L’avifaune de l’île-continent a tenu toute ses promesses. Une richesse incroyable, de très nombreuses espèces endémiques et une densité d’espèces remarquables… Un régal, avec un seul regret : ne pas avoir pu explorer les régions plus arides ni les forêts côtières et « alpines » (Otway : trop de pluie, Blue Mountains : trop de feux…), pour diversifier encore les milieux explorés. Mais même sans cela, plus de 185 espèces ont croisé nos jumelles, avec une mention particulière pour les perruches, les pigeons et les méliphages, cette grande famille d’oiseaux nectarivores.
Cliquez sur l’image pour zoomer!
White rumped Thornbill
Cygne noir
White browed treecreeper
Bush Turkey – Tallégale de Latham
Channel billed cuckoo imm.
Dusky Morhen
Pied Currawong (Grand réveilleur)
Pacific Duck
Loriquet arc-en-ciel
Kookabura rieur
Cormoran noir – Little black Cormorant
Huîtrier à long bec
Eastern Curlew – Courlis oriental
Ibis d’Australie
Talève australienne
Grey Fantail – Rhipidure gris
Martin-chasseur sacré
Milan siffleur
Bar shouldered Dove
Pygargue blagre
Striped Honeyeater
Black-headed Cuckooshrike
Collared sparrowhawk. Epervier à collier
Spangled Drongo
Ibis à cou noir
Eastern Osprey – Balbuzard d’Australie
Spotted dove
Dollarbirds
Brown cuckoo dove
Eastern Rosella
Eastern Rosella – Perruche omnicolore
White headed pigeon
Barge rousse
Sterne huppée baguée
Podarge / Tawny frogmouth
Eastern Yellow Robin
Eastern spinebill
Rhipidure roux
Wedge-tailed eagle
Blue-faced Honeyeater
Noisy Friarbird
Diamant à cinq couleurs
Magpie Lark – Grallaire pie
White-plumed Honeyeater
Cacatoès rosalbin – Galah
Pélican à lunettes
Canard forestier
Sarcelle australasienne
Loriquet arc-en-ciel
Siffleur doré
Diamant à 5 couleurs
Cacatoès funèbre
Perruche de Pennant juv. – Crimson Rosella (ssp. Adelaide)
A la recherche de l’Oiseau-lyre dans les parcs nationaux volcaniques de Wollumbine et Border Ranges.
Les massifs montagneux entre Melbourne et Sydney ayant été dévastés par les incendies, la plupart des parcs étaient fermés au public ou d’accès restreint. Nous avons du attendre la dernière semaine pour faire chauffer les mollets sur des pentes abruptes dans les massifs subtropicaux des nouvelles Galles du Sud en bordure de l’état du Queensland. Nous voilà donc aux abords de la conurbation de Gold Coast.
Rappel cartographique
A part une randonnée au Mont Lofty à Adélaïde, nos jambes nous démangeaient car nous n’avons pas croisé de montagnes dignes de ce nom à l’horizon depuis le Népal !
Notre « camp de base » était le Mt Warning Rainforest Park où nous avons « campé » deux jours. S’il était bien occupé le samedi soir, le dimanche était bien plus calme!
Les voisins les plus bruyants étaient les Kookaburas, ces martins pêcheurs très communs et surtout très sonores avec leur rire moqueur…
Kookaburas rieurs
La forêt résonne aussi d’un curieux cri en deux tons. Il s’agit du Flûtiste balancé, en anglais Eastern Whipbird, à l’allure de merle ébouriffé.
Flutiste balancé (c) Greg Miles, Wikipedia commons
La femelle émet un cri, et le mâle répond dans la foulée.
Ecoutez :
Ce camping est le paradis des oiseaux. Plus de 6 espèces de pigeons, autant de perroquets se nourrissent dans les arbres et sur les pelouses.
Je me permets de les présenter car c’est un festival de couleurs et que, durant la randonnée , nous n’avons presque rien observé !
Wompa fruit dove ( Ptilope magnifique )Pigeon leucomèleColombine du PacifiqueColombine WongaPigeon huppéGéopélie à nuque rousse (Bar shouldered Dove)
J’observe aussi cette magnifique Ptilope à diadème rose mais hélas seulement en vol…
Festival de couleurs aussi chez les perruches…
Loriquet vertPerruche à tête pâle – Pale headed RosellaLa discrète perruche royale (King parrot).
Après ces fructueuses observations en soirée et à l’aube, nous levons le camp à 7h30 pour profiter de la fraicheur et entamer l’ascension de ce sommet réputé.
