Escale à Lanzarote, l’île des volcans

Première excursion hors des frontières nationales après notre périple de 2019-2020 autour du Monde… Pas si simple de voyager en période »post-covid ». Déjà il a fallu décaler notre voyage à Lanzarote prévu initialement en Octobre à cause d’une stupide inattention sur les dates de nos passeports… Voyageurs débutants. Puis surveiller au jour le jour les conditions sanitaires pour comprendre quels formulaires, quels nombre de doses de vaccin étaient requises selon l’âge, la date de la dernière contamination etc… Même pour allez chez notre voisin espagnol.

Un coup de chapeau à tous les voyageurs qui n’ont pas abandonné leurs rêves en partant quand même en pleine pandémie. Que de stress et d’organisation en plus, même pour les « experts voyageurs »…

Pour les lecteurs ornithologues, un petit voyage par ici.

Outarde houbara

Bon voyage ! ¡Feliz viaje!

Malpais de la Corona

Ironie du sort, nous arrivons au nord de l’île dans notre casa rural isolée en plein milieu d’une région appelé « Malpais de la Corona« . Pas de Coronavirus ici mais une terre aride volcanique sans terre, où rien ne pousse. Un « mauvais pays » au pied du volcan « de la couronne » « corona ». Voici qui est plus clair !

Notre casa rural au couleur du Malpais, au pied du volcan Corona

Une vue à couper le souffle sur l’Océan Atlantique… mais qui ne coupe pas le souffle du vent quasi permanent sur cette île peu protégée des alizés du fait de son relief peu prononcé. L’île ne culmine en effet qu’à 670 m d’altitude.

Le soir, les murets de pierre volcanique rougissent comme s’ils reflétaient le panache de feu des volcans…

Les volcanisme a façonné l’île entière. Partout le paysage est le résultat des centaines d’éruptions qui ont eu lieu au cours des 15 à 20 millions d’année de son histoire…

Ce paysage a inspiré la personnalité la plus emblématique de l’île. C’est le peintre, architecte et sculpteur César Manrique, ange gardien de Lanzarote. Il s’est battu pour défendre la nature et l’unité architecturale de son île et éviter sa bétonisation outrancière, les grands hôtels de dix étages qui défigurent d’autres îles comme Gran Canaria ou les côtes méditerranéens espagnoles…

Manrique comprend l’art comme une union étroite et harmonieuse entre l’Homme et la nature.

Il laissera son empreinte sur une dizaine de sites touristiques et ses sculptures habillent la plupart des carrefours giratoires du pays…

Jour 2 : Jameos del Agua

Le site le plus emblématique de l’architecture inspirée de la nature dû à César Manrique est le site de Jameos del Agua. Une ancien couloir de lave proche du littoral a été génialement aménagé en lieu de détente. Salle de réception, Auditorium, restaurant font corps avec la planète et le volcan. Un site incroyable.

Le site s’ouvre par une descente menant à un lac abrité sous la voute naturelle du tunnel volcanique.

Ce lac abrite une espèce de crabe aveugle unique au monde : Munidopsis polymorpha .

Un restaurant donne sur ce lac. Les paravents offrent une scène graphique qui n’aurait pas déplu au génial César Manrique.

Pas trop de photos… pour laisser le plaisir de la découverte si vous venez un jour sur ce site incroyable !

Jour 3: Jardin de Cactus

Un pass acheté sur le premier site nous permet de visiter à moindre coût l’ensemble des sites crées par le sculpteur. César Manrique a conçu ce jardin de cactus avec des pierres de volcan, selon un schéma astucieux de terrasses concentriques.

C’est l’une des plus grandes collections de cactées et de plantes grasses au monde.

Noémie fait un reportage photo dont voici seulement quelques clichés…

Jour 3 : Tour cycliste de l’île de Graciosa

Tout au nord de Lanzarote se trouve un archipel sauvage de 4 îles dont la principale, La Graciosa, est la seule accessible par l’homme. C’est le Parque Natural Archipiélago de Chinijo.

De nombreux bateaux y déposent les visiteurs pour quelques heures ou une journée entière.

Les bateaux accostent dans le petit port de la Caleta de Sebo.

Nous choisissons de visiter l’île à vélo, parfaitement adapté aux dimensions de celle-ci. Un petit loueur nous équipe de vélos tout terrains – pas les plus modernes, mais les moins chers…habitude d’économe tourdumondiste de chercher les adresses n’ayant pas pignon sur rue… Le rapport qualité prix n’était peut-être pas idéal mais qu’importe, nous voilà partis pour les 30km du tour de l’île…

Circuit conseillé

Le vent est de la partie. Il souffle à 40 km/h et comme d’habitude, en pleine face…

Du repos? Que nenni, à la pause il faut grimper un volcan… Parents indignes!

Illusion d’optique, la Montaña Bermeja ne fait que 100 m d’altitude… Il faut moins de 20 minutes à nos sportifs, et le rapport effort/récompense est au-delà de toute espérance!

La descente permet de contempler les autres cônes volcaniques qui constituent le relief de la Graciosa.

On mesure l’aridité de l’île depuis ce chemin.

Nous reprenons nos montures pour chercher un coin pique-nique. Le sable ralentit par endroits notre progression. Il faut pousser…

Nous trouvons un coin de plage à Majapalomas où la houle a façonné de curieuses formations.

arche basaltique

Le retour se déroule dans une succession de chemins ensablés puis caillouteux, avant une longue descente en tôle ondulée… Quelle aventure!

Jour 4 : Mirador del Rio et Volcan Corona

Le belvédère du Mirador del Rio n’est qu’à 10 minutes de notre « casa ». Cet élégant bâtiment inséré dans la roche a été bien sûr désigné par César Manrique. Ses sculptures ornent le plafond de la buvette panoramique entièrement meublée par l’architecte.

Un belvédère extérieur permet d’embrasser l’île de la Graciosa d’un seul regard et revivre notre périple cycliste de la veille.

Panorama du mirador del Rio sur l’île de la Graciosa.

Nous rejoignons le joli village de Ye, perché au sommet de l’île.

…puis partons à l’assaut du Volcan le plus haut de l’île, le Volcan Corona.

Une brèche s’ouvre au nord et permet de rejoindre le bord du cratère.

Cratère du volcan Corona

De la lave s’est elle écoulée par ce tunnel ?

La Graciosa est visible vers le Nord, derrière le plateau couvert de cultures de vignes et de figuiers.

Les pierres volcaniques sont érigées en petits murets pour protéger des vents d’ouest et concentrer la chaleur au pied des ceps.

Lézard de Lanzarote, espèce endémique

Au retour, nous passons visiter Haria, le seul village avec un semblant de végétation, grâce à l’humidité apportée par les brouillards retenus par la crête sommitale.

C’est dans ce charmant village que César Manrique vivait quand il a rejoint l’au-delà…

Seat Ibiza édition spéciale
La piscine du Maître

Jour 5 : Cueva de los Verde, Orzola

Matinée consacrée à la recherche des outardes dans les vastes plaines aux allures de Far west…

On y entendrait presque la détonation des colts…

Mais à la place des Mustangs paissent quelques chèvres et brebis.

Enfin une outarde !

Autre décor l’après-midi : décor un peu plus étriqué avec la visite des Grottes « Cueva de los Verdes », ancien couloir de lave volcanique aujourd’hui remplis d’eau.

Que de paysages en une journée ! La fin d’après-midi se déroule paisiblement sur les plages de sable entourées de rochers basaltique, près d’Orzola. Nous sommes à l’extrême nord de l’île.

