier 5000 » (53 min) qui sera présenté dans la grand Amphithéâtre de l’Opéra de Massy le Samedi 11 septembre à 10h30.

C’est l’histoire « animée » de notre aventure sportive et humaine dans l’Himalaya népalais.

Ce sera dans le cadre du festival des Globe-trotters organisé par l’association ABM. Un festival de films amateurs ou semi professionnels de voyages que nous n’avons manqué qu’en 2019… Nous étions alors en Afrique du Sud 😉

Réservations avant le 1er septembre (16 euros/adulte, se renseigner pour les enfants, je crois gratuits)… Restauration possible sur place! Nous tiendrons un stand pour présenter nos albums photos et discuter du voyage, entre deux films tout cas !

https://www.abm.fr/index.php?option=com_eventbooking&view=category&layout=timeline&id=23&Itemid=6324&lang=fr

Nous espérons vous voir pour partager ces souvenirs dès la rentrée… Au festival ou ailleurs…

En attendant bonnes vacances à tous ! Ce sera en France pour nous, sur les sentiers alpins…

Les Obsrêveurs

Le bestiaire des Mammifères observés durant notre voyage

Il est souvent question d’oiseaux dans ce blog, mais ce voyage a également été l’occasion d’observer de nombreuses espèces de mammifères, 78 selon notre dernière liste…

Voici une galerie photo de (presque) tous les mammifères identifiés par les obsrêveurs sur 3 continents ! En attendant de poursuivre l’aventure dans quelques années…

A bientôt pour un petit bilan de notre voyage… PResqu’un an après le début de notre « confinement » en Nouvelle-Zélande !

Aux origines du monde… De Taupo à Rotorua

Dernière étape de notre long périple… Nous voici le 10 juin. L’automne est bien là – notre deuxième automne en 8 mois – et nous retrouvons les premières gelées matinales. Nous quittons le lac Taupo.

Non sans avoir jeté un oeil aux palmipèdes qui se reposent au petit port de plaisance de Motorua.

Groupe de Fuligules de Nouvelle-Zélande
Mâle
Cormoran varié
Goéland dominicain
Grèbe de Nouvelle-Zélande

Puis nous marquons une pause obligée à Huka Falls, où la rivière Waikato s’engouffre dans une faille resserrant son débit pour le plaisir des yeux… et des bateaux à sensation en haute saison.

La rivière Waikato s’infléchit ensuite vers l’Ouest alors que la zone volcanique se poursuit vers le Nord Est, jusqu’à la baie de l’abondance (Bay of Plenty). De nombreux sites géothermiques se succèdent.

Après le site d’Orakei Korako visité en mars (http://obsreveurs.fr/index.php/2020/08/02/la-vallee-secrete-dorakei-korako/), voici celui de Craters of the Moon que nous visitons brièvement sur notre chemin vers le Nord. Il avait le mérité d’être bon marché !

Dans une vaste plaine aux allures finlandaises, la terre expulse de partout son trop plein de chaleur.

Un ancien volcan domine la plaine en arrière plan.

Les fumerolles sortent des fissures de la croute terrestre. Le magma en fusion n’est pas si loin sous nos pieds. Des zones s’effondrent régulièrement, remodelant ainsi le paysage.

C’est impressionnant quand même !

Après une heure de route, nous arrivons pour quatre jours à Rotorua, capitale de la région de Bay of Plenty . C’est surtout le principal centre touristique de l’île du Nord, pourtant vidé de ses visiteurs en ces temps de pandémie.

Office du tourisme de Rotorua

En plein centre ville, dans le Parc Kuirau, les barrières protègent de mares de boues brulantes…

Les Kiwis ont deux passions : le Rugby…

…et les oiseaux !

Wai o Tapu en visite « privée »…

Nous consacrons le lendemain à la visite d’un des joyaux naturels de l’île du Nord : le site géothermique de Wai-o-Tapu. D’habitude bondé (la taille des parkings ne trompe pas), il est bien sûr presque désert en cette étrange période. Une sensation d’être des invités tant nous sommes seuls… Mais nous rencontrons néanmoins deux familles françaises égarées comme nous aux antipodes…

Nous avons tout loisir de déambuler dans les chemins parcourant la dizaine d’attractions naturelles qu’offre le parc géothermique.