Au parking, désillusion… Beaucoup de monde ! Et le premier sportif a déjà fait l’aller-retour. Il ahane à la fin du sentier, fier de son exploit. Il a dû partir à 4h…
Le sommet du Mont Warning est célèbre pour son lever de Soleil. C’est, du fait de son altitude et de sa position très orientale sur le continent australien, le premier endroit où l’on peut voir le jour se lever sur le continent.
Très populaire, le trek est bondé ce dimanche. Les Brisbanais ou habitants de la ville de Gold Coast viennent faire leur exercice de cardio pour le WE ! Certains sont pied nus, la musique à fond.
La forêt subtropicale est superbe…
…mais reste silencieuse. Trop de monde, malgré l’heure matinale !
Ces forêts accueillent l’Oiseau-lyre d’Albert, beaucoup plus rare que son cousin l’Oiseau-lyre superbe puisqu’il ne vit en Australie que dans quelques forêts de la région volcanique que nous arpentons.
Seuls quelques Tallégalles de Latham (Bush Turkey en anglais : dinde du Bush).
Le sentier est très régulier dans sa pente. Quelques secteurs aventureux…
Peu de passages difficiles mais à 200m de la fin, avec la chaleur déjà forte (33°C), on rigole moins… C’est un véritable mur qui se dresse devant nous. Les enfants trouvent cela plutôt ludique. Un parc d’attraction !
On y est presque !
Il fait très chaud. Difficile de trouver de l’ombre au sommet. Mais miracle, nous sommes (quasi) seuls au sommet ! Les adeptes du lever de soleil sont tous redescendus…
Le panorama s’étend à 360° : Vers l’agglomération de Gold Coast au nord jusqu’à Byron Bay, à l’est. A l’ouest et au sud, la vue porte sur la caldeira volcanique géante qui entoure notre Mont Warning , qui n’est autre que la cheminée magmatique solidifiée de l’ancien volcan bouclier qui s’est ensuite effondré il y a 23 millions d’années.
Le Mont Warning fut nommé ainsi par le Capitaine Cook car c’était un point de repère pour les navires croisant au large du Cap Byron qui les alertait sur un secteur de bancs de sables dangereux pour la navigation.
Les rares bancs sont en plein soleil. Nous pique-niquons à l’ombre à même le sol, avant que les fourmis n’attaquent… Puis c’est à notre tour d’attaquer… la descente, ce qui n’est pas une mince affaire…
De nouveaux sur un sentier plus régulier, il faut néanmoins regarder où on met les pieds… Celui là est passé juste devant les pieds de Romain.
Serpent indéterminé…
800m de dénivelé plus bas, un arbre semble emprisonné par des lianes de type figuier étrangleur. Nous passons vite notre chemin!
Un repos bien mérité nous attend dans l’après midi avec une session piscine au camping!
Parc national des Border Range
Dernière chance pour l’Oiseau-lyre…
Nous quittons le secteur du Wollumbin pour rejoindre les contreforts de l’ancienne caldeira, couverte de forêts pluviales d’une richesse inégalée en Australie. Plus d’un tiers des espèces d’Australie fréquentent ce massif.
Ces forêts font partie d’un ensemble forestier, qui couvre les pentes des monts de la grande chaine orientale australienne entre Sydney et Brisbane. Ces massifs abritent de nombreuses essences d’arbre et de plantes reliques de l’époque où les continents ne formaient qu’un (Gondwana). Elles sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco (Gondwana Rainforests of Australia).
Si on zoome, on reconnait le bel oiseau-lyre sur le logo des parcs nationaux de l’Etat des Nouvelles-Galles du Sud.
Nous nous aventurons dans le parc national avec notre camping car. Un petit excès à nos droits car la piste, non revêtue, nous est normalement interdite et nous ne serons pas couverts par l’assurance en cas de pépin… Prudence !
Nous explorons plusieurs petits sentiers et écoutons les bruits de la nature. Quelques cortèges d’oiseaux forestiers animent le sous-bois, comme ce Siffleur doré.
Golden whistler
Voici aussi le Rhipidure roux (ou Queue en éventail) et le Miro à poitrine jaune.
Nous entendrons quelques notes de l’Oiseau-lyre d’Albert, endémique de ce massifs bordant de la vallée volcanique de Tweed mais hélas il gardera son secret…
De remarquables points de vue sont situés le long de la piste qui traverse les hauteurs du parc de Border Range.
