L’Islande en famille : Elfes et Baleines dans les fjords du Nord…

25 Juillet 2018Juillet 2018 — dernier épisode.
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Nous quittons le lac Myvatn pour rejoindre, encore plus au Nord, le fjord d’ Hauganes. La route traverse des paysage plus verdoyants désormais et aussi plus urbanisés : nous passons par les faubourgs d’Akuyeri, 2ème plus grande agglomération d’Islande avec près de… 19 000 habitants ! Vertigineux;-)

La géographie vue du ciel invite à imaginer les paysages somptueux où nous arrivons en rejoignant le village d’Hauganes.

Nous prévoyons une sortie en petit comité pour observer les Baleines le lendemain.

Mais d’abord, c’est un tout autre voyage qui nous attend, à notre grande surprise!

L’endroit où nous arrivons pour la nuit est emplit d’une grande sérenité.

Bienvenue à Arnarnes Paradise!

Au premier abord une Guesthouse comme n’importe quelle autre …

Avec un petit rappel : nous sommes à la ferme!

Une belle et vaste salle commune, une grand salle de bains commune mais nous sommes presque seuls.

Mais le lieu est habité… par les Elfes !

Quelques elfes des environs…

La propriétaire Eyri est un sacré personnage, à la fois prof de yoga, de méditation, peintre, guérisseuse et messager des elfes. Son diplôme officiel de théologie elfique à Reykjavik est affiché au mur… Ca ne rigole pas.

Un petit message nous attend aussi :

« Bienvenue à Arnarnes ». Ici vous pouvez voir des elfes, des fées et autres créatures de la nature qui, je suis convaincue, habitent tout autour de cette maison.

Les Islandais sont ouverts à l’existence d’une monde parallèle où vivent ces créatures…je suis persuadé que nous ne sommes pas seuls sur Terre… Voici la carte du monde des Elfes…

Notre soirée sera plus terre à terre puisque nous sommes invités à prendre un bain dans un jacuzzi extérieur… Pas de photo désolé !

Une adresse à recommander, vous l’aurez compris!

A la rencontre des Baleines

Le lendemain matin nous avons rendez-vous avec un rêve.

Le petit port d’Hauganes nous accueille et semble encore endormi. Les montagnes ont toujours leurs écharpes.

Nous avons réservé une excursion auprès d’une agence familiale qui affrète un petit bateau pour aller à la encontre des Baleines à bosse qui viennent passer l’été dans les fjords d’Islande.

Nous nous équipons…

Un peu large !

Le premier animal observé n’est pas celui attendu… Un Macareux moine pêche au pied du bateau.

Soudain la promesse de voir nos premières baleines se réalise!

Ce sont des Baleines à bosse. Elles aiment se nourrir dans les eaux polaires après s’être reproduites dans les eaux tropicales ou subtropicales. Elles sont communes durant la période estivale au large de l’Islande. Près de vingt espèces de Baleines ont été observées par les scientifiques autour du pays.

Voici les meilleurs souvenirs captés par notre téléobjectif… Bonne plongée!

Sans vouloir refroidir l’ambiance savez-vous que la chasse à la baleine a encore cours en Islande – mais aussi en Norvège et au Japon? Une tradition d’une autre époque quand on sait les menaces qui pèsent sur les cétacées (réchauffement des eaux, contient de plastique..). Une lueur d’espoir, celle-ci devrait s’arrêter à partir de 2024 en Europe selon une décision récente.

Le trajet retour donne lieu à une halte pour essayer la pêche à la Morue… Ames sensibles s’abstenir. La pêche à la Morue (Cabillaud) reste la première exportation agro alimentaire d’Islande.

Retour sur la terre ferme, le port d’hauganes est accueillant : voici notre table pique-nique trois étoiles!

Une photo souvenir permet de se rendre compte de l’immensité de notre amie du jour…

Puis nous reprenons la route pour une longue journée de road trip qui nous mènera un peu au nord de Reykjavik.

Nous retiendrons les prairies saturées, les successions de fjords et de tunnels… dont celui à sens unique où nous nous sommes retrouvés face à un camion et avons du faire marche arrière dans le noir et le stress. Panique et cauchemar !

Pour se détendre, pause sur la route, les enfants sont rois ici…

Même à l’hôtel, idéal pour se détendre.

Il y en a même pour les ornithologues avec cette famille de Sterne arctique juste derrière la jardin!

Reykjavik Express

Pas de doute que la petite capitale islandaise regorge de centres d’intérêts… Mais notre périple n’avait pas de vocation urbaine… Nous nous quitterons donc sur quelques ambiances « touristiques » montrant les principales attractions touristiques!

Merci d’avoir suivi les 5 épisodes de ce road-trip de 2018 !

Eglise luthérienne d’Hallgrimur
Cathédrale-basilique du Christ-Roi

Prochaine escale moins rafraichissante: Lanzarote au large du Maroc!