Jour 6 : Départ pour le Sud, Teguise et Parc de Timanfaya

Nous faisons nos adieux avec tristesse à notre havre de solitude… Mais sans regrets du fait de quelques soucis de trop plein de fosses sceptiques… Moins glamour!

Nous prenons la route des crêtes pour descendre vers le Sud et visitons la belle cité de Téguise, ancienne capitale de l’île.

Un peu de shopping pour les souvenirs… C’est l’avantage de ne pas être en mode « tour du monde »… Il reste de la place dans les bagages!

Après le pique-nique sur un banc du village, nous traversons à nouveau les plaines désertiques de Famara…

…avant de voir à l’horizon le Parc national de Timafaya où nous avons réservé une excursion.

Bienvenue sur la planète Mars !

Il n’est possible de circuler dans le coeur du parc qu’en bus. Le fragile équilibre du milieu est à ce prix.

Plus de 300 cratères ponctuent l’île de Lanzarote, dont la moitié dans le parc national.

La culture du vignoble est présente même sur les champs de pierres volcaniques, utilisées pour constituer des murets qui protègent les ceps du vent desséchant.

Jour 7 : Volcan Caldeira Colorada et baie d’El Golfo

Ce paysage austère nous attire le jour suivant pour un circuit et l’ascension de la Montaña colorada, un petit volcan aux scories multicolores.

Le temps est gris et ne met pas en valeur les couleurs.

Certains promeneurs protègent les rares plantes du piétinement. Belle initiative. Celle-ci fleurira d’un beau violet.

L’ascension est raide et les pierres basaltiques glissent sous nos pas…

Des paysages encore totalement différents se présentent à nous en rejoignant 15km plus loin la côte ouest de l’île. Il s’agit d’un des seules industries de l’île de Lanzarote : la mine de sel d’El Janubio.

La récolte du sel se fait à la main.

Des murets en pierre volcanique séparent certaines parcelles.

Le site est apprécié des photographes pour ses reflets et sa géométrie inspirante.

Nous poursuivons sur le secteur d’El Golfo et la très touristique Laguna Verde. Une lagune naturelle aux couleurs olive.

Cliquez pour admirer le panorama!

Le village est juste à coté, les touristes se pressent dans les petits restaurants… En mode « baroudeurs », nous préférons le sandwich maison un peu plus au nord du port…

Peu de voisins sinon un pêcheur en pleine action…

…et un volcan endormi…

Sur le lieu de pique-nique, nous trouvons de jolis cailloux verts, fragments d’olivines, parmi les miettes de basalte. La fièvre s’empare de nous!

Jour 8 : Baptême de plongée en famille à Puerto del Carmen

Le printemps n’est pas la bonne saison pour la baignade dans les îles Canaries. L’eau y est un peu trop fraîche. 17-18°C, ça va quelques minutes…

Mais l’île est en revanche connue pour ses fonds marins riches en poissons et est la Mecque de la plongée en bouteille de l’Atlantique nord…

J’y vais j’y vais pas?

Nous tentons quelques moments de snorkeling

Avant de passer à l’étape suivante : nous réservons un créneau de Baptême de plongée avec Bouteille, en famille, chez AQUASPORT DIVING, une agence franco espagnole.

Equipement : combinaison, masque, tuba, bouteille de plus de 10kg d’oxygène…

C’est parti !

Nous apprenons à respirer sous l’eau – pas facile au début! Un moniteur s’occupe des enfants, l’autre des parents… Cela permet de diminuer le stress de ces derniers, stress inutile car les enfants sont très à l’aise – après une légitime appréhension avant de se lancer !

Au tableau : De nombreuses seiches, deux hippocampes, un requin plat endémique, et bien d’autres poissons colorés…

Un expérience incroyable. Quel univers parallèle…

L’heure est venue de dire adieu a cet étonnant caillou volcanique lancé au milieu de l’Océan… Une pépite que nous vous invitions à découvrir!

Les enfants ont conçu un petit film de 8 minutes de notre aventure : Mettez en plein écran 😉

Les Oiseaux de Lanzarote

Repartir en voyage deux ans après l’interruption du périple des obsrêveurs autour du monde, c’est comme retrouver des habitudes là où on les avait laissées… Même valises, mêmes habits fétiches du moins pour les adultes (l’aînée ayant pris 20 cm notamment), mêmes envies de grands espaces et de découverte de cultures nouvelles et de faune insolite…

Le choix d’une île hispanophone fait inconsciemment écho à ce continent latino américain que nous n’avions pas pu découvrir à la fin de notre voyage de 2020…

Les paysages arides et volcaniques de l’île de Lanzarote semblent sans vie au premier abord. De maigres plantes grasses et autres plantes xérophiles (qui aiment la sécheresse) cherchent à survivre aux conditions difficiles : vent, soleil permanent, pluies rares voire quasi absentes selon les endroits. Il n’y presque pas d’arbres à part quelques palmiers sur les hauteurs d’Haría, des figuiers cultivés ici ou là…

Malpais de la Corona. Le « mauvais pays », inculte…sauf pour l’homme ingénieux

Quelques espèces y ont néanmoins élu domicile en s’adaptant à ces conditions. Certaines sont endémiques des îles de l’Atlantique.

Villages et plantations

Ironie de la toponymie, nous nous installons au pied du volcan Corona, près du village d’harda. Mais ici en cette fin avril 2022, grâce à très fort taux de vaccination, l’insouciance face à la pandémie a enfin gagné les habitants.

Voici notre improbable « casa rural » au pied du volcan… et au milieu des maigres cultures gagnées sur la lave.

Aux alentours de notre gîte rural, le Pipit de Berthelot est l’oiseau le plus abondant. Son cri se fait entendre un peu partout.

Plus difficile à voir, la Fauvette à lunettes se cache dans les buissons. Celle-ci a été surprise au village de Maguez en plein nourrissage. Elle récoltait des chenilles sous un figuier pour les apporter dans son nid au cœur d’un buisson.

Plus discrète, surtout repérée à son cri, la Perdrix gambra est ici un gibier. Cela n’en reste pas un bel oiseau!

Dans les villages et sites touristiques, mais aussi dans les grottes de lave, nous trouvons le Moineau espagnol. Il diffère du moineau domestique par son cri mais surtout sa calotte entièrement brune et sa gorge fortement striée de noir.

Jable de Teguise et Famara

Dans les plaines arides, une seule espèce d’Alouette a élu domicile. Il s’agit de l’Alouette pispolette, aussi présente en Espagne, en Afrique du Nord et au Proche Orient.

Son chant flûté, assez voisin de celui de l’Alouette des champs européenne, retentit au petit matin dans la Jable, vaste plaine agricole semi-désertique entre Tao, Famara et Teguise.

Plus discret, le Roselin githagine est de la famille des fringilles. Il se nourrit de graines diverses. Son bec orange est remarquable !

Roselin githagine

Sur les buissons, on trouve aussi assez couramment la Pie-grièche méridionale. C’est une sous-espèce propre aux Canaries qui réside ici : Lanius excubitor koenigi.

Mais l’espèce la plus recherchée de l’île par les ornithologues de passage est surement l’Outarde houbara. Cette grand outarde est assez commune mais sa découverte n’est pas toujours aisé tant son mimétisme est excellent. Que ce soit dans les prairies herbacées…

ou dans les plaines rocailleuses…

Son cou bordé élégamment de noir se confond avec les rochers volcaniques et leurs ombres… Il n’a pas été simple de la trouver!

Plus discret encore, on peut entendre le cri de l’Oedicnème criard. Il ne se sera pas montré cette fois-ci. Ces paysages constituent pour lui un paradis.