Notre défi de la veille est bien visible au centre de l’ensemble volcanique.
Panorama sur la vallée de Tweed et le Mont Warning en son centre
La chaleur est étouffante ce jour là et nous avons bien fait de choisir la forêt comme abri. Dès que nous la quittons, le thermomètre remonte à près de 37°C et le soir au camping, l’orage s’annonce.
Cela ne décourage pas nos valeureux élèves dans leur salle de classe mobile !
Nous vous présentons dans cet article deux espèces menacées et les actions entreprises par les Australiens pour les sauver : Ce sont deux oiseaux des plages !
Le Pluvier à camail (Hooded Plover)Thinornis cucullatus
Ce petit oiseau de la famille des gravelots vit sur les plages d’Australie méridionale et est très menacé. Il fait son nid sur les plages de sable. De nombreux promeneurs et chiens les fréquentent aussi en été.
Des associations se battent pour le protéger comme Friends of the hooded Plover ou Birdlife Australia.
Ils installent de nombreux panneaux d’information et des barrières autour des nids!
« Chicks on the beach » signifie « poussins sur la plage ».
La première observation à Port Willalunga était très émouvante!
Nous nous approchons petit à petit.
Voilà un couple!
Ils sont si mignons avec leur capuche noire !
Nous en avons observé 5 sur 3 plages différentes.
A Waitpinga beachA Victor Harbor
Ce dernier regardait le coucher de Soleil.
A chaque fois, ils partagent vraiment leur maison avec des vacanciers !
Malheureusement souvent les promeneurs ne lisent pas les panneaux et laissent leurs chiens sans laisse sur des secteurs pourtant restreints où elle est requise!
Chien libre menaçant de détruire le nid.
Chacun veut profiter d’un cadre magique !
Le Manchot pygmée (Little Penguin) Eudyptula minor
Il y a 18 espèces de Manchots dans le monde. Appelés à tort Pingouins, du fait de leur nom anglais penguins, les manchots se reproduisent exclusivement dans l’hémisphère Sud – sauf quelques individus au nord des îles Galapagos.
Wikipedia Commons
Le Manchot pygmée est la plus petite espèce de manchot. Il pèse à peine plus de 1kg. On l’appelle aussi le petit manchot bleu du fait de sa couleur.
Trois jours d’ornithologie et de détente en forêt équatoriale d’altitude
Selamat Datang ! Bienvenue en Malaisie !
A peine arrivés à l’aéroport KLIA (Kuala Lumpur Intern. Airport), nous dormons dans une petite guesthouse et par chance, on nous propose à un tarif correct de nous emmener jusqu’au sommet de Fraser Hill, notre objectif pour cette « escale » de Noël en Malaisie.
Notre chauffeur de taxi, Azlan, déborde d’attentions et nous laisse aller au restaurant, faire nos courses pour les 3 jours prévus dans la foret équatoriale, dans la coquette mais très isolée station de plein air de Fraser’s Hill.
La route est sinueuse comme rarement nous en avons connu. Les coeurs sont mis à rude épreuve. La fin du parcours est une route étroite, surnommée snake road…, en pleine forêt équatoriale.
Bukit Fraser, la colline de Bukit, est un lieu de villégiature prisé surprenant. Très isolé, bien qu’à seulement 100 km de la capitale, le site est un ensemble d’hôtels, de résidences de villégiatures et de cottages très « british », perdus au sommet d’une colline, en pleine dorsale montagneuse équatoriale de la Malaisie. Très humide en saison des pluies, le site était néanmoins très fréquenté par des familles essentiellement, en quête d’air pur, loin des villes.
Le centre du village arbore une belle horloge.
La mosquée rappelle que nous sommes en pays à majorité musulmane. Entendre l’appel à la prière en pleine jungle est aussi déroutant !
Cette localité a la faveur des ornithlogues du monde entier pour son accessibibilté et son charme britannique…
Les premières pluies tropicales arrivent le soir-même, amenant humidité et brouillard.
Notre logis… très humide
Au petit matin, nous nous essayons au trail en pleine jungle le plus proche de notre appartement.
Chaussettes hautes, pantalon et manches longues sont de sortie. Le chemin est glissant, mais le style est là !
Le couvert végétal est très dense et nous ne voyons presque pas d’oiseaux. Des cris de singes gibbons résonnent au loin.
Nous observerons en revanche plusieurs Semnopithèques obscurs. Ce primate ne se rencontre que dans les forêts des péninsules malaises et indochinoises.