L’Islande en famille : Lac Mývatn. Terre de plumes et de feu.

Juillet 2018 — avant dernier épisode–

Nous arrivons des hauts plateaux et une faille immense balafre le paysage. Nous sommes ici sur la faille médio-atlantique qui traverse l’Islande.

A cet endroit les eaux qui descendent du plateau glaciaire arrivent sur des ruptures de pentes monumentales, créant ici les chutes d’eau les plus puissantes du pays. L’eau de la rivière Jökulsá á Fjöllum tombe sur plus de 44 mètres, et selon un débit moyen de 193 m³/s.

Deux autres chutes sont visibles en amont dans un paysage sauvage et volcanique, comme en témoigne la couleur rouille des roches basaltiques.

En rejoignant les abords du lac Mývatn, nous croisons quelques rennes sauvages Jadis importés de Norvège, ils ne sont pas autochtones.

Voici le lac Mývatn, « lac des mouches » en islandais. En effet, à la belle saison, des millions de moucherons (simulies) peuvent localement gâcher les balades…

Nous nous installons à Reykjahlíð dans un petit bungalow à proximité immédiate d’anciennes croûtes de lave. Impressionnant décor!

Au pied du cabanon, une Bécassine cherche à nous éloigner de son poussin !

Rare observation qui nous rappelle que les terres arctiques sont le paradis estival de nombreux oiseaux migrateurs.

Pluviers, Barges, Bécassines, Bécasseaux et autre Chevaliers traversent la France pour aller se reproduire autour du Cercle polaire où la nourriture abonde durant le court été arctique.

Pluvier doré

Le lac Myvatn est connu pour abriter de nombreuses espèces de canards. Parmi celles-ci, le plus emblématique est le Garrot d’Islande. En Europe, on ne le trouve qu’en Islande où il est sédentaite, mais il est bien présent au Canada aussi.

Son nid, habituellement placé dans un trou d’arbre, est remplacé en Islande par des cavités minérales (crevasse de falaise ou de champ de lave).

Voici une autre espèce emblématique d’Islande, rarement observé en plumage estival en France : Le Grèbe esclavon.

Hverir et Namafjall

Nous quittons pour quelques heures les rives du lac pour explorer les sites géothermiques à proximité. L’un des plus surprenant est celui de Hverir que visu visitons tôt le matin pour éviter les foules.

Le décor est somptueux. Une balade sur la planète mars ne dot pas être beaucoup plus dépaysant ! Des solfatares (émanations de gaz sulfureux) et des mares de boues se succèdent et émettent des fumerolles qui confèrent une ambiance mystérieuse au site.

Les futurs obsreveurs rêvent d’un bain chaud mais il faudra changer d’endroit, car la température est un peu élevée et le bain de boue pas si engageant…

En prenant un peu de hauteur jusqu’au sommet du Namafjall, nous prenons la mesure de l’environnement volcanique hostile aux alentours. Nous sommes dans l’ensemble volcanique du Krafla.

Namafjall

Krafla et Leirhnjukur

Nous nous rendons justement après aux abords du volcan Krafla. Il a récemment été en éruption et une très longue coulée de lave encore noir ébène s’écoule du flanc nord. Voici le site majestueux du Leirhnjukur.

Coulée de lave du Krafla

Le souffle du magma encore présent sous la croûte de lave est encore chaud.

La caldeira voisine est remplie par un vaste lac.

Mais pour la toilette, mieux vaux préférer un douche d’eau chaude naturelle géothermique 😉

Dimmuborgir et Hverfall

Déformation de cartographe, impossible de passer à coté d’un volcan si parfait à la photo aérienne… On imagine la puissance de l’éruption aux dimensions du cratère…

Pour accéder à Hverfjall, le plus simple est de partir du site touristique de Dimmuborgir. De curieuses arches sont visibles au milieu des fourrés de bouleaux nains. Cet étrange labyrinthe d’amoncellements ruiniformes d’il y a deux mille ans sont les restes d’un lac… de lave!

Trois kilomètres plus loin, la base du volcan Hverfjall nous attend.

Renseignement pris, cet énorme volcan explosif s’est formé il y a deux mille cinq cents ans. On a pourtant l’impression de marcher dans des cendres fraiches sur ses pentes.

Le tour du cratère fait presque 2 km ! Calculez son rayon 😉

Démotivés pour faire demi-tour, nous rejoindrons directement à pied le camping après 4km à travers les buissons de jeunes saules. Je récupèrerai la voiture au parking de Dimmuborgir en faisant du « stop »… Option gagnante, un rare Faucon gerfaut est posé en bord de route juste avant le parking!

Le secteur du lac Myvatn est une alternative de choix au traditionnel « triangle d’or » touristique proche de Reykjavik. A ne pas louper pour les naturalistes tout autant que les volcanologues en herbe !

Dernière tranche de voyage… Le Nord, ses elfes et ses baleines…