Je rêvais de voir le mythique Courvite isabelle mais hélas malgré 6 kilomètres dans les steppes au nord de Playa banca, je n’aurai pas pu prendre de cliché aussi splendide que celui-ci que Stephen Burch aura bien voulu me prêter. Je le remercie pour son blog inspirant.

Courvite isabelle – Cream-colored Courser (c) S. Burch.

Rapaces

5 espèces de rapaces sont nicheuses sur l’île. Les autres espèces observées ne sont que de passage sur la route migratoire qui les mène d’Afrique occidentale à l’Europe : Milans, Busards….

Le plus commun est l’omniprésent Faucon crécerelle Falco tinnunculus dacotiae. Il chasse insectes, rongeurs et lézards.

A deux reprises, nous avons observé le Vautour percnoptère Neophron percnopterus majorensis dont quelques couples nichent sur les falaises. Voici un juvénile présent aux abords d’une décharge agricole.

Sur les falaises est aussi présent le Faucon de Barbarie Falco peregrinus barbarensis. Ce dernier nous a survolé au Mirador del Rio.

On trouve aussi en fin de saison le Faucon d’éléonore sur les îles de la réserve de Chinijo. Enfin, dans le nord de l’île, le Balbuzard pêcheur a élu domicile sur les îlots et pitons rocheux. Nous l’avons observé brièvement avec un poisson dans les serres au dessus d’Orzola mais il n’y aura pas de photo !

Lagunes

Il n’y a pas de lac sur Lanzarote… Le seul bassin artificiel est celui du Golf de Tias mais il était à sec.

Pour observer les oiseaux des milieux aquatiques, il faut se résigner à fréquenter les salines de Janubio, sur la côte sud-ouest de l’île…

Echasses blanches
Tadornes casarcas nicheurs

Voici quelques limicoles migrateurs qui font halte sur les vasières du Port de la ville principale, Arrecife.

Tournepierre à collier
Courlis corlieu
Bécasseaux variables
Gravelot à collier interrompu

Une importante colonie de Hérons gardeboeufs a élu domicile à proximité.

Les golfs sont par contre les seuls endroit où on trouve de la pelouse. Ces milieux sont familiers aux oiseaux migrateurs qui remontent vers l’Europe et ils y trouvent vers et insectes dans la terre … Un terre apportée par bateau qui permet à l’herbe de pousser grâce à un arrosage à l’eau douce issue des usines de désalinisation… Une belle aberration écologique de plus !

Bergeronnette printanière (M. flava thunbergi)
Huppes fasciées

Quelques hirondelles épuisées par le vent fort se terrent au sol.

Hirondelle rustique
Hirondelle de rivage

Sur les côtes, seules deux espèces sont régulièrement visibles au large. Le Puffin cendré, aux allures de petit albatros;

Puffin cendré

…et le Goéland leucophée, version méditerranéen de notre Goéland argenté breton auxquel il était jadis associé par les scientifiques.

Voici une magnifique brochure -en français- éditée pour le compte de la réserve de biosphère sur les espèces pour aller plus loin… et donner envie de découvrir cette réserve de biosphère de l’Atlantique ?

A bientôt pour un rattrapage en deux derniers articles rafraichissant sur l’Islande (2018) avant la suite des aventures à Lanzarote !

Rendez-vous au Festival des Globe-trotters!

Evénement incontournable des amoureux du voyage et des films d’aventure, le 33ème festival des Globe trotters de Massy de l’association ABM se tiendra du 10 au 12 septembre 2021.

33e Festival des Globe-Trotters du 10 au 12 septembre à l’Opéra de Massy

Un festival qui a plus de 33 ans! Et toujours le même désir de rassembler amis voyageurs et aventuriers autour d’une passion commune : le voyage, le temps d’un week-end à l’Opéra ! 
Un festival pour rêver, se documenter, échanger dans un esprit de tolérance, réfléchir aussi. Car après cette année compliquée, ce monde dont nous aimons tant parcourir les sentiers, ces peuples que nous croisons, qui nous accueillent et dont nous admirons les traditions, nous ont manqué. Alors voici l’occasion d’en parler, de se retrouver ?
Du 10 au 12 septembre 2021, le Festival des Globe-trotters ouvre ses portes pour une édition placée sous le signe du rêve, de l’évasion, de l’aventure, de rencontres authentiques entre voyageurs. 
Au programme, la diffusion d’une vingtaine de films à la découverte de la nature, des hommes et des femmes qui vivent en harmonie avec elle, la protègent, comme la Kirghizie à la recherche de la panthère des neiges, ou la Birmanie pour retrouver la doyenne du monde, en suivant les traces d’Etienne Druon en Amazonie.  
Des voyages initiatiques, dont on sort grandi, des réalisateurs et photographes qui souhaitent avant tout partager leur passion, provoquer le dialogue, débats et échanges et communiquer leur enthousiasme. Parler aussi de notre place de voyageur dans le monde si fragile.

ABM

Nous n’en avons loupé aucun depuis 2016, sauf en 2019 où nous étions en Afrique du Sud, pour une rentrée peu ordinaire...

Suivis de questions au public, ces projections de films de voyage sont toujours des moments forts de partages. La cadre d’un amphitéâtre d’opéra moderne est grandiose.

Après y avoir vu et discuté avec Alexandre et Sonia Poussin, la famille Sixenroute, ou même le Chef papou Mundiya Kepanga, nous avions rêvé, sans trop y croire, de monter nous aussi sur scène après notre voyage, mais pour quel film?

Amateurs, seulement équipés d’une GoPro, nous avons peu filmé durant notre tour du monde, préférant la photographie. Sauf durant le trek que nous avions planifié au Népal, où nous nous sommes pris au jeu de l’image animée.

De cette épopée, relatée sur notre blog, nous avons commencé à monter un petit film sur iMovie lors du confinement en Nouvelle-Zélande, puis il s’est étoffé et par le plus grand des hasards, il dure exactement 53min, soit le timing d’un documentaire TV 😉

Nous serons fiers de vous le présenter tous les 4, le Samedi 11 septembre à 10h30.

Son titre?

ANNAPURNA PREMIER 5000 !

Un clin d’oeil à l’équipe victorieuse du sommet des Annapurnas en 1950 par Maurice Herzog et Louis Lachenal, dont les aventures à plus de 8000 m nous ont inspiré… Notre expédition était plus modeste mais nous avons marché au pied des Annapurnas durant 85 km et gravi notre premier col à plus de 5400… avec deux enfants de 10 et 7 ans, ce qi n’est pas si banal…

Une vingtaine d’autres films sont projetés tout le WE, il est possible de ne s’inscrire que pour la journée du samedi, ou la journée + la soirée, ou tout le WE pour les accros !

Quoi de mieux pour s’évader dès la rentrée?

Voici le programme: https://www.festivaldesglobetrotters.fr/images/Programme_Fest33_léger.pdf

Une salle accueille également les voyageurs ou festivaliers pour discuter voyages et partager des bons plans, nous y présenterons sur un stand nos albums photos et serons là pour échanger sur notre voyage.

Pour réserver, c’est en ligne avant le 1er septembre! Enfants de moins de 12 ans gratuits. Pass sanitaire requis, comme pour toute manifestation en salle…

https://www.abm.fr/index.php?option=com_eventbooking&view=category&layout=timeline&id=23&Itemid=6324&lang=fr

Pour ceux qui ne peuvent pas venir, un lien privé Youtube sera diffusé après la projection à ceux qui nous le demanderont… (par tél, mail, messenger, commentaire…)

Bonne rentrée à tous!

A bientôt !

les Obsrêveurs

Revivre et Partager notre voyage durant la pandémie…

Voici un an que nous sommes rentrés de Nouvelle-Zélande et de ce voyage en famille de plus de 10 mois.