Les animaux que nous n’aurions pas aimé voir, ce sont les sangsues qui m’ont rappelé qu’il fallait mettre des chaussettes en laine épaisse et pas une paire synthétique achetée au Décathlon de New Delhi… Car elles sucent au travers !
Ames sensibles, nous avons caché le sang car la sangsue retirée un peu vite provoque une hémorragie…
Le lendemain, nous prenons rendez-vous avec un ornithologue local pour nous accompagner. Son expérience est précieuse pour repérer les oiseaux par leurs cris.
Mésange sultane (Sultane Tit)Verdin de HardwickeSouimanga sombre (Black-throated Sunbird) Grand Arachnothère (Spider hunt)- friand d’araignées mais aussi de nectar.Dice à gorge feu (Fire-breasted Flowerpecker) Garrulaxe mitré (Chestnut capped Laughingtrush)Rufous-bellied Swallow Cecropis badia
Mais celui que nous cherchons plus particulièrement est le Trogon à tête rouge. Cette famille d’oiseaux nous fascine depuis notre quête du Quetzal en 2017 au Costa Rica et nous avions été déçus de ne pas avoir observé son unique représentant sud africain, le Trognon narina…
Grâce au guide qui repère son chant, les enfants observent et même photographient leur Graal! La patience est récompensée.
Aux aguets devant le TrogonTrogon à tête rouge (Red-headed Trogon)
L’excitation est à son comble!
Nous rencontrons ensuite un groupe de photographes de Singapour qui passent une journée d’observation avec un autre guide. Leur méthode est très efficace et quelque peu…discutable. Ils passent en boucle un enregistrement des chants des petits oiseaux forestiers toujours cachés et disposent des vers pour les apater… La définition même de la chasse photographique!
Nous en « profitons » le temps d’une pause dans notre circuit, car c’est une activité très statique. Mais terriblement efficace! Résumé en images…
White-tailed Robin
Sur la même souche… Deux gobemouches très « cute«
Rufous-browed Flycatcher
Voici le petit peuple des sous bois humides et des mousses ombragées…
Et l’ambiance des photographes… au bord de la route ! Pas ce que l’on préfère mais quels fascinants petits passereaux qu’on ne verrait jamais sans cela…
Après 4h de traque active ou statique, les enfants s’essaient à une partie de tir à l’arc à 10 mètres. Pas commun en pleine jungle. C’est le contraste de Fraser Hill !
Sur le chemin du retour, nous observons le Grand gobemouche bleu. Une perle de la nature à nouveau !
Grand gobemouche (Large Niltava)
Les enfants concluent cette journée « parfaite » sous le soleil pour ne rien gâcher…
Un message à méditer par tous nos dirigeants…
Et en prenant conscience de la richesse de ces forêts comme ce jour-là, le drame de la déforestation dont nous sommes témoins prend toute sa gravité.
Nous voyons beaucoup d’exemples en Malaisie, l’un des pays les plus tristement déforestés. L’urbanisation est galopante et l’exploitation pour le bois et les coupes pour planter les palmiers sont autant de menaces sans retour pour la faune des sous-bois.
Coupe de bois tropicaux
Il reste encore quelques oasis. Protégeons les à tout prix en les visitant et en refusant le bois tropical ou l’huile de palme !
Voici une sélection de quelques espèces observées en novembre 2019 enThaïlande (103 au total) lors de notre voyage en famille. Peu d’ornithologie intensive, surtout des observations glanée ici et là. J’ai trouvé l’observation difficile dans les forêts. Une petite déception dans ce pays, réputé pour son avifaune très diversifiée…
Cliquez-sur l’image pour agrandir certaines photos !
L’agitation étouffante de Delhi, la foule des allées du Taj Mahal, l’anarchies des routes… Les obsrêveurs ont besoin de nature et de grands espaces… et entament en Inde leur quête du plus grand félin de la planète, leTigre…
Bharatpur
Après notre visite d’Agra, nous partons pour la ville de Bharatpur, peu après avoir franchi la frontière nord-est du Rajasthan.
Nous logeons chez l’habitant au « Jungle Lodge », en fait une petitepension familiale. On s’y sent bien. Nous y faisons la connaissance avec une famille belge qui, comme nous voyage et fait l’école sur la route. Suivez les sur : https://lespetitsbourlingueurs.com !
Les enfants sont contents de sortir leurs playmobils. Hélas nos amis d’un soir partent le lendemain pour le Népal – tout comme nous dix jours plus tard, mais leur planning ne nous permettra pas de les revoir. Nous échangeons des bons plans.