La journée a commencé par le spectacle offert par un bien curieux Geyser, appelé Lady Knox. C’est un geyser « semi-naturel » car il nécessite l’intervention de l’homme pour se donner en spectacle… Un « assistant » introduit quelques paillettes de savon pour rompre l’équilibre hydrostatique et le geyser rentre en « éruption » devant les yeux des visiteurs… Un peu kitsch mais impressionnant quand même…

Si la vidéo ne marche pas : voici le suspense dévoilé !

Nous rejoignons la partie principale du parc géothermique. D’épaisses fumées de vapeur d’eau soufrées s’échappent des bassins.

Ce point de vue prend le nom de la « palette du peintre ». On croirait voir des pinceaux noirs posés après de beaux aplats.

Mais le camaïeu de couleurs le plus célèbre est celui de la « piscine de Champagne » (Champagne pool). Ce bassin d’eau chaude naturelle dégage des bulles de gaz carbonique et est chargée en minéraux (Arsenic, Antimoine…) qui donnent la couleur rouille à ses berges.

D’autres secteurs sont plus riches en soufre et des cristaux de sa couleur jaune pâle caractéristique affleurent ici et là.

Ailleurs, l’eau bouillante chargée de gaz brûlants se mélange à la boue et forme de curieuses mares.

Les eaux chaudes descendent doucement par la gravité et forment parfois des paliers siliceux.

Des algues vertes colorent les eaux de ruissellement et forment un tableau abstrait.

Plusieurs bassins arborent une délicate couleur turquoise soufré. La couleur n’est néanmoins pas celle des lagons qui donnent envie de plonger. Ce dernier est d’ailleurs nommé « le bain du diable »…

Il semble pourtant éclairé d’une lumière divine !

La rivière qui traverse le site géothermique poursuit son chemin ensuite et se pare de belles couleurs.

Les sources chaudes de Waikite et le lac Tarawera

Pour avoir envie de se baigner, direction les sources de Waikato. Ici, pas de couleur jaune ou verte acide, mais une belle eau chaude sortant de la montagne. Ambiance détente, presque seuls encore…

Dernier jour à Rotorua. Difficile de quitter notre petit logement « tout confort » (c’est la toute fin, on se fait plaisir – même sil es néo-zélandais cassent les prix). En fin de journée, nous partons à la découverte des lacs volcaniques qui s’égrènent à l’est du lac principal.

Le lac Rotorua près du centre-ville

Le lac Okareka est déjà presque dans l’ombre, du fait de son encaissement.

Plus vaste, le lac Tarawera bénéficie encore des lueurs du soir. Début juin, l’hiver austral est presque là. Nous discutons avec une famille de canadiens avec qui les enfants passent un moment sur des balançoires.

Au fond du lac, le terrible volcan Tarawera sommeille… En 1886, son éruption spectaculaire a couté la vie à 153 personnes. Culminant à 1 111 m, Il est constitué de 11 cônes de lave entaillés par 1 large fissure éruptive. Magie du chiffre 1?

Sa traversée à pied nécessite un guide, ce qui s’entend aisément… mais est surtout du à son caractère sacré. On comprend qu’il faille le respecter… Le réveiller serait malheureux !

Dans la vie il ne faut surtout pas reculer…

Mais nous ne regrettons pas d’avoir reculé face l’incertitude que faisait planer la pandémie de Covid-19, le 16 mars dernier, alors que nous devions embarquer pour le Chili… Cette parenthèse de vie au pays des maoris aura été riche en rencontres et en temps partagé en famille, quelque part là haut dans le Northland.

2020 s’achève. Merci à tous de nous avoir suivi… et merci pour vos commentaires… même si nous n’y avons pas toujours pas répondu, le système n’envoyant pas de mail quand nous écrivions une réponse…

En 2021, peut-être encore quelques articles encore pour se remémorer des moments forts et faire le bilan de notre périple… Et vous présenter notre vidéo du Népal !

Passez un bon Noël en vous protégeant ainsi que vos proches, Stay safe, Be kind !

Les Obsrêveurs

Tongariro, acte II

5 -9 Juin 2020.

Début mars, nous n’étions restés que 3 jours dans la région des volcans, dont une longue journée de trek sur les pistes du Tongariro Alpine Crossing. C’était trop peu pour profiter des paysages grandioses et des infinies possibilités de balades et de découverte dans le plus ancien parc national néo-zélandais.

Nous prenons domicile à Turangi, au bord du lac Taupo, mais aussi à une petite demi-heure du cœur du parc national du Tongariro.