Difficile de partager notre vécu, nos émotions durant cette année particulière qui a suivi notre voyage. La pandémie, les soucis de chacun, les restrictions de contacts sociaux ont été autant de freins pour partager de vive voix nos aventures avec vous…

Alors nous avons essayé de partager ou de revivre les moments forts d’autre manière…

Revues et magazines

La revue Cram cram

En Novembre, les enfants ont participé à la rédaction du reportage principal de la revue Cram Cram. C’est une belle revue pour les enfants voyageurs ou curieux de voyages qui est éditée par une famille bretonne.

Pas moins de 8 doubles pages consacrées à nos aventures d’août 2019 en Namibie, un pays magnifique que nous avons beaucoup apprécié.

Elle est superbement illustrée. Pour l’acheter, c’est ici !

GeoAdo

Connaissez-vous GeoAdo? c’est le magazine des ados qui voyagent! Reportages vécus, articles sur les jeunes du monde, sur divers sujets d’actualité autour de la planète… Le CDI du collège de Noémie était abonné, nous avons aussi découvert cette revue à la bibliothèque. Une famille présente en même temps que nous en confinement en Nouvelle-Zélande avait écrit un article.

Notre reportage a été publié en octobre 2021…

Le magazine d’ABM,  » Globe trotters « 

… et enfin pour les adultes… Un petit récit de notre épique quête du Tigre dans la jungle du Népal. Un moment fort partagé avec les lecteurs de la revue de l’association ABM (aventuriers du bout du monde). Cette association nous a inspiré dans nos préparatifs de voyages et permis de rencontrer aussi des amis aux mêmes aspirations… et à qui nous souhaitons un bon voyage à leur tour à la rentrée ! Ils se reconnaitront…

Albums et cadres photos

Le blog a connu un coup d’arrêt en fin de voyage… Mais depuis, c’est le support papier qui prend la suite.

4 premiers albums créés en ligne sur Cewe.fr ont vu le jour :

  • Les Animaux (mammifères et reptiles) au format A3 panorama
  • Les Oiseaux en format A3 panorama.
  • L’Album du tour du monde de Romain (A4)
  • L’Album du tour du monde de Noémie

Nous avons fait encore peu d’agrandissements photo mais les enfants ont quand même un petit méli mélo de photos 10×15 inspirantes dans leurs chambres… ainsi que deux cadres 20×30.

Puzzles

Deux puzzles pour se plonger durant des heures dans les moindres détails de scènes marquantes… 😉

Nous sommes venus à bout de celui-ci après avoir posé ses 1000 pièces, dont une moitié par Romain, devenu expert en la matière grâce à sa grand-mère!

Puzzle Cewe – Ravensburger : Au col de Thorong La, Népal.

En papier également, un album papier commencé avant le voyage racontant les préparatifs 3 ans avant le départ…

Et enfin, un film !

Si vous avez lu jusqu’au bout, vous aurez ce scoop : Nous avons le plaisir de vous annoncer la projection de notre modeste film « Annapurna, premier 5000 » (53 min) qui sera présenté dans la grand Amphithéâtre de l’Opéra de Massy le Samedi 11 septembre à 10h30.

C’est l’histoire « animée » de notre aventure sportive et humaine dans l’Himalaya népalais.

Ce sera dans le cadre du festival des Globe-trotters organisé par l’association ABM. Un festival de films amateurs ou semi professionnels de voyages que nous n’avons manqué qu’en 2019… Nous étions alors en Afrique du Sud 😉

Réservations avant le 1er septembre (16 euros/adulte, se renseigner pour les enfants, je crois gratuits)… Restauration possible sur place! Nous tiendrons un stand pour présenter nos albums photos et discuter du voyage, entre deux films tout cas !

https://www.abm.fr/index.php?option=com_eventbooking&view=category&layout=timeline&id=23&Itemid=6324&lang=fr

Nous espérons vous voir pour partager ces souvenirs dès la rentrée… Au festival ou ailleurs…

En attendant bonnes vacances à tous ! Ce sera en France pour nous, sur les sentiers alpins…

Les Obsrêveurs

Le bestiaire des Mammifères observés durant notre voyage

Il est souvent question d’oiseaux dans ce blog, mais ce voyage a également été l’occasion d’observer de nombreuses espèces de mammifères, 78 selon notre dernière liste…

Voici une galerie photo de (presque) tous les mammifères identifiés par les obsrêveurs sur 3 continents ! En attendant de poursuivre l’aventure dans quelques années…

A bientôt pour un petit bilan de notre voyage… PResqu’un an après le début de notre « confinement » en Nouvelle-Zélande !

Aux origines du monde… De Taupo à Rotorua

Dernière étape de notre long périple… Nous voici le 10 juin. L’automne est bien là – notre deuxième automne en 8 mois – et nous retrouvons les premières gelées matinales. Nous quittons le lac Taupo.

Non sans avoir jeté un oeil aux palmipèdes qui se reposent au petit port de plaisance de Motorua.

Groupe de Fuligules de Nouvelle-Zélande
Mâle
Cormoran varié
Goéland dominicain
Grèbe de Nouvelle-Zélande

Puis nous marquons une pause obligée à Huka Falls, où la rivière Waikato s’engouffre dans une faille resserrant son débit pour le plaisir des yeux… et des bateaux à sensation en haute saison.

La rivière Waikato s’infléchit ensuite vers l’Ouest alors que la zone volcanique se poursuit vers le Nord Est, jusqu’à la baie de l’abondance (Bay of Plenty). De nombreux sites géothermiques se succèdent.

Après le site d’Orakei Korako visité en mars (http://obsreveurs.fr/index.php/2020/08/02/la-vallee-secrete-dorakei-korako/), voici celui de Craters of the Moon que nous visitons brièvement sur notre chemin vers le Nord. Il avait le mérité d’être bon marché !

Dans une vaste plaine aux allures finlandaises, la terre expulse de partout son trop plein de chaleur.

Un ancien volcan domine la plaine en arrière plan.

Les fumerolles sortent des fissures de la croute terrestre. Le magma en fusion n’est pas si loin sous nos pieds. Des zones s’effondrent régulièrement, remodelant ainsi le paysage.

C’est impressionnant quand même !

Après une heure de route, nous arrivons pour quatre jours à Rotorua, capitale de la région de Bay of Plenty . C’est surtout le principal centre touristique de l’île du Nord, pourtant vidé de ses visiteurs en ces temps de pandémie.

Office du tourisme de Rotorua

En plein centre ville, dans le Parc Kuirau, les barrières protègent de mares de boues brulantes…

Les Kiwis ont deux passions : le Rugby…

…et les oiseaux !

Wai o Tapu en visite « privée »…

Nous consacrons le lendemain à la visite d’un des joyaux naturels de l’île du Nord : le site géothermique de Wai-o-Tapu. D’habitude bondé (la taille des parkings ne trompe pas), il est bien sûr presque désert en cette étrange période. Une sensation d’être des invités tant nous sommes seuls… Mais nous rencontrons néanmoins deux familles françaises égarées comme nous aux antipodes…

Nous avons tout loisir de déambuler dans les chemins parcourant la dizaine d’attractions naturelles qu’offre le parc géothermique.

La journée a commencé par le spectacle offert par un bien curieux Geyser, appelé Lady Knox. C’est un geyser « semi-naturel » car il nécessite l’intervention de l’homme pour se donner en spectacle… Un « assistant » introduit quelques paillettes de savon pour rompre l’équilibre hydrostatique et le geyser rentre en « éruption » devant les yeux des visiteurs… Un peu kitsch mais impressionnant quand même…

Si la vidéo ne marche pas : voici le suspense dévoilé !