Notre hôte prépare de bons petits plats comme l’aloo paratha (pomme de terre et choux fleurs), les chapatis (galettes plates de farine à l’eau grillées) et nous fait découvrir le « curd » maison (sorte de faisselle).
Le jardin abrite un couple de hiboux petits ducs indiens…
A 500 mètres de notre gîte, se trouve l’un des plus petits parcs nationaux indiens, cependant celui -ci est réputé au niveau international pour la richesse de ses oiseaux : le parc national Keoladeo Ghana. Pas de tigre, mais l’un des meilleurs sites d’Asie pour l’avifaune.
Nous partons le matin vers 7h pour pouvoir les observer.
La visite peut se faire à pied mais il fait 30 degrés, même si l’allée principale est à l’ombre, elle fait 10 km aller retour. Aussi nous optons pour l’ornithologie en Rickshaw !
l’entrée du parc
La première partie traverse une zone de savane sèche.
savane sèche
C’est le refuge de dizaines d’espèces de volatiles dont ces Guêpiers d’Orient aux teintes vertes.
L’Aigle criard est ici dans son fief.
Aigle criard
Plusieurs espèces de coucous s’observent en bord de chemin, comme ce Coucou jacobin.
L’observation la plus marquante en zone sèche sera cette petite Chouette chevêche indiennes à l’entrée de son nid. Enfin, après un périple africain sans rapaces nocturnes, de chouettes observations !
Chevêche brame (Athene brama)
L’exploration se poursuit dans un secteur marécageux, écosystème majoritaire du parc. La mousson a été abondante et les niveaux d’eau sont hauts. En hiver, des milliers de canards occupent les lieux. En octobre, ce sont surtout les échassiers qui sont les plus actifs.
La star est le Tantale indien, en anglais « Cigogne painte » (Painted Stork). Son allure bariolée en fait la star du parc, d’autant qu’elle construit son nid au bord de l’axe principal ou se promènent les touristes, majoritairement indiens.
nid de Tantales
De nombreux autres espèces de cigognes, hérons et espèces proches peuvent être observées.
Spatule blancheIbis à tête noireAigrette intermédiaireJeunes Bec-ouverts asiatiquesl’immense héron GoliathL’ omniprésent Crabier de Gray (Pond heron)Bihoreau gris
A la source d’eau principale, près d’une table pique-nique, de petites couleuvres attendent les alevins qui sortent du tuyau, pour le régal des yeux de nos jeunes naturalistes !
Les poissons abondants attirent également les cormorans mais aussi de très nombreux Anhingas d’Asie ou « Oiseau serpent ».
Anhinga au cou de serpentjeunes anhingas affamésCormoran de Vieillot
Malgré l’heure chaude, nous ne savons plus où donner de la tête!
Râles, jacanas et vanneaux occupent les herbes flottantes.
Jacana bronzéFamille de râles à poitrine blanchele très commun Vanneau indien
La pause d’impose…
Mais dans les arbres, coucous, perruches, huppes, rolliers, martins-pêcheurs et guêpiers donnent le tournis à nos apprentis photographes…
premier Martin-pêcheur de Smyrne de RomainGuêpiers à queue d’azurNotre perruche à collier vient d’Inde
Du haut des tours d’observations proches du temple de Keoladeo, on peut observer une colonie de chauves-souris roussettes. Ce seront les seuls mammifères observés en dehors de quelques ongulés (Cerf axis, Nilgault).
La visite tire à sa fin. Une visite hivernale offrirait un spectacle complètement différent, avec des milliers de canards mais aussi des grues.
Mais notre objectif en Inde et au Népal est d’observer le rare Tigre du Bengale. C’est toujours aléatoire et les safaris coûtent cher. Nous avons choisis deux des meilleurs endroits pour l’observer : le parc national de Ranthambore au Rajasthan et le parc national de Bardia au sud du Népal.
Ranthambore
Ce parc national, ancienne réserve de chasse comme la plupart des espaces protégés du sous-continent indien, est composé de jungles montagneuses.
L’entrée principale
Nous partons vers 6h en camion-jeep pour le secteur 1. Ce n’est pas le meilleur secteur mais le Tigre y est néanmoins présent.
Romain a mis un T-shirt Tigre pour l’occasion
Peu après l’entrée nous sommes accueillis par des singes Entelles.