Pourquoi Turangi? La localité est centrale, mais aussi nous avons une revanche à prendre sur un échec ! Le rare Canard bleu (Blue Duck) nous a résisté lors de notre premier passage début mars. Trop de touristes et de pêcheurs, de rafting et de canoés… Mais aussi trop peu de temps !

Au bord de l’extinction il y a quelques années, il fait désormais l’objet de programmes actifs de protection par le Departement of Conservation.

Enfin notre quête est couronné de victoire ! Un beau groupe se rassemble au petit matin sur les bords de la rivière Tongariro, au niveau du pont du Major Jones.

Le Canard bleu est la seule espèce de palmipède au monde, avec la Merganette des Torrents d’Amérique su Sud, à vivre exclusivement dans des rivières d’eau vive.

Les enfants prennent quelques clichés…

Un moment dont ils se souviendront !

Les néo-zélandais débordent d’inventivité pour protéger ce canard qui figure sur les billets de 10 dollars. Sur la rivière Tongariro, les populations se sont mobilisées dans les dernières années pour faire revenir ce canard en voie de disparition du fait des prédateurs et des activités nautiques.

Pique-nique entre deux volcans

Nous logeons pour 4 nuits dans un ancien hebergement por backpackers retapé en chambres pour accueillir des skieurs l’hiver… Les parties communes sont gelées et la salle de bain affiche 8°C.

Heureusement les palissades peintes poussent à garder le moral. Qui serions nous pour nous plaindre, même à une semaine du retour en France?

Les premières neiges de l’automne ont saupoudré les pentes du volcan Ruhapehu. Une station de sports d’hivers est lové dans ses pentes mais la saison hivernale ne commence qu’au 1er juillet.

Station de Whakapapa

Nous montons quelques centaines de mètres derrière la station jusqu’aux premières neiges. Le volcan voisin, le Ngauruhoe, se drappe d’un voile pudique.

Les enfants profitent du peu de neige pour bâtir le premier -et dernier- Snowman du voyage ! De taille modeste mais qu’importe…

Au téléobjectif, le sommet du Ngauruhoe semble à portée de main. Mais son ascension est interdite car c’est un lieu sacré dans la mythologie maorie.

Dernière escapade dans les grands espaces : le lac Tama

Le lendemain, la météo reste correcte sur les hauts plateaux, mais le vent est de la partie. Une bonne nouvelle pour les nuages qui restent bloqués à l’avant du massif. Mais on est loin de la douceur de la fin d’été… L’air est glacé et des averses de grésil ponctuent le sentier de 7km qui serpente au pied du Mont Ruhapehu.

De belles éclaircies néanmoins mettent en valeur les premières neiges.

Le sommet joue à cache cache avec les reliefs.

Les toilettes publiques aussi. Tout est pensé ici pour fondre les cabines dans le paysage, jusqu’à les habiller d’une photo de l’arrière plan…

Nous arrivons enfin au premier lac Tana. C’est une ancienne caldeira volcanique aujourd’hui remplie d’eau.

Quelques gouttes et c’est l’arc-en-ciel qui illumine le panorama.

Nous faisons quelques poses avant la « pause » pique-nique.

La vue était splendide mais le froid, le vent et le grésil n’ont pas rendu ce casse-crouté des plus agréables…

Nous ne nous éternisons donc pas et le retour se fait à vive allure.

Un autre itinéraire au retour nous donne la chance d’admirer la cascade de Taranaki.

Cerise sur le gâteau, deux Canards bleus se reposent au pied de la cascade! La chance a tourné pour nous avec ce bel oiseau. C’est surtout la leçon qu’il faut prendre son temps pour rencontrer les habitants…

Avec l’humidité du vallon, la végétation devient tout de suite plus luxuriante.

Nous choisissons de faire le tour du massif volcanique en voiture pour rentrer à Turangi. Hélas la plupart du trajet se fera sous les nuages, voire le brouillard, les volcans restant cachés.

(c) Google Maps. Notre circuit retour emprunte les routes 4, 49 et 1 via Erua et Ohakune.

Heureusement en fin de journée, dans l’immense plaine du désert de Rangipo, les cieux sont limpides. La chape de nuées est retenue au nord par le massif du Tongariro et cette région est très sèche, contrastant brutalement avec le versant septentrional. Ironie du soir… La plaine a des allures de pampa argentine. Nous croyons avoir été transportés en Patagonie ! Un clin d’oeil de la nature au sort qui bousculé la dernière partie du voyage.

Mont Ruhapehu depuis les abords de Desert road.