Nous rejoignons la partie principale du parc géothermique. D’épaisses fumées de vapeur d’eau soufrées s’échappent des bassins.

Ce point de vue prend le nom de la « palette du peintre ». On croirait voir des pinceaux noirs posés après de beaux aplats.

Mais le camaïeu de couleurs le plus célèbre est celui de la « piscine de Champagne » (Champagne pool). Ce bassin d’eau chaude naturelle dégage des bulles de gaz carbonique et est chargée en minéraux (Arsenic, Antimoine…) qui donnent la couleur rouille à ses berges.

D’autres secteurs sont plus riches en soufre et des cristaux de sa couleur jaune pâle caractéristique affleurent ici et là.

Ailleurs, l’eau bouillante chargée de gaz brûlants se mélange à la boue et forme de curieuses mares.

Les eaux chaudes descendent doucement par la gravité et forment parfois des paliers siliceux.

Des algues vertes colorent les eaux de ruissellement et forment un tableau abstrait.

Plusieurs bassins arborent une délicate couleur turquoise soufré. La couleur n’est néanmoins pas celle des lagons qui donnent envie de plonger. Ce dernier est d’ailleurs nommé « le bain du diable »…

Il semble pourtant éclairé d’une lumière divine !

La rivière qui traverse le site géothermique poursuit son chemin ensuite et se pare de belles couleurs.

Les sources chaudes de Waikite et le lac Tarawera

Pour avoir envie de se baigner, direction les sources de Waikato. Ici, pas de couleur jaune ou verte acide, mais une belle eau chaude sortant de la montagne. Ambiance détente, presque seuls encore…

Dernier jour à Rotorua. Difficile de quitter notre petit logement « tout confort » (c’est la toute fin, on se fait plaisir – même sil es néo-zélandais cassent les prix). En fin de journée, nous partons à la découverte des lacs volcaniques qui s’égrènent à l’est du lac principal.

Le lac Rotorua près du centre-ville

Le lac Okareka est déjà presque dans l’ombre, du fait de son encaissement.

Plus vaste, le lac Tarawera bénéficie encore des lueurs du soir. Début juin, l’hiver austral est presque là. Nous discutons avec une famille de canadiens avec qui les enfants passent un moment sur des balançoires.

Au fond du lac, le terrible volcan Tarawera sommeille… En 1886, son éruption spectaculaire a couté la vie à 153 personnes. Culminant à 1 111 m, Il est constitué de 11 cônes de lave entaillés par 1 large fissure éruptive. Magie du chiffre 1?

Sa traversée à pied nécessite un guide, ce qui s’entend aisément… mais est surtout du à son caractère sacré. On comprend qu’il faille le respecter… Le réveiller serait malheureux !

Dans la vie il ne faut surtout pas reculer…

Mais nous ne regrettons pas d’avoir reculé face l’incertitude que faisait planer la pandémie de Covid-19, le 16 mars dernier, alors que nous devions embarquer pour le Chili… Cette parenthèse de vie au pays des maoris aura été riche en rencontres et en temps partagé en famille, quelque part là haut dans le Northland.

2020 s’achève. Merci à tous de nous avoir suivi… et merci pour vos commentaires… même si nous n’y avons pas toujours pas répondu, le système n’envoyant pas de mail quand nous écrivions une réponse…

En 2021, peut-être encore quelques articles encore pour se remémorer des moments forts et faire le bilan de notre périple… Et vous présenter notre vidéo du Népal !

Passez un bon Noël en vous protégeant ainsi que vos proches, Stay safe, Be kind !

Les Obsrêveurs

Tongariro, acte II

5 -9 Juin 2020.

Début mars, nous n’étions restés que 3 jours dans la région des volcans, dont une longue journée de trek sur les pistes du Tongariro Alpine Crossing. C’était trop peu pour profiter des paysages grandioses et des infinies possibilités de balades et de découverte dans le plus ancien parc national néo-zélandais.

Nous prenons domicile à Turangi, au bord du lac Taupo, mais aussi à une petite demi-heure du cœur du parc national du Tongariro.

Pourquoi Turangi? La localité est centrale, mais aussi nous avons une revanche à prendre sur un échec ! Le rare Canard bleu (Blue Duck) nous a résisté lors de notre premier passage début mars. Trop de touristes et de pêcheurs, de rafting et de canoés… Mais aussi trop peu de temps !

Au bord de l’extinction il y a quelques années, il fait désormais l’objet de programmes actifs de protection par le Departement of Conservation.

Enfin notre quête est couronné de victoire ! Un beau groupe se rassemble au petit matin sur les bords de la rivière Tongariro, au niveau du pont du Major Jones.

Le Canard bleu est la seule espèce de palmipède au monde, avec la Merganette des Torrents d’Amérique su Sud, à vivre exclusivement dans des rivières d’eau vive.

Les enfants prennent quelques clichés…

Un moment dont ils se souviendront !

Les néo-zélandais débordent d’inventivité pour protéger ce canard qui figure sur les billets de 10 dollars. Sur la rivière Tongariro, les populations se sont mobilisées dans les dernières années pour faire revenir ce canard en voie de disparition du fait des prédateurs et des activités nautiques.

Pique-nique entre deux volcans

Nous logeons pour 4 nuits dans un ancien hebergement por backpackers retapé en chambres pour accueillir des skieurs l’hiver… Les parties communes sont gelées et la salle de bain affiche 8°C.

Heureusement les palissades peintes poussent à garder le moral. Qui serions nous pour nous plaindre, même à une semaine du retour en France?

Les premières neiges de l’automne ont saupoudré les pentes du volcan Ruhapehu. Une station de sports d’hivers est lové dans ses pentes mais la saison hivernale ne commence qu’au 1er juillet.

Station de Whakapapa

Nous montons quelques centaines de mètres derrière la station jusqu’aux premières neiges. Le volcan voisin, le Ngauruhoe, se drappe d’un voile pudique.

Les enfants profitent du peu de neige pour bâtir le premier -et dernier- Snowman du voyage ! De taille modeste mais qu’importe…

Au téléobjectif, le sommet du Ngauruhoe semble à portée de main. Mais son ascension est interdite car c’est un lieu sacré dans la mythologie maorie.

Dernière escapade dans les grands espaces : le lac Tama

Le lendemain, la météo reste correcte sur les hauts plateaux, mais le vent est de la partie. Une bonne nouvelle pour les nuages qui restent bloqués à l’avant du massif. Mais on est loin de la douceur de la fin d’été… L’air est glacé et des averses de grésil ponctuent le sentier de 7km qui serpente au pied du Mont Ruhapehu.

De belles éclaircies néanmoins mettent en valeur les premières neiges.

Le sommet joue à cache cache avec les reliefs.

Les toilettes publiques aussi. Tout est pensé ici pour fondre les cabines dans le paysage, jusqu’à les habiller d’une photo de l’arrière plan…

Nous arrivons enfin au premier lac Tana. C’est une ancienne caldeira volcanique aujourd’hui remplie d’eau.

Quelques gouttes et c’est l’arc-en-ciel qui illumine le panorama.

Nous faisons quelques poses avant la « pause » pique-nique.

La vue était splendide mais le froid, le vent et le grésil n’ont pas rendu ce casse-crouté des plus agréables…

Nous ne nous éternisons donc pas et le retour se fait à vive allure.

Un autre itinéraire au retour nous donne la chance d’admirer la cascade de Taranaki.

Cerise sur le gâteau, deux Canards bleus se reposent au pied de la cascade! La chance a tourné pour nous avec ce bel oiseau. C’est surtout la leçon qu’il faut prendre son temps pour rencontrer les habitants…

Avec l’humidité du vallon, la végétation devient tout de suite plus luxuriante.