Etre ou ne pas être…
Le secteur imposé est très boisé. Nous traversons quelques rivières et la chance est avec nous : un Hibou pêcheur indien, le Kétoupa brun veille sur une grosse branche.
face à face avec le Kétoupa brun
Mais à peine dix minutes plus tard, l’impensable se produit : Baghera !
Un Léopard venait de traverser la route et nous le voyons s’éloigner à moins de 20 mètres sur la gauche !
Le léopard partage le terrain de chasse du tigre mais est beaucoup plus difficile à observer. Nous sommes extrêmement chanceux et n’en croyons pas nos yeux!
Il est difficile à photographier tant la jungle est dense. Jamais il ne se retournera mais son pas très lent nous permet de l’observer tout de même durant 6 minutes.
Votre notre meilleure photo, de profil.
C’est encore tremblants de cette rencontre mais confiants que nous poursuivons notre quête du Tigre, même si la journée est déjà gagnée !
Le menu du tigre de Bengale est pourtant servi. De nombreux cerf Sambar et cerf Axis (Chital) habitent les sous-bois.
SambarChitals ou Cerfs axis
Les oiseaux sont assez discrets et le Paon règne en roi.
Nous poursuivons vers un secteur plus humide où le tigre pourrait se baigner, aux heures chaudes, mais l’étang est désert. Cigognes et crocodiles peuplent les rives.
Cigogne épiscopale (Wolly – neck Stork)Crocodile indien.Varan du Bengale
Mais de tigre point. En rentrant, nous apprendrons qu’il a été observé sur le secteur 2, avec des jeunes… Hélas les safaris organisés par le gouvernement du Rajasthan (Eaux et forêts) concernent un secteur particulier, nous ne pouvons nous y rendre.
Nous espérons ce secteur pour le lendemain matin lors du tirage aléatoire…
Hélas, ce sera à nouveau le secteur 1, et cette fois nous ne verrons rien. Pourtant, à un moment, singes et cerfs alarmaient de la présence d’un félin. Nous patientons mais les hautes herbes ne laissent rien filtrer… Nous rentrons bredouilles. Des compagnons de jeep, revus plus tard à Pushkar nous apprendrons que sur « notre » secteur 1, ils ont vu le tigre a été vu l’après midi-même…
Le monde sauvage ne se commande pas. La nature n’est pas un zoo… Le Tigre du Bengale garde son mystère et nous retenterons notre chance au Népal…
Compte-rendu en images d’une sortie inoubliable en mer au large du Cap de bonne espérance, avec l’association Capetown Pelagics. Ces sorties d’observations qui ont lieu chaque week-end à 25 miles au large des côtes (si le temps est clément ), permettent d’observer des espèces d’oiseaux marins qui volent entre Atlantique et Pacifique, là où les eaux des deux océans se mélangent.
Il s’agit d’un secteur presque sans égal pour observer à distance raisonnable des côtes des espèces pélagiques, c’est à dire de haute mer – en compétition avec les excellentes croisières au large de Kaikoura en Nouvlle-Zélande.
Le bénéfice de ces sorties non lucratives finance des actions de conservation dans la région du Cap. Une raison de plus pour les soutenir.
Je les recommande vivement pour les ornithologues bien sûr, mais aussi pour tout amoureux de la nature ayant jamais rêvé de côtoyer les plus grands oiseaux du monde (en envergure). Sujets au mal de mer, bien se renseigner (ou s’abstenir…) car cela secoue beaucoup!…
Cliquez sur les images pour agrandir et apprécier l’envergure de ces géants… Plus d’autres volatiles et mammifères !
Puffin à menton blanc
Petrel géant de Hall
Albatros à sourcils noirs
Albatros à cape blanche imm.
Albatros à cape blanche imm.
Damier du Cap, Fou austral, Goéland dominicain, Albatros
Bilan en images de nos observations marquantes d’oiseaux dans ce pays si vaste. 215 espèces observées… Voici nos préférées. Les milieux sont variés depuis les bords du fleuve Okavango, en région tropicale, aux dunes du désert du Namib et aux savanes semi-désertiques d’Etosha.