Nous choisissons de faire le tour du massif volcanique en voiture pour rentrer à Turangi. Hélas la plupart du trajet se fera sous les nuages, voire le brouillard, les volcans restant cachés.

(c) Google Maps. Notre circuit retour emprunte les routes 4, 49 et 1 via Erua et Ohakune.

Heureusement en fin de journée, dans l’immense plaine du désert de Rangipo, les cieux sont limpides. La chape de nuées est retenue au nord par le massif du Tongariro et cette région est très sèche, contrastant brutalement avec le versant septentrional. Ironie du soir… La plaine a des allures de pampa argentine. Nous croyons avoir été transportés en Patagonie ! Un clin d’oeil de la nature au sort qui bousculé la dernière partie du voyage.

Mont Ruhapehu depuis les abords de Desert road.

Au pied du volcan Taranaki

28 Mai 2020.

Le confinement est terminé. Toutes les règles restrictives de circulation sont levées. Nous quittons non sans larmes nos « bienfaiteurs » Margaret et Lou et notre petit appartement de Paihia où nous étions si bien depuis le 24 mars.

Rangitoto, une île volcan

Localisation de l’île volcanique de Rangitoto

Avant de nous attaquer aux pentes de l’impressionnant volcan Taranaki, nous faisons nos jambes sur le volcan Rangitoto, au large d’Auckland. Après Tiritiri Matangi avant le confinement, c’est la deuxième île au large d’Auckland que nous visitons. Toujours une ambiance un peu spéciale de gravir un volcan après une traversée en bateau…

Rangitoto Island

Le volcan est sorti de mer il y a 600 ans seulement et est éteient depuis 550 ans.

Cette fois la forêt était étonnamment silencieuse. Mais la géologie nous invite à faire plusieurs pauses…

Le sommet est atteint après une heure de montée tranquille. Rien à voir avec les précédents défis ! Mais beaucoup à voir au lointain car la Baie d’Auckland se déroule dans toute sa splendeur… et aussi sa (relative) démesure…

Auckland

Après un passage dans un tunnel de lave refroidie, nous redescendons vers l’isthme de Motutapu.

Dans le tunnel de lave
Pique-nique entre deux îles

Cette excursion sera une nouvelle fois l’occasion de découvrir l’un des oiseaux limicoles les plus rares du monde, le Pluvier de Nouvelle-Zélande. « A very rare, small, stocky plover endemic to New Zealand » selon le portail Ebird.org . La principale population réside dans les îles Chatham et quelques individus se reproduisent sur l’île du Nord.

Répartition mondiale des observations du « Shore Plover » (c) ebird

C’est le cousin du Pluvier à camail dont nous avions évoqué les actions de protection sur les plages d’Australie occidentale.

Le voici se dégourdissant les ailes rien que pour nous!

Thinornis novaeseelandiae

Taranaki, le volcan plus que parfait

Nous quittons Auckland par le sud et atteignons la ville d’Hamilton pour la nuit par l’unique autoroute digne de ce nom du pays, une deux fois deux voies aux normes et flambant neuve. Les autoroutes françaises devraient s’en inspirer pour l’excellent éclairage nocturne.

Le lendemain, en route pour le Taranaki! La météo est variable et une dégradation est prévue pour le jour suivant. Nous ne tardons pas pour espérer profiter de beaux points de vue sur ce volcan aux formes parfaites, avant l’arrivée des nuages.

En fin de journée, il apparait tel un mirage dès que la route arrive sur les rives de la Mer de Tasman. De ce point de vue, on croirait une île mais ce n’est pas du tout le cas.

Le volcan, parfaitement symétrique – à l’exception d’un cratère secondaire, est entouré de forêts primaires… jusqu’à un certain diamètre (limite du parc national) car après les pâturages extensifs et les cultures prennent le relai.

Situation du volcan Taranaki (ou Mont Egmont) , à l’ouest de l’île du Nord

Nous trouvons un coin pique-nique secret au bout d’une prairie, avec un vue sur ce volcan qui nous attire comme un aimant.

Sweet All Blacks… forcément !

Les falaises se délitent dans l’océan, offrant un premier plan de choix.

Au pied du Volcan

Nous arrivons à New Plymouth et remontons Mangorei road jusqu’à notre ‘Bach’. C’est le nom générique neo zélandais d’une maison de vacances ou gite chez l’habitant.

Les enfants profitent du jardin aux derniers (frais) rayons du Soleil. Vaches et poules ne regardent même pas le volcan !

Comme prévu, le lendemain sera pluvieux et consacré au repos et à la visite de nos amis de Montreuil – 93 (!) croisés et recroisés dans le Northland.

Puis en soirée nous serons invités chez nos amis les Chips : Jeanne et Laurent, en vacances non loin de là avec leurs amis de Wellington qui les ont hébergé durant le confinement!

Une journée agréablement passée malgré le déluge de pluie !

A l’assaut du Taranaki

Une éclaircie…

Depuis plusieurs semaines, nous n’avons pas fait de ‘vraie’ randonnée. Les jambes ont perdu l’habitude mais les enfants ont hâte de retrouver leurs amis qui ont prévu la même randonnée jusqu’au lac Pouakai. Les fenêtres météo sont rare en automne.

Deux heures de montée nous attendent, d’abord dans une luxuriante forêt indigène. Les sentiers sont glissants et détrempés mais de nombreuses marches de bois rendent l’ascension techniquement très facile.

Les fougères arborescentes nous dressent des haies d’honneur.

Nous ne visons pas le sommet. La course complète nous prendrait plus de 11h et surtout nécessite un équipement de haute montagne avec potentiellement des crampons, car les couloirs de neige tassée peuvent être glissants.

Après la forêt et ses ambiances féériques, nous arrivons sont un vent violent dans le secteur buissonnant, juste avant Pouakai Hut, où nous prenons le pique-nique en nous réchauffant. L’automne est bien là, malgré les apparences…

Juste après la cabane-refuge, la vue sur le volcan se dégage enfin. Il était jusqu’alors caché et la révélation du sommet n’en est que plus savoureuse.

Un grand plateau venté s’étend sur plusieurs kilomètres, comme perché au dessus-de la plaine..

Cliquez sur le panorama pour l’agrandir !

Après une courte descente, nous arrivons au célèbre lac Pouakai. En haute saison les photographes et randonneurs y sont nombreux pour venir immortaliser le reflet du Taranaki dans les eaux bleu azur.

Le clapotis de l’eau nous prive de ce miroir mais en revanche nous sommes seuls sur le ponton qui entoure le lac. Il faut choisir! et la solitude nous va bien !

Le enfants ne sont pas vraiment seuls…

Rose, Fantine, Noémie, Lubin et Romain

Cette randonnée rencontre un vif succès et on s’y bouscule en février. Nous ne regrettons pas d’être resté en Nouvelle-Zélande pour vivre ces moments hors saison – entre deux jours de grisaille…

Le lac Mangamahoe

Sur les brochures, voici ce qu’on nous vend !

copyright Tripadvisor

Le point de vue lors de notre balade sera tout autre, mais les paysages restent reposants et nous y avons surtout beaucoup parlé avec nos amis Jeanne et Laurent !

Nous avons quand même vu les nombreux Cygnes noirs, qui remplacent nos cygnes blancs…

…et un beau reflet des Fern tree (fougères arborescentes) omniprésentes.

En fin de journée, nous profitons des aménagements de promenade qui longent toute la côte autour de New Plymouth et passons sur le récent et non moins célèbre pont Te Rewa rewa.

Pourquoi font ils des triangles avec les bras? Devinez !

(c) Tourism media

Dernière balade pour chercher des géocaches sur la plage en compagnie de nos amis qui y sont accro

Noémie, relookée dans les magasins Warehouse, véritables institutions en Nouvelle-Zélande. Ca change des vêtements de rando!

Suite et fin de nos adieux aux volcans de Nouvelle-Zélande dans le prochain article… Tongariro, le retour !

Mieux vaut tard que jamais !

Attention, routes dangereuses… pour qui les traverse !

C’est bien connu, les routes sont dangereuses pour ceux qui les empruntent… Mais le risque ne se limite pas aux automobilistes. Des millions d’animaux meurent chaque année de collision routière. Un appel à lever le pied, aux conséquences positives pour la faune, la consommation de carburant et la contemplation du paysage !

« DRIVE CAREFULLY »

Selon les pays, ces panneaux visent à protéger des accidents de la route mais aussi parfois à éviter la mortalité de populations d’animaux localisées et vulnérables comme les Kiwis…

Levons le pied, donc, et partons découvrir la faune des antipodes grâce aux panneaux de signalisation !

Afrique

Namibie

Notre premier panneau sera celui du plus gros de nos mammifères terrestres. A coup sur il faut éviter la collision ! Nous sommes sur l’unique route qui traverse la bande de Caprivi.

On y roule assez vite car il y a peu de logements et plus de 300 km à parcourir entre deux campings, mais il faut souvent freiner pour observer les animaux au bord des routes… et parfois « pour de vrai »… un couple d’éléphants qui traverse…

Dans le parc national d’Etosha, il y a tellement d’animaux que les panneaux seraient nécessaires tous les 200 m, aussi la vitesse est-elle limitée à 50 km/h. Mais de toutes façons, les visiteurs sont là pour observer les animaux, donc on roule doucement !

En revanche, dans le parc national du Namib Naukluft, les animaux vivent « vraiment » en liberté… Et font fi des petits grillages…

Les 4×4 roulent vite (80 km/h) et les panneaux préviennent des animaux les plus fréquents…

Malgré ce panneau vu quelques heures avant, nous croyons à une fausse girafe tellement celle-ci était immobile au bord de la route.

Les zèbres restent sur le bas côté…

Les Oryx aussi.

Dans les montagnes, attention aux Koudous !

Afrique du Sud

L’Afrique du Sud offre aussi son lot de panneaux exotiques…

Ce serait dommage d’écraser une Tortue anguleuse, dans le Fynbos (maquis) au Cap de bonne espérance,

Et encore plus de démarrer alors qu’un Manchot du Cap profite de l’ombre du carter !

Attention également aux petits singes chapardeurs qui trainent sur le bas-coté.

Paradoxalement, le panneau le plus inattendu est bien celui-ci, probablement unique sur le contient africain ! Attention à la neige et à la glace !

Cela ne semble pas inutile au mois de juin sur les cols du Lesotho !

© http://motebong.com/

Effectivement ce pays comporte les plus hauts cols d’Afrique dont celui de Mafika Lisiu, à plus de 3090 m d’altitude.

© VisitLesotho

Nous y étions heureusement en septembre, il y a juste 1 an, et la roue était bien sèche.

Bien plus à l’est, dans le Kwazulu Natal, il faut se méfier des hippopotames qui rôdent le soir à Ste Lucie pour brouter les pelouses ou les bas-cotés…

A l’approche des réserves de Hluhluwe et Imfolozi, on sent qu’il y a beaucoup d’animaux…

Mais les panneaux ne sont pas là pour faire joli ! Le risque est réel.

On hésite à sortir de sa voiture pour aller sur le coin pique-nique aménagé !

Quand à la baignade à Ste Lucie, on repassera !

La bonne nouvelle, c’est que nous n’avons rien écrasé, pas même le rare bousier inapte au vol du parc Addo Eléphant, le flightless dung beetle !

Stop !

Asie

En Inde, les animaux ont chez eux sur la route, en particulier les vaches sacrées bien sur. Tout le monde freine pour les éviter… Petit rappel du bestiaire des routes indiennes sur http://obsreveurs.fr/index.php/2019/11/06/incroyables-routes-indiennes/

.

Peu de panneaux sur ce continent… Les routes traversant le parc national de Khao Yai au nord-est de Bangkok sont celles qui portaient le plus d’attention aux risques de collision, car il est très fréquenté.

Nous avons en vain cherché les éléphants d’Asie malgré l’heure crépusculaire. Il faudra revenir !

Océanie

Australie

L’Australie est la championne des panneaux… mais aussi des animaux écrasés. La collision avec un kangourou est la première cause d’accident de la route dans le pays… et aussi la première cause de mortalité de l’espèce, qui se porte néanmoins déjà (trop) bien car les Kangouroux gris adorent les pelouses bien arrosées que l’homme entretient dans les faubourgs… Plusieurs centaines de milliers de Kangourous périssent sur les routes. Âmes sensibles…

Ce panneau est sans surprise l’un des plus abondants dans le pays.

Il est parfois associé à d’autres avertissements, comme celui de la présence d’Emeus dans les parages…

Une des premières cause de mortalité des Koalas est aussi malheureusement la rencontre avec un véhicule, car ils sont plutôt lents à traverser la route.

Nous n’avons vu ni le Wombat, ni ce panneau mais il est vraiment mignon alors je l’emprunte à nos amis Jeanne et Laurent qui l’ont pris un mois après nous 😉

© les Chips

Les australiens souhaitent aussi protéger les canards, même communs, qui peuvent traverser la route, au même titre que les enfants qui sortent de l’école…

Plus classique… la barrière de l’enclos est-elle trop petite?

En Australie, il faut rester vigilant aussi quand on sort de sa voiture, mais ce n’est pas à cause des fauves ou des mammifères géants comme en Afrique…

Les Australiens prennent tout cela avec beaucoup de légèreté comme le prouve le panneau suivant… Il est néanmoins remarquable de constater qu’il y a souvent un numéro de téléphone sous les panneaux pour appeler un centre de sauvetage des animaux en cas de collision. On en est loin en France !

De drôles de bêtes !

Nouvelle-Zélande

La palme des panneaux les plus insolites revient tout de même à la Nouvelle-Zélande.

Il parait tellement improbable dans nos contrées de rencontrer un Perroquet traversant une route de montagne….

Kéa

Hélas de nombreux Kiwis sont aussi victime de collisions, les feux de route les éblouissent la nuit et la vitesse des habitants est souvent trop élevée.

En revanche ce panneau permet de connaitre les secteurs avec une bonne densité de Kiwis, et en s’y promenant à pied avec une lumière rouge, on a une (petite) chance d’en apercevoir au début de la nuit sur les bas cotés…

Plusieurs sarcelles de Nouvelle-Zélande ou Pateke (très rare canard endémique) se regroupent sur un ruisseau que traverse une petite route près d’Helena Bay, Northland. Et hop, un autre panneau unique au monde, collector !

la très rare Sarcelle de Nouvelle-Zélande

Encore plus insolite et improbable, croiser une Otarie à fourrure sur la route, comment est-ce possible?

A Kaikoura, avant le terrible tremblement de terre de 2016, la colonie d’Otarie s’étendait juste au pied du parking de la péninsule. Il devait y avoir des individus curieux…

Un seul panneau que nous ne verrons pas en Nouvelle-Zélande, c’est celui prévenant d’éviter d’écraser le Possum (ou Phalanger renard) : c’est au contraire un « sport » national de faire un détour pour « scratcher » ces petits mammifères introduits d’Australie et qui font des ravages en chassant les animaux endémiques.