Traquet Trac tracGladiateur backbakiriTraquet de montagneAigle de Verreaux et Corbeau pieAlouette des Dunes, présente uniquement dans le sud du désert du NamibCourvite à deux bandesGanga namaquaGanga namaqua mâleGangas namaquaAutruchesGuêpier à queue d’aronde près du fleuve OrangeOutarde Korhan mâle à EtoshaVanneau couronnéOutarde KoriCalao à bec noir (fem.)Vanneau arméFrancolin à bec rougeIrrisor damaraFaucon chiquera, à EtoshaColombe à épaules émeraudesGanga à 2 bandesCossyphe à sourcils blancsAgrobate à dos rouxPic à queue doréeGonolek rouge et noirInséparables rosegorgesInséparables rosegorgesOutarde de RüpellSouimanga à poitrine rougeCalao à bec jauneCalao du DamaraSterne caspienneTisserin à tête roussePélicans blancsPigeon de guinéeFlamant nain, Pélican blancFlamants rose et nains à Walvis BayGuêpiers nains, réserve de MahangoGuêpier carmin, de retour d’Afrique centraleOutarde de Ludwig, désert du NamibAvocettes élégantes, Walvis Bay
Le parc national d’Etosha fait la fierté de la Namibie. Dans le top 5 des grands parcs africains, il est considéré comme l’une des plus belles réserves naturelles de la planète. Il entoure le vaste Etosha Pan, un immense désert salin plat.
Le désert ou « pan » d’Etosha… Seul endroit où l’on peut sortir de sa voiture.
Nous abordons le parc par son entrée Ouest, nommée Porte Von Lindequist en l’honneur du gouverneur du sud ouest africain allemand au début du XXè siècle.
Un safari à Etosha peut se faire dans sa propre voiture. En saison sèche, comme actuellement, la visite consiste à observer surtout les différents points d’eaux. Les animaux s’y concentrent toute la journée dans un jeu d’allées et venues permanentes.
Ambiance aux points d’eau
Nous débutons par le « dik-dik drive ». Effectivement, les Dik dik, petites antilopes craintives, s’y laissent apercevoir facilement. Elles ont une petite tâche noire au coin de l’œil qui forme une larme. Cela lui donne un air mignon qui attendrit les enfants.
Le Dik dik, le chouchou des enfants
Plus loin, deux voitures attendent et observent au bord de la route. Il y a quelque chose à voir là-bas. Dans les jumelles, un peu au hasard sur la ligne d’horizon, s’affiche le beau et majestueux Guépard. Il se repose sous un arbre. Emotion. Nous avons du mal à le quitter. Nous apprendrons plus tard que le guépard est rare dans le parc du fait de la compétition avec les autres prédateurs.
Fin de sieste pour le Guépard
Dans la même journée, au détour des pistes ou aux points d’eau, nous observons des groupes de springboks, impalas, oryx, koudous, zèbres, gnous, bubales, girafes, éléphants…
Zèbres assoiffés Oryx, aussi appelés GemsbokBubales rouxle commun Springbok
Mais aussi notre premier Rhinocéros blanc découvert dans une clairière. Nous ne sommes jamais vraiment rassurés quand l’éléphant curieux s’approche très près de la voiture. On reste silencieux, pas de gestes brusques, une envie de filmer ces rencontres pour fixer ces instants dans notre disque dur.
le rare Rhinocéros noir
Les enfants s’échangent appareil photo, caméra et jumelles. Ils se disputent parfois la palme du meilleur découvreur et c’est à qui trouvera en premier le rare spécimen. Nous n’avons pas le droit de sortir de la voiture hormis les coins aménagés. Nous pique-niquons au camping Namutoni.
Mangouste rayée au Camping
En fin de journée, nous arrivons au camping Halali. Le camp est très sec, poussiérieux mais les lueurs du soir invitent à la détente. Nous installons notre camp
Il fait frais le soir car nous sommes en hiver, dans l’hémisphère Sud. Nous nous couvrons et partons admirer le point d’eau non loin de là pour le coucher du soleil.
Il y a des rochers en estrade pour observer. Des spots puissant éclairent le site. Le silence est de mise. Invitation à la méditation. Les oiseaux viennent boire bruyamment.
Gangas à double bande
Un groupe de zèbres arrive. Ils boivent paisiblement et s’en vont doucement. Nous allions partir quand soudain, notre respiration s’arrête. Sur le chemin au loin, arrive une lionne à la démarche fière et souple. Une deuxième arrive pour boire. Une de nos plus belles rencontres à Etosha dans les dernières lueurs du crépuscule. Romain demande : « Y a quoi ensuite ? ».
Notre première semaine passée entre les Chutes Victoria et la « Bande de Caprivi » se termine. La « Caprivi strip » est une bizarrerie géopolitique qui prolonge la Namibie septentrionale sur une bande de terre de 450 km de long sur 30 de large, lui donnant une frontière avec la Zambie. Ce territoire avait été annexé par l’empire allemand pour permettre l’accès du territoire namibien au fleuve Zambèze, et donc à l’Europe de l’Ouest, dès 1890. Hélas le fleuve est en réalité non navigable au delà du fait des cataractes de Victoria Falls…
(c) Wikipedia commons
Nous emprunterons en revanche le récent pont de Katima Mulilo qui relie aujourd’hui la Zambie et la Namibie par la route.
Cette semaine aura donc commencé par la visite des Chutes Victoria, découvertes par Sir Livingstone en 1855.
David Livingstone demeure l’un des rares explorateurs européens admirés par des Africains. Ecossais issu d’une famille rurale modeste, il devient missionnaire en 1840. Il voyage pour convertir les populations et tenter de supprimer le commerce des esclaves. Il explore l’intérieur de l’Afrique pour ouvrir des voies commerciales. Sa plus célèbre découverte est celle des chutes Victoria lors d’une descente épique du fleuve Zambèze. Il découvrira aussi le lac Malawi mais cherchera en vain les sources du Nil.
Sa statue figure du côté zimbabwéen du sentier qui permet de découvrir les chutes.
Nous partons de Livingstone, la ville de Zambie nommée en mémoire de son illustre explorateur en récupérant près de l’aéroport, notre « maison » pour les 27 prochains jours… Bonne surprise, elle est flambant neuve (6000 km) et même surclassée : Toyota Hilux avec double tente.
Nous sommes forcément un peu mal à l’aise en traversant 250 km de route zambiennes dont 80 km défoncées, jalonnées de villages où la misère est omniprésente, même si sur cette photo on voit l’électricité qui dessert les principaux équipements publics.
Arrivée en Namibie
Nous franchissons la frontière namibienne avec patience, et surtout avec l’appréhension d’arriver au camping à la nuit tombée pour notre première installation… Ce qui sera le cas, car il a fallu jouer des coudes pour payer la taxe routière côté namibien après une longue attente de l’agent d’immigration coté zambien…
Beaucoup d’attente au poste frontière Zambie Namibie…On apprend la patienceArrivée juste avant la nuit au campement près du fleuve Zambèze.
La nuit aura été réparatrice. Le petit déjeuner est idyllique ! A condition de prendre garde aux singes chapardeurs…
Caprivi Mutoya Lodge & Campsites
Nous partons au petit matin, seuls sur un bateau à fond plat, pour une excursion sur le Zambèze. Observation émouvante de nos premiers hippopotames.
Une famille soudéeSéance de vocalises avant la chorale
Nous reprenons la route rectiligne et monotone pour plus de 300 km. A quelques kilomètres de notre camping au bord de l’Okavango, nous devons laisser passer deux éléphants. Nous ne faisions pas les fiers !
Les bords de l’Okavango
Nous arrivons à Ngepi Camp, à nouveau au coucher du Soleil… après 4 km de piste sablonneuse un peu stressante… Stress amplifié la nuit sous la tente lorsqu’un hippopotame est venu brouter la pelouse de notre emplacement !
Ce camping s’inscrit dans une démarche environnementale vertueuse, notamment en encourageant la vente de bois issue d’arbres morts et non vivants, fléau dans toute la région où nous verrons des milliers d’arbres brulés pour le charbon ou débités pour le bois des foyers.
Aube au bord de l’Okavango
Parenthèse de Géographe, l’Okavango est le plus grand fleuve endoréique, c’est à dire qu’il ne rejoint pas la mer. Il est surtout célèbre pour son grand delta intérieur qui inonde le Botswana voisin à la saison humide, en faisant un eldorado pour les oiseaux et les grands mammifères.
Le lendemain, nous partons pour un safari au bord du fleuve qui donne un avant goût de ce que cette région peut receler comme merveilles.
Parc national de Bwabwata – réserve Mahango
Après les conflits armés avec l’Angola, cette réserve bordant l’Okavango qui a beaucoup souffert est désormais accessible. Encore peu fréquentée, elle nous a séduit par la richesse et la facilité d’observation de la faune qui y est revenue. Petit aperçu en images (cliquez pour zoomer).
Zèbre et Antiloppe roanne
Grand Koudou
Ganga à 2 bandes
Rollier à poitrine lilas
Gonolek rouge et noir
Guepier nain
Buffle
Impala
Grand Koudou
Grue caronculée
Prochaine étape : le Parc national d’Etosha.
Et merci pour vos commentaires qui nous encouragent à poursuivre nos articles malgré les connexions wifi capricieuses !