Des peluches, « scratched possum », sont à vendre en Nouvelle-Zélande (depuis les années 1990), représentant un possum écrasé portant une trace de pneu pour encourager la population à détruite ce marsupial venu d’Australie par tous les moyens…

Un goût très douteux vu l’impact quasi nul sur la population de ces petits marsupiaux désormais très répandus (plus de 30 millions), d’autant que ces cadavres seraient susceptibles, en Nouvelle-Zélande d’être source de diffusion du microbe responsable de la tuberculose bovine.

C’est la fin de ce bestiaire de métal…

Vous êtes désormais convaincus qu’il faut lever le pied en voyage. Car le vrai danger pour la nature, c’est bien l’homme !

Les animaux eux aussi cherchent à nous éviter, mais sur leur territoire, il faut leur laisser la chance de rester vivants !

Tiritiri Matangi, île paradis pour les oiseaux

Comme nous l’expliquions dans l’article sur les oiseaux endémiques de Nouvelle-Zélande, un certain nombre d’entre eux ne volent pas et sont à la merci des prédateurs importés par les humains. D’autres volent mais leurs nids sont aussi pillés par les hermines, rats et autres opossums.

Plusieurs îles refuges accueillent les dernières populations de plusieurs espèces d’oiseaux autrefois répartis dans toutes les forêts de l’archipel. L’île de Tiritiri, située dans le golfe d’Hauraki, au nord d’Auckland, est l’une des rares pouvant être visitée toute l’année « librement ».

Situation géographique de Tiritiri Matangi © Duke Math Dept

La visite de ces îles exige des mesures sanitaires strictes : les sacs sont reniflés par un chien, il est interdit de ramener son rat domestique ou son furet de compagnie, évidemment…

Ca ne rigole pas!

Il faut aussi nettoyer ses chaussures pour enlever les champignons ou graines venues d’ailleurs.

Vos chaussures sont propres? Pas de fourmis australiennes dans votre sac à dos? Embarquez avec nous depuis Gulf Harbour ou Auckland vers la petit île de Tiritiri Matangi !

Après 30 minutes de traversée en compagnie des Puffins volages,

la navette accoste au sud de l’île.

Une colonie de Sternes taras accueille les visiteurs.

Après la traditionnelle photo devant l’entrée de la réserve, nous partons pour une boucle par l’ouest. Il est possible de louer les services d’un guide bénévole pour 5$ / adulte, mais nous nous promènerons seuls.

Le sentier longe d’abord la côte à travers une colonie de Manchots bleus, mais les jeunes sont déjà émancipés et doivent être à la pêche!

Mais nos regards sont plutôt tournés…vers les fourrés où nous débusquons notre premier oiseau endémique, le Saddlback (« Dos en bretelle » en anglais).

Cet oiseau ne vole pas vraiment : il volette de branche en branche. Quelques milliers d’années d’évolution en plus et il serait devenu terrestre…et n’aurait pas résisté aux prédateurs introduits. Heureusement, il a survécu, mais reste une proie facile, c’est pourquoi il n’est plus présent que sur les îles.

Le rare Saddleback ou, en français, Créadion rounoir

Dans les branchages, nous observons également la Mohoua à tête blanche…

… ainsi que le Miro de Garnot ou North Island Robin, très curieux, qui se laisse approcher et vient même à nos pieds, comme son cousin de l’île du Sud observé à Orokonui Sanctuary.

Celui-ci porte une bague, comme la plupart des oiseaux de l’île que les scientifiques suivent avec assiduité. Les dates d’arrivée, les nombres de couples etc. sont suivis à la loupe. Voici à ce sujet l’historique des réintroductions dans le but de sauver les espèces de l’extinction :

Histoire des réintroduction. En bas à droite, le célèbre Kokako

Nous cherchons en vain le Kokako, sorte de corneille de couleur bleu pétrole, très rare et qui hante certaines parties de l’île depuis sa réintroduction en 1997. Nous ne perdons pas au change avec cette belle Perruche de Sparrman.

En baissant la tête, ce sont des Cailles tasmanes (Brown Quail) qui nous passent presqu’entre les jambes.

Elles sont à peine plus petites que les Kiwis d’Owen, présents sur cette île mais insaisissables à moins de dormir sur l’île pour les débusquer la nuit… Ou de tricher un peu !

Sur le chemin sommital, 3 Takahé se promènent sans stress, comme partout du temps de leurs ancêtres…

La plus grosse « poule d’eau’ du monde, le Takahé

Dans les quelques ruisseaux encore coulants, nous apercevons la rare petite Sarcelle de Nouvelle-Zélande. Elle fait de drôles de bruits avec son bec en filtrant l’eau du ru !

Sarcelle dans un rai de soleil. Cherchez son œil !

Le concerto des forêts primaires

A plusieurs endroits le long des chemins, des mangeoires sont disposées pour aider à observer les oiseaux et leur donner un petit coup pouce alimentaire. Il s’agit simplement de distributeurs d’eau sucrée, car plusieurs espèces sont « méliphages », c’est à dire se nourrissent de nectar.

Nous y observerons le très rare Hihi ou Stichbird en anglais.

Mais autour de ces points de rassemblements, ce sont surtout les Bellbirds et les Tuis qui sont nombreux et donnent un vrai concert. On s’imagine alors l’ambiance sonore des forêts primaires qui recouvraient la Nouvelle-Zélande mille ans auparavant… quand ces oiseaux vivaient paisiblement sans aucun ennemi !

Bellbird ou Méliphage carillonneur
Méliphage Tui
Méliphage Tui et sa cravaté frisée

Il est temps de faire quelques kilomètres pour trouver un coin pique-nique, forcément avec vue…

Un populaire New Zealand Fantail nous rend visite (Rhipidure à collier)

Nous rejoignons le Phare de l’île où se tient une boutique et un espace muséographique relatant le travail des naturalistes professionnels et bénévoles. Pour tout savoir : http://www.tiritirimatangi.org.nz/

le phare et la péninsule de Coromandel tout au fond

Peu avant de reprendre la bâteau vers 15h, nous nous asseyons devant les derniers abreuvoirs où les oiseaux viennent se désaltérer. Maître Kereru vient nous saluer.

Carpophage de Nouvelle-Zélande

Avec des voitures si belles, le métier des Rangers de Tiritiri donne envie !

Si la soirée de la veille était insouciante malgré l’école,

Ce soir, nous sommes plus soucieux. Notre voisin repère une broche fichée dans le pneu arrière gauche !

Puisqu’on paie assez cher l’assistance, nous confions le sort de notre van en de bonnes mains…

Une dernière péripétie sans conséquence car nous avons un jour de battement avant de prendre l’avion pour le Chili…

Notre dernier jour »officiel » en Nouvelle-Zélande sera retardé suite à un vol décalé de 20h… Le temps d’écrire un petit résumé de nos 5 premières semaines sur l’archipel !

Ce lundi 16 mars marquera le coup d’arrêt du programme initial… Fichu virus ! La situation au Chili, encore bonne, risque de se dégrader très vite et déjà nos hébergements nous indiquent que nous ne sommes pas les bienvenus. Les Français d’où qu’ils viennent sont alors vus comme « contagieux »…

Nous faisons demi-tour à l’aéroport d’Auckland, et voici une nouvelle page du voyage qui se tourne. Ce sera… 3 mois de plus en Nouvelle-Zélande !

–> Articles déjà écrits sur notre vie durant le confinement :

« A Paihia, dans notre village, il y a… »

Oiseaux de Nouvelle-Zélande observés en confinement Covid-19…

A bientôt pour les dernières aventures automnales du mois de juin post-confinement dans les terres des volcans !